Auteur/autrice : LABgamerz

  • PLAIN-CHAMP  |  JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    PLAIN-CHAMP | JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    SAMEDI 25 JUIN & DIMANCHE 26 JUIN 2022
    MEYRARGUES | CHEMIN DU PAS DE L’ÉTROIT | SITE DE L’ANCIEN AQUEDUC ROMAIN DE TRACONNADE
    INSTALLATION SONORE & RADIOPHONIQUE | IN-SITU | DE 15H À 20H

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 25 JUIN | À PARTIR DE 15H
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE UNE 5Úme SAISON | PARCOURS « ART CONTEMPORAIN AU PIED DE LA SAINTE-VICTOIRE »

     

     

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    Dans le cadre de la Saison ÉtĂ© de la Biennale une 5Ăšme Saison, Lab GAMERZ invite le duo d’artistes Julien CLAUSS & Emma LORIAUT Ă  Meyrargues, pour y prĂ©senter une nouvelle crĂ©ation intitulĂ©e PLAIN-CHAMP le samedi 25 et le dimanche 26 Juin. Deux journĂ©es d’écoute durant lesquelles le public est invitĂ© Ă  un voyage sonore en rĂ©-investissant les ondes du spectre hertzien et Ă  redĂ©couvrir ce site emblĂ©matique par ses qualitĂ©s de modulations acoustiques. Il est recommandĂ© au public d’emporter sur place un poste de radio portable !

     

    PLAIN-CHAMP est une installation sonore et radiophonique in-situ. Disposée dans le panorama meyrarguais, à la lisiÚre des
    espaces de la ville et du massif du LigourĂšs, territoire du Grand Site Concors Sainte-Victoire, l’installation est constituĂ©e d’une multitude de radios portatives et d’un pavillon gĂ©ant.

     

    ComposĂ©e en fonction du paysage existant, PLAIN-CHAMP s’appuie sur les anfractuositĂ©s de la roche, sur les cirques naturels créés par le relief, sur les Ă©chos et rĂ©verbĂ©rations de ces espaces, pour produire un environnement sonore discret et changeant.

     

    Une voix imbriquant des extraits de textes (Giono, Deleuze, Salmona…) nous parviennent au proche et en continu dans les radios, tandis qu’une Ă©tendue sonore s’amplifie imperceptiblement et recouvre petit-Ă -petit ces sources plus intimes pour s’arrĂȘter subitement.

     

    Le dispositif joue des diffĂ©rences d’échelles et de perspectives, tout en rĂ©vĂ©lant le paysage en creux, le soulignant autant par la prĂ©sence des sons remplissant l’espace d’écoute que par leur disparition. Évoluant de maniĂšre cyclique, cette nouvelle crĂ©ation invite le public Ă  dĂ©ambuler ou s’installer confortablement dans cette bulle de sons pendant quelques minutes ou plusieurs heures, pour porter un regard et une oreille sensibles sur les singularitĂ©s de cet environnement.

     

    Le projet PLAIN-CHAMP est issu du programme de résidence au Lab GAMERZ.

     

    Installation

     

     


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    REGARDER PLAIN-CHAMP : UN REPORTAGE ANONYMAL TV

     

    INFOS PRATIQUES | ACCUEIL | RECOMMANDATIONS :

     

    Entrée libre
    Chemin du Pas de l’Étroit
    Site de l’ancien Aqueduc Romain de Traconnade – 13650 MEYRARGUES
    Coordonnées GPS : 43.6338703868386, 5.533744483764872
    Stationnement & Point d’accueil : Parking du cimetiùre de Meyrargues

     

    Boissons fraĂźches & artisanales par les boissons Soiffe !
    Les organisateurs mettent Ă  disposition du public des postes radios en Ă©change d’une piĂšce d’identitĂ© dans la limite du matĂ©riel disponible.

     

    L’installation PLAIN-CHAMP est un dispositif sonore & radiophonique, il est recommandĂ© de se munir d’un poste radio pour assister aux sĂ©ances d’écoute du 25 & 26 juin 2022.
    Le public est invité à emporter coussins & couvertures, eau et protection solaire.
    Sur place, chacun est responsable de sa sécurité.
    Les parents sont responsables de leurs enfants.
    Tout le monde est priĂ© de respecter les lieux empruntĂ©s ainsi que le confort d’écoute.
    Au vue du risque incendie, il est strictement interdit de fumer.

