Auteur/autrice : LABgamerz

  • Loops of the Loom | Cécile Babiole

    Loops of the Loom | Cécile Babiole

    Cécile Babiole

    Loops of the Loom

    12 octobre 2024 → 19 janvier 2025

    Loops of the Loom
    Exposition personnelle de Cécile Babiole

    Une programmation LABgamerz
    Pour la Biennale d’Aix 

    12 octobre 2024 -19 janvier 2025
    Musée des Tapisseries, Aix-en-Provence

    Vernissage le 11 octobre, 18h avec Sur le Fil, une performance de l’artiste

    Loops of the Loom – littéralement « boucles de métier à tisser » – est une exposition de Cécile Babiole présentant un nouveau corpus d’œuvres développé pendant une résidence à LABgamerz, à Aix-en-provence, en 2023-2024. Via une recherche à la fois anthropologique et technologique sur le tissage, l’artiste propose une réflexion et une expérience contemporaine autour des pratiques à la base de la collection historique de tapisseries dans l’ancien Palais de l’Archevêché.

    En réalité, Loops of the Loom fait confluer plusieurs axes de recherche et démarches que Cécile Babiole explore depuis des années : les interactions entre genre et technique, entre technique et art, entre art plastique et art sonore, entre son et langage, entre langage et genre… Dans une boucle qui l’amène à travailler autour du tissage dans ses possibilité de traduction orale et sonore, dans son lien à l’histoire de l’algorithme, dans ses connotations sociales et notamment genrées.

    Le tissage est une des premières technologies humaines inventées vraisemblablement par des femmes dès le néolithique ; elle requiert des capacités scientifiques (arithmétique, géométrie, algorithmique) et peut être considérée comme le lointain ancêtre de l’informatique en passant par l’étape du métier Jacquard qui, finalement, n’est que la mécanisation astucieuse d’un processus bien antérieur. A partir de ces héritages et ces connexions, Babiole a commencé un travail d’exploration du tissage qui l’a amenée à croiser plusieurs champs disciplinaires et à expérimenter dans plusieurs directions.

    Avec la première série de tissages sonores qui donne le titre à l’exposition, Loops of the Loom, elle s’inspire des tissages issus des sociétés matriarcales préhistoriques ainsi que de ceux présents dans les mémoires vives magnétiques des ordinateurs des années 1955 à 1975. Ainsi, à l’aide d’un métier conçu pour ce projet, elle tisse des fils électriques capables de transmettre des signaux audio et de traduire les motifs en partitions sonores. Pour l’installation Radio TXT, elle tisse une antenne radio en câbles audio pour diffuser l’audioguide de l’exposition : une émission autour du tissage et une collecte d’anecdotes et de récits entremêlant références artistiques et histoire populaire. Pour la performance filmée Tisser la terrain de football, elle tisse un terrain de football en marchant de long en large à l’aide d’un GPS. Enfin, pour la performance Sur le Fil, conçue pour le vernissage de l’exposition, elle inspecte au microscope les fibres qui constituent ses vêtements et énumère la composition des textiles.

    Entre performance et installation, entre humour et critique sociale, entre préhistoire des techniques et archéologie des médias, le projet dévoile une approche technoféministe de ce savoir et savoir-faire souvent invisibilisé et relégué au statut de décoration.

    L’exposition Loops of the loom est imaginée et produite par LABgamerz
    Dans le cadre de la Biennale d’Aix et de Chroniques. Biennale des Imaginaires Numériques
    Avec le soutien de l’Espace Multimédia Gantner
    En partenariat avec le Musée des TapisseriesAnonymal et Radio Zinzine
    Hexalab, ESAAix – École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence.
    Remerciements à Paul Destieu, Luce Moreau et Jean-Marie Boyer.

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    Plein tarif : 4 €

    Gratuités :

    • Avec le City Pass Aix-en-Provence
    • Pour les moins de 26 ans, la presse, les demandeurs d’emploi.
    • Pour les enseignants de l’Ecole Supérieure d’art Félix Ciccolini d’Aix-en-Provence, les bénéficiaires du RSA (justificatif datant de moins de 3 mois), les bénéficiaires de l’aide sociale(CAF), minimum vieillesse et invalidité, les détenteurs de cartes en cours de validité ICOM, ICOMOS, AGCCPF (Conservateurs), carte du Ministère de la Culture (en cours de validité), carte Culture Aix-Marseille Université, carte d’invalidité, carte du CCAS d’Aix, les adhérents de l’association des Amis des Musées d’Aix, de l’association Cultures du Coeur, de l’association de la Maison des Artistes, les Guides conférenciers nationaux, internationaux et régionaux agréés
    • Entrée libre tous les 1er dimanche de chaque mois.

    En savoir plus sur Cecile Babiole : https://babiole.net/projects

    Instagram Facebook

  • Akwan (des univers) | Youmna Saba

    Akwan (des univers) | Youmna Saba

    Youmna Saba

    Akwan (des univers)

    9 novembre & 10 novembre 2024

    Akwan (des univers)
    Performance
    Un projet produit et présenté par LABgamerz
    En co-production avec le GMEM – Centre national de création musicale de Marseille Dans le cadre de la Biennale d’Aix et de Chroniques. Biennale des Imaginaires Numériques

    Samedi 9 novembre, 21h
    Dimanche 10 novembre, 14h
    Musée des tapisseriesAix-en-Provence
    Gratuit sur réservation

    Akwan (des univers) est la nouvelle création de l’artiste et compositrice Youmna Saba : une recherche sur les relations entre voix, espaces et langue arabe chantée, dans des lieux patrimoniaux à Aix-en-Provence et Marseille.

    Le long d’une résidence de recherche et création en plusieurs volets tout au long de l’année 2024, Youmna Saba a arpenté des espaces aux acoustiques péculières dans la région : la salle gothique du Musée des tapisseries et la Chapelle Venel à Aix-en-Provence et les chapelles de la Vieille Charité et du Couvent Levat à Marseille. En utilisant sa voix et son instrument, le oud, elle a exploré ces lieux patrimoniaux afin de comprendre leurs empreintes acoustiques, leurs interactions avec les différents phonèmes chantés de l’arabe et leurs effets sur les stratégies de composition.

    Dans Akwan (des univers) la voix est explorée dans sa musicalité intrinsèque et ses manifestations à travers ses accents, ses pauses, ses bruits, ses rythmes saccadés ou fluides, ses tics, ses chuchotements, ses bourdonnements, ses répétitions ; la voix comme phénomène acoustique qui est façonné par l’environnement et qui, à son tour, prend un rôle principal dans la modélisation de l’identité sonore d’un espace; pour devenir espace.

    En particulier, la recherche est basée sur la langue arabe chantée et les propriétés acoustiques de ses phonèmes, étudiés comme unités sonores qui interagissent, modulent et sont modulées par et dans différents espaces et médiums de transmission.

    Akwan (des univers) poursuit des questionnements fondamentaux dans le parcours artistique de Youmna Saba : comment se définit la voix dans des espaces acoustiques différents, comment comprendre son rôle d’agent modulable et modulant, façonnant un environnement sonore ? Les trois pôles principaux de cette recherche sont la voix, l’espace et l’instrument : la « voix comme mouvement », l’« espace comme système d’informations acoustiques » et l’« instrument comme espace ».

    Youmna Saba est musicienne, compositrice et musicologue. Sa recherche actuelle se concentre sur les relations entre la musique électroacoustique et la langue arabe chantée. Son travail s’étend sur plusieurs projets, de la composition musicale pour ses projets solos et collaborations aux expérimentations électroacoustiques avec de nouveaux dispositifs imaginés pour la voix et son instrument, le oud.

    Elle s’est produite à de nombreux festivals, dont CTM à Berlin (2022), le festival Éclat à Stuttgart, l’Akademie Der Kunst à Berlin et l’Internationales Musikinstitut à Darmstadt avec l’ensemble Neue Vocalsolisten (2021). Parmi ses autres apparitions notables figurent des performances à la Bourse de Commerce à Paris dans le cadre de l’installation de Tarek Atoui (2021), au festival Phonetics avec Stephen O’Malley (2021), et à Rewire festival (2024) pour présenter son projet solo Wishah (Touch,2023).

    Elle a également participé à de nombreuses collaborations, comme Terra Incognita avec Kamilya Jubran et Floy Krouchi (2020-2022), et à des résidences artistiques, notamment à la Cité Internationale des Arts (Paris 2020-2021) et à la Sharjah Art Foundation (2021).