     

     

    À PROPOS DE JULIEN CLAUSS

     

    cycliq.org.
    108mhz.wordpress.com.
    beyondtheunset.bandcamp.com.

     

    Julien Clauss (1974), vit en IsĂšre. Il a Ă©tudiĂ© la musique et la mĂ©canique physique (mĂ©canique des fluides, thermodynamique, acoustique, algorithmique). Depuis 2001, il oeuvre dans le champ des arts et mĂ©dias, oĂč il rĂ©alise des piĂšces sonores, des sculptures, des installations et des dispositifs radiophoniques. Il a créé les installations audio-tactiles Pause et Stimuline avec Lynn Pook, a assistĂ© Pierre Henry de 2001 Ă  2007 lors de ses concerts et a fait partie du laboratoire d’art audio Locus Sonus de 2007 Ă  2012. Il a co-organisĂ© les rencontres d’art en marche Laissez le Passage Libre de 2009 Ă  2012, et les rencontres pluridisciplinaires Point Org en 2017.
    Sous les titres génériques Bulles et Modulation, il organise des événements de musique expérimentale spatialisée et radiophonique dans des lieux atypiques : sites en montagne, pont autoroutier, lac, terrain de foot

    L’idĂ©e chĂšre Ă  J.G.Ballard de crĂ©er des rĂ©alitĂ©s dans un monde saturĂ© de fictions se manifeste dans son travail sous formes de dĂ©rĂ©alisations : les oeuvres crĂ©ent ou dĂ©placent des usages pour faire apparaĂźtre chez le visiteur de nouvelles rĂ©alitĂ©s, non dĂ©crĂ©tĂ©es mais concrĂštement vĂ©cues. Ses productions s’inscrivent spĂ©cifiquement dans leur contexte social, gĂ©ographique ou architectural afin de le manipuler (Isotropie de l’ellipse tore, Toposone, Insulation, Walk in Music, Salle de brouillage, 
).
    Son approche sonore, abstraite et matiĂ©riste, le situe Ă  l’intersection de la musique rĂ©pĂ©titive et des musiques Ă©lectroniques minimalistes ou bruitistes. Depuis 2013, il compose principalement sur synthĂ©tiseurs analogiques modulaires.
    Son travail est rĂ©guliĂšrement prĂ©sentĂ© dans des centres d’art, des galeries et des festivals en Europe, au Canada et en Asie.

     

    À PROPOS D’EMMA LORIAUT

     

    vehicule-lent.org.
    108mhz.wordpress.com.
    emmaloriautjulienclauss.bandcamp.com.

     

    Emma Loriaut (1984) réside dans un petit village du TriÚves.
    De formation pluridisciplinaire, son parcours professionnel dĂ©bute en 2004 : interprĂšte pour des compagnies de danse et/ou théùtre (Cie Kirsten Debrock, Cie El Yamni, 
) et pour diffĂ©rents projets performatifs (Enna Chaton, Jennifer Lacey, 
) ou en milieu urbain (Willi Dorner, 
), elle est aussi assistante Ă  la mise en scĂšne d’opĂ©ras pour le Théùtre Alibi en 2010, et pour le Primesautier Théùtre en 2011. En parallĂšle, elle performe au sein du rĂ©seau Hors Lits dont elle importe et organise les Ă©vĂ©nements Ă  Marseille de 2009 Ă  2011.
    Depuis 2013, elle organise annuellement Modulation avec Julien Clauss, bivouac radiophonique de 24h, invitĂ© en 2022 pour Esch-Luxemburg Capitale de la Culture. De 2013 Ă  2016, elle est responsable des actions culturelles de la BibliothĂšque Municipale d’Eourres, et donne des ateliers autour du mouvement et de la voix. Son travail artistique se tourne alors vers l’expĂ©rimentation de formes parlĂ©es et radiophoniques, dont naĂźt en 2015 On entend lire jusqu’au bout
 marathon littĂ©raire, culinaire et radiophonique. En 2017, elle co-organise les rencontres pluridisciplinaires .ORG
    Elle commence ensuite un cycle de collaborations sur la notion d’invisible (Scannographie du ciel profond ; RĂ©version ; Achondrite Type H6 ; Salle de Brouillage 
), prenant la forme de sculptures, d’installations, d’écrits poĂ©tiques ou de performances. En 2022, elle met en scĂšne l’opĂ©ra A Flauta Incantata, adaptation en langue corse de La FlĂ»te EnchantĂ©e de Mozart.
    Les travaux d’Emma sont tournĂ©s vers des questions d’inscription dans le rĂ©el et de dĂ©rĂ©alisation, faisant apparaĂźtre de maniĂšre sensible mais insaisissable des prĂ©sences auratiques au sein des dispositifs qu’elle construit. Elle tente de crĂ©er des situations et des agencements dont le but inatteignable est peut-ĂȘtre celui de rĂ©ussir Ă  suspendre le temps en travaillant l’espace.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