    Informations pratiques
    Musée des Tapisseries
    28 Place des Martyrs de la Résistance, 13100 Aix-en-Provence
    Gratuit sur réservation

    Partenaires

    Un projet produit par LABgamerz
    En co-production avec le GMEM – Centre national de création musicale de Marseille 
    Dans le cadre de la Biennale d’Aix et de Chroniques. Biennale des Imaginaires Numériques 
    Avec le soutien de la Maison de la Musique Contemporaine 
    En partenariat avec le Musée des Tapisseries, Aix-en-Provencele Centre de la Vieille Charitédeletere et actoral

    Équipe

    Régisseuse son : Magalie Sfedj
    Régisseur lumière : Julien Dupuy
    Ingénieur son postproduction : Gaëtan Parseihian
    Documentation : Tomè Manon Cotte
    Assistante de production : Paola Ricci
    Identité visuelle : Formaboom

  • Spectres, Zombix et autres figures hantées

    Spectres, Zombix et autres figures hantées

    Spectres, Zombix et autres figures hantées

    24 mai 2024

    Le 24 mai 2024, à partir de 17h30
    Au Patio du Bois de l’Aune, 1, place Victor Schoelcher, 13090 Aix en Provence
    Entrée libre

    LABgamerz accueille les étudiant·es du Studio Temps-Réel de l’ESAAix – École supérieure d’art d’Aix-en-Provence pour une soirée de restitution après un an de recherche et création.

    Cette année, le studio s’est penché sur la figure des fantômes, zombis, spectres, pour une étude des flux et médias comme lieux d’apparition. Entre parasitage, manifestation et dérèglement, les étudiant·es proposent des œuvres et recherches qui s’activeront tout au long de la soirée.

    Le Studio Temps-Réel questionne les bouleversements esthétiques, sociaux et politiques engendrés par l’omniprésence quotidienne des nouvelles technologies. Il s’empare de la superposition des temporalités humaines et machiniques et des croisements de flux permanents, mis en évidence par l’avènement du numérique et des réseaux informatiques.

    Étudiant·es : Brume Allegrini, Rabia Aouar, Emmanuelle Bouzeid, Yann Capapé-Masera, Amaya Cascio, Shisha Djouhri, Zéphir Dulaurans, Nicolas Fleurot, Neeko Jourdan, Jaguar Martin, Maud Nivet, Vivien Perrot, Lio Rof Sanchez, Nemo Turbant

    Professeur·es : Leslie Astier, Sophie Lapalu, François Parra, Guillaume Stagnaro, Peter Sinclair

    Un projet de l’ESAAix en partenariat avec le LABgamerz

    Crédit image: Brume Allegrini, extrait du projet vidéo ERRANCE VI  (@allegrini_brume)

  • Deep Speech | Exposition et Festival

    Deep Speech | Exposition et Festival


    Deep Speech. Dialogues inter-espèces
    06.04.2024 / 05.05.2024

    Exposition
    Catherine Clover, Maëva Longvert, Oussama Tabti.

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    Horaires d’ouverture : du mercredi au dimanche de 15h à 19h
    Visites guidées : du mercredi au samedi de 10h30 à 18h sur réservation par mail
     iris.malnou@lab-gamerz.com

    Vernissage, 6 avril, 15h
    16h00 EN VOL, atelier de Maëva Longvert
    18h00 Activation collective de Wallcreeper de Catherine Clover

    Pour voir la programmation complète, rendez-vous ici

    Lips #1Deep Speech
    12.04.2024 / 14.04.2024

    Festival 
    Avec Lucille Calmel, Chœur tac-til, Kaoutar Harchi, Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós, Petra Kapš (alias OR poiesis), Marie Lechner, Pali Meursault & Thomas Tilly, Pauline Mikó, Julie Rousse, David Rothenberg, Nour Sokhon.

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    Du 12 avril au 14 avril 2024,
    à la Chapelle Venel,
    27 rue venel
    13100 Aix-en-Provence

    et au

    Parc du Val de l’Arc,
    39 Av. des Infirmeries,
    13100 Aix-en-Provence

    Prix libre

    L’atelier Chœur augmenté est accessible
    sous réservation uniquement.
    Merci nous contacter à l’adresse mail suivante : iris.malnou@lab-gamerz.com.

    Accesibilité : Bus ligne 8, arrêt Val de l’Arc

    Pour voir la programmation complète, rendez-vous ici

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    Une programmation imaginée et produite par LABgamerz dans le cadre de la Biennale d’aix.
    Avec le soutien du Flanders Arts Institute, la Maison de la musique contemporaine et  The Arab Fund for Arts and Culture
    En partenariat avec le GMEM— Centre national de création musicale, le Centre Wallonie Bruxelles, la biennale NOVA_XX, l’ESAAix-École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Actes Sud, Hexalab, π-node, Paysage endormi et Librairie Lagon Noir.

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    Graphistes : Formaboom

  • Nour Sokhon, Beirut – Berlin – Birds

    Nour Sokhon, Beirut – Berlin – Birds

    Résidence de création

    11 mars-4 avril 2024

    GMEM— Centre national de création musicale

     

    Le projet de l’artiste Nour Sokhon explore les complexités des expériences d’exil et d’émigration via une recherche sonore où les trajectoires des oiseaux migratoires deviennent une métaphore de la diaspora libanaise. Les sons du paysage sonore de sa ville natale – Beyrouth – se mélangent avec des enregistrements d’oiseaux de la ville dans laquelle elle est partie depuis deux ans : Berlin. Ces sources sonores sont composées via la manipulation et l’amplification en temps réel d’objets liés à l’expérience de l’exil, tels que les documents demandés par l’Union Européenne aux citoyen·nes Libanais·es pour entrer dans son territoire. Une démarche à la fois intime et politique qui conjugue expérience personnelle et engagement social via une expérimentation interdisciplinaire de matériaux, sons et images.

     

    Suite à une première étape de création à Athènes, dans le Théâtre Knossos, pour le festival Electric Nights organisé par Medea Electronique, l’artiste souhaite développer ce travail et concevoir une oeuvre multidimensionnelle avec projections d’images fixes ou en mouvement, un dispositif lumières, d’autres enregistrements sur le terrain et un travail performatif plus abouti. Le projet vise à incorporer d’autres niveaux de recherche, à partir des questions suivantes : comment un individu gère-t-il son identité et sa mémoire collective si la plupart des artefacts de son pays d’origine ont disparu à cause de la guerre, des catastrophes naturelles, ou des deux ? Comment les personnes en condition de migration gèrent-t-elles l’espace physique dans lequel elles se trouvent, si elles doivent abandonner les espaces qui ont englobé la plus grande partie de leur enfance ? Comment les individus d’autres cultures qui vivent en Europe gèrent-ils leurs mémoires spatiales ?…

     

    « J’ai juste peur qu’on me dise qu’il me manque des documents. Je n’en peux plus. »

    L’Orient Aujourd’hui / Par Zeina Antonios, 22 septembre 2021.

     

    « Quitter la maison ou rester a été le thème constant des conversations au cours des 4 dernières années au Liban. La vague d’émigration se répète, à l’image de ce qui s’est passé pendant la guerre civile : Berlin, Paris, Amsterdam, Dubai, Montréal… La liste des villes ne cesse de s’allonger. Lorsque la révolution du 17 octobre 2019 a commencé, de nombreuses personnes de la dias- pora libanaise sont rentrées pour rejoindre les manifestations, tandis que d’autres ont organisé des manifestations dans les villes où elles vivaient.    

    Beirut – Berlin – Birds est une improvisation en direct composée d’enregistrements sur le terrain et d’objets. Tout au long de la composition, les sons des routes de migration des oiseaux sont recréés en direct, grâce à l’utilisation d’objets et des copies des documents requis pour que les Libanais puissent entrer dans l’UE. De plus, des enregistrements d’oiseaux collectés à Beyrouth et à Berlin de 2019 à aujourd’hui, sont utilisés pour tisser la composition. Des fragments de l’environnement sonore de la ville de Beyrouth, enregistrés avant le 17 octobre 2019, sont utilisés pour dépeindre l’ambiance sonore d’un Beyrouth que nous connaissions autrefois : Beyrouth avant le début de cette nouvelle vague d’émigration. » 

    Nour Sokhon

     

     

    La performance sera présentée au festival Lips #1 — Deep Speech, à la Chapelle Venel à Aix-en-Provence, le samedi 13 avril 2024.