  • Nicolas Montgermont

    Nicolas Montgermont

    RĂ©sidence de dĂ©veloppement « ENCAGEMENT » – Juin 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ, Labomédia, avec le soutien de la Région Sud, dispositif Carte Blanche aux Arts Visuels 2021

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant le mois de juin l’artiste Nicolas Montgermont pour y dĂ©velopper un nouveau projet d’installation intitulĂ©e « Encagement ». Encagement est un espace vide de toute tĂ©lĂ©communication, une zone blanche qui s’inspire des mĂ©thodes de protection des personnes Ă©lectro-sensibles pour crĂ©er une « bulle » prĂ©servĂ©e. En s’appuyant sur la technique de la cage de Faraday, l’application d’un grillage spĂ©cifique sur l’ensemble des murs de l’espace d’exposition permet d’empĂȘcher l’intrusion des tĂ©lĂ©communications qui utilisent les ondes radios. Les tĂ©lĂ©phones portables perdent le contact avec les antennes relais de leurs opĂ©rateurs tĂ©lĂ©phoniques et deviennent des terminaux informatiques isolĂ©s : plus d’appels tĂ©lĂ©phoniques, de SMS, de notifications ni de connexion Internet.

     

    EmpĂȘcher cette connexion permanente permet de se libĂ©rer des toxicitĂ©s liĂ©es Ă  l’utilisation de ces technologies : FOMO, stress, inattention
 Le design addictif des applications qui pousse Ă  consulter frĂ©quemment son tĂ©lĂ©phone est mis en Ă©chec.
    Nous sommes Ă©galement libĂ©ré·es des envois non dĂ©sirĂ©s des sons et images captĂ©s par le notre tĂ©lĂ©phone Ă  notre insu : les micros ouverts de Siri ou de OK Google qui transfĂšrent en permanence des sons, par erreur ou Ă  dessein, sur les serveurs des GAFAM; le partages d’informations sur notre localisation et nos activitĂ©s rĂ©alisĂ©es par des applications intrusives ; les espionnages par les institutions ou les gouvernements. Encagement garantit une « safe zone radio » collective, un espace de confiance qui nous affranchit de la possibilitĂ© d’ĂȘtre espionné·es.

     

     

    À propos de Nicolas Montgermont :
    https://nimon.org/

     

    Nicolas montgermont est un artiste sonore et radio qui explore la physicalité des ondes sous ses différentes formes.

    Depuis plus de 15 ans, il conçoit des dispositifs artistiques qui explorent l’essence poĂ©tique des ondes : rĂ©sonance dans un volume, vibration des matiĂšres, richesse des paysages radio invisibles, musicalitĂ© des interfĂ©rences, sculpture d’antenne, territoire d’écoute et d’émission… et dĂ©veloppe en ce moment un travail sur les liens entre radio-art et politique.