    Une production LABgamerz

    En partenariat avec le GMEM— Centre national de création musicale

    Avec le soutien de The Arab Fund for Arts and Culture AFAC

    Biographie

    Nour Sokhon est une artiste libanaise basée à Berlin. Sa pratique artistique est centrée sur l’exploration de différentes méthodologies de travail et de recherche, notamment des entretiens, des enregistrements sur le terrain et des interventions in situ. Sa recherche se traduit ensuite par des compositions sonores, des performances, des installations interactives et des images en mouvement. En 2014, Nour Sokhon a obtenu un diplôme aux Beaux-arts de l’Université américaine de Dubaï, et elle a poursuivi sa formation à la Glasgow School of Art (Royaume-Uni), où elle a développé son premier projet à grande échelle : People on Sound (2017). En 2019, elle a reçu le Prix pour les artistes émergeant·es au Musée Sursock au Liban pour un film intitulé Revisiting : Hold Your Breath. Elle est lauréate de la bourse en arts sonores de la Basse-Saxe et de l’Université des Beaux-Arts de Braunschweig, en Allemagne. L’artiste a exposé ses projets à Beyrouth, Dubaï, Londres, Glasgow, Paris, Hambourg, Madrid, Zurich, Hastings, Utrecht, Berlin, Zagreb, Juterbog, Sellasia, Montreal, London, India, Melbourne et Souston. Elle s’est également produite à Francfort, Berlin, Beyrouth, Dubaï, Paris, Montréal, Melbourne, Athènes, Amsterdam, Berne, et dans différents festivals tels que le Al Quoz Arts Festival (Dubai, UAE), le Other Worlds Festival (Blackpool, UK), le Network Music Festival 2020 et This Is Not Lebanon (Francfort, Allemagne) Punkt Festival 2023 (Kristiansand, Norvège), Gaudeamus Festival 2023 (Utrecht, Pays Bas) et United in Grief 2024 (Zurich, Suisse).

    Image Natalia Tsouloucha

  • Youmna Saba, Akwan (des univers)

    Youmna Saba, Akwan (des univers)

    Résidence de recherche-création

    10-17 mars 2024, Aix-en-Provence

    18-24 juin 2024, Aix-en-Provence

    21 octobre-5 novembre 2024, GMEM— Centre national de création musicale de Marseille

    09-10 novembre, présentation publique Musée des Tapisseries dans le cadre de Chroniques

    Akwan (des univers) est un projet de recherche-création en plusieurs volets pour explorer les relations entre voix et espaces acoustiques via une augmentation électronique de l’oud et une recherche sur la langue arabe chantée et ses modalités d’existence dans des architectures patrimoniales et religieuses de la ville d’Aix-en-Provence. Ce travail poursuit l’enquête de l’artiste sur les possibilités de générer des syncrétismes entre la musique arabe et l’électronique et, plus précisément, entre l’art de la qasīda (improvisation chantée de poèmes classiques arabes) et les traitements électroniques et électroacoustiques actuels.

     

    La recherche tente de répondre – via un travail dans des contextes spécifiques – à un questionnement fondamental dans le parcours artistique de Youmna Saba : « comment définir une voix » et, plus précisément, comment se définit la voix dans des espaces acoustiques différents ; comment comprendre son rôle d’agent modulable et modulant, façonnant un environnement sonore. Les trois pôles principaux de cette recherche sont la voix, l’espace et l’instrument : la « voix comme mouvement », l’« espace comme système d’informations acoustiques » et l’« instrument comme espace ». La voix est donc explorée dans sa musicalité intrinsèque et ses manifestations à travers des langues différentes, en se focalisant sur ses accents, ses pauses, ses bruits, ses timbres, ses rythmes saccadés ou fluides, ses tics, ses chuchotements, ses bourdonnements, ses répétitions ; la voix comme phénomène acoustique qui est façonné par l’environnement et qui, à son tour, prend un rôle principal dans la modélisation de l’identité sonore d’un espace. En particulier, la recherche est basée sur la langue arabe chantée et les propriétés acoustiques de ses phonèmes, étudiés comme unités sonores qui interagissent, modulent et sont modulées par et dans différents espaces et médiums de transmission. Pour Akwan (des univers), l’artiste vise à explorer des lieux patrimoniaux afin de comprendre leurs empreintes acoustiques, leurs interactions avec les différents phonèmes de l’arabe et leurs effets sur les stratégies de composition, en utilisant sa voix et son instrument : le oud.

    Cette résidence de recherche est pensée sur la longue durée pour permettre à l’artiste de développer le projet graduellement, de continuer à travailler à la composition entre les temps en présence à Aix-en-Provence et d’aboutir à une nouvelle création.

     

    Une production LABgamerz dans le cadre de la Biennale d’Aix
    Co-production GMEM – Centre national de création musicale de Marseille
    Avec le soutien de la MMC — Maison de la musique contemporaine
    En partenariat avec le Musée des tapisseries, Aix-en-Provence

     

     

    Biographie

    Youmna Saba est musicienne, compositrice, et musicologue ; titulaire d’un DEA de musicologie de l’université Antonine au Liban, sa recherche actuelle traite des relations entre la musique électroacoustique et la langue arabe chantée. Ses explorations se manifestent sur plusieurs projets : composition musicale pour son projet solo, collaborations et musiques de films, expérimentations électroacoustiques sur de nouveaux dispositifs imaginés pour la voix et son instrument, le oud. Elle s’est produite, entres autres, au festival CTM à Berlin (2022) ; au festival Éclat à Stuttgart, l’Akademie Der Kunst à Berlin et à Internationales Musikinstitut à Darmstadt avec l’ensemble NeueVocalsolisten (2021) ; à la Bourse du Commerce à Paris dans le cadre de l’installation de Tarek Atoui (2021) ; au festival Phonetics avec Stephen O’Malley (2021) ; au festival Zebrures d’Automne à Limoges ; au Gugak Center à Séoul avec Kyungso Park et Chang Jaeho. Elle fait partie de plusieurs projets de collaboration dont Terra Incognita avec Kamilya Jubran et Floy Krouchi (2020 – 2022). Elle est lauréate de la première résidence sonore du musée du Quai Branly (2022) avec son projet La Réserve des Non-Dits, une installation visible jusqu’en février 2024. Elle a participé à des résidences d’artistes à la Cité Internationale des Arts (Paris, 2020-2021) ; Sharjah Art Foundation (2021) ; Voce CNCM (2020) ; GMEM (2020) ; Césaré CNCM (2020-2021) ; Hwaeom Spiritual Music Residency (Corée du Sud, 2017) ; Sound Development City (Espagne, Maroc, 2016) ; Gyeonggi Creation Center (Corée du Sud, 2013). Son cinquième album solo est Wishah (Touch, 2023).

     

    Image UgoSiegfriedt_CTM Festival 2022

  • Pali Meursault chez Paysage endormi /2

    Pali Meursault chez Paysage endormi /2

    Nouvelles résidences d’art contemporain dans les Pays d’Aix

    11 mars-4 avril 2024

    Ouverture publique du 5 au 7 avril 2024

     

    LABgamerz ouvre une nouvelle collaboration avec l’association Paysage endormi – une association active depuis 2022 qui organise des résidences et des manifestations culturelles consacrées aux artistes émergent·es au sein de sites spécifiques, porteurs d’histoires et de traditions. Pour la deuxième édition de Paysage endormi – leur programme de résidences dans une bastide historique du Pays d’Aix – cinq artistes visuel·es et sonores sont invité·es à résider au domaine Saint-Joseph pour initier, développer ou adapter une oeuvre originale, porté·es par l’esprit du lieu et l’émulation du groupe. Dans le cadre de ce programme, LABgamerz a proposé à l’artiste sonore Pali Meursault de s’immerger dans cette ancienne maison de retraites spirituelles jésuite qui fut, dans la seconde moitié du XXe siècle, l’atelier du peintre François Aubrun au Tholonet, près d’Aix-en-Provence. En vue de la réalisation d’une installation, l’artiste Pali Meursault explorera la capacité des arbres à être utilisés comme des antennes radio. Il étudiera leur faculté à capter des manifestations électromagnétiques dans les très basses fréquences (VLF) : des phénomènes sonores liés au champ magnétique terrestre, aux orages, aux modulations de la magnétosphère, ainsi qu’à la pollution des interférences électriques générées par les présences et activités humaines environnante. LABgamerz mettra à disposition les espaces,  les moyens et les savoir-faire  de son laboratoire pour la réalisation de ce projet. La présentation aura lieu dans le cadre de l’ouverture publique de Paysage endormi /2 au Tholonet, du 5 au 7 avril 2024.