     

    Il rĂ©alise des performances sonores, des installations, des disques et des compositions, seul ou en collaboration (chdh, Art of Failure, Cécile Beau, RYBN, Pali Meursault …) et participe Ă  plusieurs collectifs de crĂ©ation sonore et radiophonique (∏node, Yi King Operators, les Sons FĂ©dĂ©rĂ©s, Jef Klak, l’Acentrale). Ses projets sont montrés dans de nombreux centres d’arts, musĂ©es, salles de concerts et lieux autogĂ©rĂ©s en Europe et ailleurs.

    Il enseigne la crĂ©ation sonore et multimĂ©dia Ă  l’ENS Louis LumiĂšre et Ă  l’universitĂ© Paris 8.

     

     

  • RADIO FISCHLI WEISS  |  COLLECTIF Π-NODE

    RADIO FISCHLI WEISS | COLLECTIF Π-NODE

    DU VENDREDI 15 AVRIL AU 14 MAI 2022
    GALERIE DES GRANDS BAINS DOUCHES DE LA PLAINE | MARSEILLE
    EXPOSITION | PERFORMANCES | RADIO & CONCERT

     

    Une exposition produite par OTTO-Prod en partenariat avec Art-Cade, M2F Créations | Lab GAMERZ et le GMEM

     

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    VERNISSAGE : JEUDI 14 AVRIL | À PARTIR DE 18h30 | ENTRÉE LIBRE

     

    OTTO-Prod invite le collectif Π-Node Ă  Marseille, pour y adapter et prĂ©senter l’oeuvre collective « Radio Fischli Weiss ».
    Avec Radio Fischli Weiss (travail initiĂ© en 2015 Ă  la Labomedia d’OrlĂ©ans), Π-Node fait Ă©cho au chef-d’oeuvre de Peter Fischli et David Weiss ”Le cours des choses” (Der Lauf der Dinge, 1987), film faussement plan-sĂ©quence oĂč, une chose en entraĂźnant une autre, un premier Ă©vĂ©nement engendre une rĂ©action en chaĂźne, Ă  la maniĂšre des dominos qui chutent les uns aprĂšs les autres. En appliquant ce principe Ă  la transmission du son, par voies lumineuses, aqueuses, mĂ©caniques ou hertziennes Ă  l’échelle de la salle d’exposition, l’oeuvre collective de Π-Node permet d’observer le parcours de l’information de modules en modules et d’entendre la dĂ©tĂ©rioration du son au fur et Ă  mesure de son dĂ©placement dans l’espace.

     

    SOIRÉE CONCERT À L’EMBOBINEUSE | VENDREDI 15 AVRIL | À PARTIR DE 21h

     

    À l’occasion de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », les membres du collectif Π-node investissent
    L’Embobineuse avec nombre de projets parallĂšles pour une soirĂ©e de performances mĂȘlant synthĂ©tiseurs
    modulaires, musique ubérisée, concerts de rythmiques bruitistes, sonorisations de disques durs et
    improvisations à la guitare. La soirée sera diffusée en direct dans les micros ouverts du comptoir radio.
    Avec Æther Varia (Nicolas Montgermont) I beyond the unset (Julien Clauss) I Micro-Taskers (HeidyX, Pali M
    et Julie Desk) I Erik Minkkinen I OOTIL (Yann Leguay) I Valentina Vuksic.

     

    SOIRÉE RADIO À DATA | SAMEDI 16 AVRIL | À PARTIR DE 18h

     

    Pour le dernier volet du triptyque d’évĂ©nements autour de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », prĂ©sentĂ©e par
    OTTO-Prod à la galerie des grands bains-douches la plaine, Π-node installe un plateau radio à Data pour y
    présenter des formes expérimentales, improvisées et collaboratives. Le plateau ouvrira ses micros pour une
    soirĂ©e parsemĂ©e d’interventions et interfĂ©rences lives, accueillant pĂšle mĂȘle feedbacks de streams, mixes
    de flux radios, synthĂšse vocale et granulaire.

     

    ARCHIVES VIDEO :

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (1) – Voix féminine from Pauline Node on Vimeo.

     

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (2) – Voix masculine from Pauline Node on Vimeo.

     

     

    Exposition

     

     

    Feuille de salle

     

    Parcours du son Ă  travers les modules :

     

    « Mes oscillations alimentent un Ă©lectroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimĂštres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme Ă©lectrique.