     

    Une production Paysage endormi

    En partenariat avec LABgamerz

     

    Le travail de Pali Meursault interroge les dimensions sociales et politiques de l’environnement sonore dans un sens large, qui inclut aussi la plasticité de l’inaudible : infra ou ultrasons, phénomènes électromagnétiques ou radiofréquences. Il promène ses capteurs dans des villes, des usines, sur des glaciers ou dans la forêt amazonienne. Ses dernières compositions portent sur des lieux d’activité laborieuse, font se rencontrer chants d’insectes et champs électromagnétiques, ou révèlent l’environnement sonore caché des datacenters. Il collabore régulièrement avec des musiciennes et des musiciens, performers ou cinéastes, enseigne les arts sonores à l’Université Paris 8, écrit sur la musique, les cultures sonores et le radio-art.

     

    Paysage endormi est une association à but non lucratif qui s’intéresse au dialogue de l’art contemporain et du patrimoine en région provençale. Depuis 2022, elle organise des résidences de recherche, d’expérimentation et de création au sein d’une bastide historique du Pays d’Aix : le domaine Saint-Joseph: Paysage endormi /2.

  • Workshop Locus Sonus Locus Vitæ

    Workshop Locus Sonus Locus Vitæ

    École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et faculté d’anthropologie d’Aix Marseille Université,
    au Patio du Bois de l’Aune de 9h30 à 18h30

    Lab Gamerz accueillera en février 2024 des étudiant·es de l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence et d’anthropologie d’Aix-Marseille Université pour un workshop conjoint autour de la réalisation de streamboxes perchées : des dispositifs autonomes capables de transmettre en temps réel leur environnement sonore sur internet. Ces streamboxes ont été développées dans le cadre du projet Locus Stream de Locus Sonus Vitæ, le laboratoire de recherche en art audio de l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence.

    L’objectif de ce workshop entre art et anthropologie est d’explorer les possibilités qu’offre une écoute à distance des sons qui constituent nos espaces vibratoires via un microphone placé de façon temporaire dans un endroit inaccessible. Comment cette démarche et un tel dispositif modifient-ils notre rapport au monde ? Comment une telle expérimentation interroge en retour nos pratiques habituelles ? Les participant·es au workshop apprendront à manipuler des steamboxes alimentés par batterie avec une autonomie d’environ 48 heures, à choisir l’emplacement. Ils et elles discuteront ensemble, en compagnie des encadrants, de toutes les questions que cela implique : les questions sonores, mais également de réseau de captation, les questions politiques et éthiques. Nous proposons également de prendre cette opportunité pour expérimenter des façons de « sécuriser» les microphones notamment en les suspendant en hauteur à l’aide de perches. Enfin, ce workshop propose une rencontre entre jeunes artistes et anthropologues travaillant en équipe pour inventer des approches interdisciplinaires de recherche par l’écoute.

  • Catherine Clover

    Catherine Clover

    Résidence in situ, du 11 au 15 février, réalisée dans le cadre de la Biennale d’Aix-en-Provence, avec l’aide de son assistante Clémentine Vétillard.

     

    La pratique multidisciplinaire de Catherine Clover – artiste vivant entre l’Angleterre et l’Australie – aborde la communication animale par la voix, le langage et l’interaction entre entendre/écouter, voir/lire. En utilisant des enregistrements sur le terrain, l’imagerie numérique et la parole parlée/écrite, elle explore une approche élargie du langage entre les espèces. Son travail prend plusieurs formes – textes/partitions, œuvres sonores, installations, œuvres d’art publiques, radio, performances live, lectures, promenades et livres d’artistes – et suit souvent une démarche collaborative et dialogique.

    Pendant une semaine de résidence à Aix-en-Provence, Clover se met à l’écoute des différentes espèces d’oiseaux, de leurs comportements, des interactions entre leurs voix et celles des humains.

    En parallèle à son exploration sonore, l’artiste recherche l’histoire et les mouvements des espèces locales et rencontre des associations œuvrant pour la préservation de la biodiversité dans le territoire, comme la Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les oiseaux sont des indicateurs clés de la santé environnementale d’un écosystème. Partout dans le monde, le nombre d’oiseaux diminue constamment en raison du changement climatique, qui les affecte en provoquant la perte de leurs habitats.

    Cette recherche est donc une invitation à écouter les oiseaux communs comme sujets parlants et usagers de langage, à leur reconnaître une subjectivité politique. La recherche sera formalisée en une partition-texte à grande échelle via un processus de traduction et inscription.

     

    Biographie :
    Catherine Clover est une artiste multimediale basée entre l’Angleterre et l’Australie. Depuis les années 90, son travail est exposé et performé à l’échelle internationale dans des espaces d’exposition (galeries, musées et artist run spaces) et dans l’espace public ainsi qu’à des conférences internationales, des festivals d’art multimédia ; récemment, parmi d’autres, à : Taipei National University of the Arts et Kuandu Museum of Fine Arts, Taiwan ; Hundred Years Gallery et Café Oto, Londres ; London Metropolitan University ; Moreart 2020 annual public art event, Melbourne ; Columbia Global Center, Amman, Jordanie ; McClelland Sculpture Park+Gallery Langwarrin, Victoria ; Floating Projects, Wong Chuk Hang, Hong Kong. Elle enseigne à Melbourne au Master en écriture de l’Université de Swinburne et au Master en art publique de l’Université RMIT (MA Public Art). Elle est titulaire d’un doctorat en art plastique de l’Université RMIT.

    Son site ici.

    Image Credit Matej Tomažin.

  • FLUIDSPACE

    FLUIDSPACE

    Solution Hackeuse

    Ouverture des portes – Événement de soutien

    Samedi 16 Décembre, 14h-00h
    Kalorik – 6 Impasse Delpech, Marseille

     

    Lab GAMERZ s’allie au FluidSpace pour un après-midi et une soirée d’ouverture des portes : un temps pour connaître et habiter ce lieu collectif de rencontres et de partage de savoirs et savoir-faire, feuilleter des fanzines techno féministes, découvrir des jeux vidéo queer, expérimenter ensemble via des ateliers, s’initier au circuit bending, installer des logiciels libres, assister à des performances live, danser sur des DJ sets / VJ sets en live coding… Et plein d’autres surprises. Dans la démarche d’autonomie, d’expérimentation et de mise en commun du FluidSpace, cette journée est à la fois un espace de transmission horizontale et une fête pour discuter de notre rapport aux technologies, jouer, ouvrir des objets, les réparer, en construire d’autres, hacker des systèmes, inventer des histoires, écouter, regarder et danser.

     

    Avec les membres du FluidSpace et les invité·es : Toro Toro, Rrrrrose Azerty, Velvet, Bobby Brim, 110-scipline, Micha…

     

     

    Le programme :

    [APRÈS-MIDI: 14H > 18H – Ateliers en mixité choisie: meufs, dissident.x.s du genre, queers]

    ░ Atelier Vjing/live coding Hydra en accés libre avec Demoniox

    ░ Atelier jeu musicaux/peinture sur guitard amplifiée par Rrrrrose Azerty

    ░ Atelier Crochetage ░ + Atelier surprises spécial open access par Micha et sandy

    ░ Espace circuit bending libre accès

    ░Atelier Prints (Lorca&Sandy) : impression Printer3D/traceur et dessin vectoriel avec Inkscape.

    [SOIRÉE : 19H > 00H – Performance live et djset ouvert à toutes et tous]

    ░ Velvet – électro-musichienne, emmerde le patriarcat avec ses instruments qui font beep boop > https://switch-b.itch.io

    ░ Rrrrrose – Impro harsh noise/mur de son/shoegaze > https://loyaltyfreakmusic.com

    ░ Rrrrrose Goblin Mode – Goblincore Autotransponneusewave

    ░ Bobby Brim – CrossLecture > http://bobbybrim.net/accueil

     

    DJ set avec restitution de l’atelier VJ/Livecoding

     

    ░ 110-scipline – techno groovy

    ░ Mix Demoniox – Donk- happy core- acid tecno

    ░ DJ Hétérocide

    ░ Open mix, vient passer ton son et apprendre à mixer.

     

    + toute la journée: Bibli technofeministe au coin du feu, fanzines, coin jeu queer, bar ouvert dès l’après-midi avec vin chaud !

     

     

    Entrée + adhésion au FluidSpace à prix libre.

     

     

    Le FluidSpace est un espace trans- et cyberféministe de rencontre, de jeu, d’expérimentation et de hacking. Un espace à la fois physique et relationnel, mouvant et enraciné : né en 2021 à Artagon, sur initiative de Chloé Desmoineaux, il gravite désormais à l’atelier Kalorik à la Belle de Mai et est devenu un espace collectif animé et porté par les personnes qui s’y retrouvent tous les mercredi en mixité choisie. Il réunit des personnes intéressées par le hacking, les technologies, les jeux, le féminisme intersectionnel, les pratiques collectives, la pédagogie, la science fiction…

     

    Avec le soutien du Fonds pour le Développement de la Vie Associative (FDVA).