     

    Je bifurque dans la cabine des bains-douches. Je suis propulsĂ© par une enceinte subaquatique dans l’eau du bain. Un hydrophone reconvertit mes ondes aquatiques en signal Ă©lectrique.

     

    J’arrive comme signal acoustique et rentre dans une diode Ă©lectroluminescente, et lĂ  j’alterne un grand nombre de fois entre allumĂ© et Ă©teint. Dans la LED, je clignote autant de fois qu’il me faut pour arriver de l’autre cotĂ©. Je parcours deux centimĂštres sans fil dans l’air avant d’ĂȘtre captĂ© par un panneau solaire et je continue mon parcours.

     

    Je monte le long du mur dans un cĂąble torsadĂ© monobrin puis je suis la forme de la pillotine. Je rayonne alors dans l’air et palpite sous forme d’énergie magnĂ©tique dans toutes les directions Ă  la vitesse de la lumiĂšre. Je m’enchevĂȘtre entre les deux blocs de pierre en m’enroulant sur moi-mĂȘme une vingtaine de fois et par induction, je pĂ©nĂštre dans le cĂąble et rejoins la console de mixage.

     

    Je pĂ©nĂštre dans un modulateur RF, me transforme en signal Ultra Haute frĂ©quence, et, Ă  travers un cĂąble coaxial, je suis dirigĂ© vers un amplificateur de signal, qui me propulse dans l’éther via une antenne Ă  boucle magnĂ©tique sur la bande porteuse 549.75 MHz, Bande L, canal 30. Je suis rĂ©ceptionnĂ© par une antenne UHF qui m’envoie vers un poste de tĂ©lĂ©vision. Je sors par une prise pĂ©ritel Ă©clatĂ©e.

     

    Je transite par un cĂąble XLR dĂ©nudĂ© Ă  son extrĂ©mitĂ©. Le cuivre du cĂąble est mis en contact avec un amas de graphite. J’évolue au hasard dans le noir minĂ©ral des atomes de carbone. Je trouve une sortie dans ce labyrinthe et m’engouffre dans un fil de cuivre.

     

    Je passe dans un amplificateur qui augmente mon niveau, puis Ă  travers deux bobines de cuivre. Ma tension fluctue. J’alimente une ampoule fluorescente. Je deviens lumiĂšre. Je suis captĂ©e par un panneau solaire qui me retransforme en pulsations audio.

     

    Un fil Ă©lectrique m’emmĂšne Ă  un transducteur Ă©lectrodynamique fixĂ© sur une pierre. Je passe du transducteur Ă  la pierre par simple contact. Je me propage maintenant sous forme de vibration dans la matiĂšre, gĂ©nĂ©rant une oscillation des atomes autour de leur position d’équilibre. Je circule de proche en proche Ă  la vitesse de 2500 mĂštres par seconde dans ce rĂ©seau cristallin. Un microphone de contact perçoit ma vibration de l’autre cotĂ© de la pierre et me transforme en courant Ă©lectrique.

     

    GrĂące Ă  un mini haut-parleur placĂ© Ă  l’intĂ©rieur d’une boite de conserve je fais vibrer une ficelle en tension, une ficelle toute simple en chanvre sur laquelle je m’élance vers une seconde boite mĂ©tallique. Un micro contact placĂ© Ă  l’intĂ©rieur recueille les vibrations et je redeviens sinusoĂŻde Ă©lectrique.

     

    Je pĂ©nĂštre dans un ordinateur, je suis numĂ©risĂ© au format 8 bits et encodĂ© en une multitude de pixel suivant une organisation trĂšs prĂ©cise, Je deviens QR code et m’affiche sur un Ă©cran 40 fois par seconde. Un ordinateur muni d’une webcam me refilme et me rĂ©encode en son.

     

    Je rentre dans une bobine de cuivre qui induit un champ magnétique excitant une corde de basse en Ré à environ 130 Hz, ma vibration est captée par un micro de guitare électrique.

     

    Je suis conduit vers un ordinateur. Je suis transformĂ© en caractĂšres ASCII de maniĂšre Ă  ĂȘtre encodĂ© par Minimodem. Je voyage Ă  prĂ©sent sous la forme de donnĂ©es numĂ©riques audio. Un cĂąble m’achemine jusqu’à un autre ordinateur. Ici, minimodem me dĂ©code : je dĂ©file Ă  l’écran en caractĂšres ASCII et suis renvoyĂ© Ă  la sortie audio.

     

    Je m’introduis dans un micro contact inversĂ©, qui devient haut-parleur. À cet instant, mes vibrations sont transmises depuis le piĂ©zo Ă  la plaque de cuivre, sur laquelle est soudĂ© le circuit Ă©lectronique d’un Ă©metteur mini-FM Kogawa. Le circuit me module sur la frĂ©quence 88.1 MHz. Je m’élance jusqu’à un poste radio.

     

    Mes modulations font varier la vitesse de trois moteurs Ă©lectriques Ă©quipĂ©s de fils. Les rotations fouettent deux cordes de basse fixĂ©es sur une guitare artisanale. Un piĂ©zo capte les vibrations produites par l’ensemble.

     

    Je serpente quelques mĂštres au sol Ă  travers un cĂąble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionnĂ© sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rĂ©tablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre.
    Mes oscillations alimentent un Ă©lectroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimĂštres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme Ă©lectrique.

     

    Je suis indexĂ© en temps rĂ©el en millions de paramĂštres chiffrĂ©s, dans un rĂ©seau de neurones artificiels, pour ĂȘtre analysĂ© sĂ©mantiquement dans un micro-calculateur. LĂ , un synthĂ©tiseur vocal me traduit en mots, et je me dirige vers une console de mixage.

     

    Je serpente quelques mĂštres au sol Ă  travers un cĂąble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionnĂ© sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rĂ©tablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre. »

  • FÉLIX BLUME  |  Exposition monographique

    FÉLIX BLUME | Exposition monographique

    DU SAMEDI 26 MARS AU 15 MAI 2022
    MUSÉE DES TAPISSERIES | AIX-EN-PROVENCE
    EXPOSITION | PROJECTION | RENCONTRE

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 26 MARS | À PARTIR DE 18h30 | OUVERTURE JUSQU’À 22H
    WEEK-END INAUGURAL DE LA BIENNALE SAMEDI 26 & DIMANCHE 27 MARS | ENTRÉE LIBRE
    NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES | SAMEDI 14 MAI | 19h À MINUIT | ENTRÉE LIBRE

     

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    Pour l’inauguration de la Biennale « Une 5Ăšme Saison », M2F CrĂ©ations | Lab GAMERZ consacre une exposition Ă  l’artiste FĂ©lix Blume.
    IngĂ©nieur sonore et preneur de son pour le cinĂ©ma, FĂ©lix Blume dĂ©veloppe un travail centrĂ© sur l’écoute, qui nous invite Ă  transformer notre perception de l’environnement par le biais du son.

     

    Pour cette saison de printemps, l’exposition rassemble au MusĂ©e des Tapisseries, l’installation « Essaim », issue des rĂ©sidences du Lab GAMERZ en coproduction avec D.D.A. Contemporary Art ainsi que la sĂ©rie de vidĂ©os « Son seul » rĂ©alisĂ©e tout autour du monde depuis ces dix derniĂšres annĂ©es.

     

    Avec l’Ɠuvre « Essaim », les voix de 250 abeilles s’entremĂȘlent dans l’espace pour recomposer l’expĂ©rience sonore et immersive d’une colonie en plein vol. La sĂ©rie « Son seul » se compose de trente cinq films courts, donnant Ă  voir et Ă  entendre les situations de « chasses aux sons » auxquelles FĂ©lix Blume se livre lors de diffĂ©rents tournages.

     

    Cette exposition nous invite Ă  une exploration de tous ces paysages sonores, Ă  l’écoute des voix qui les composent, au-delĂ  des mots.

     

    Exposition

     

     

    INTENTIONS CURATORIALES :

     

    La sĂ©lection d’Ɠuvres de FĂ©lix Blume rĂ©unies dans l’exposition au MusĂ©e des Tapisseries (la sĂ©rie de vidĂ©os Son seul / Wildtrack, l’installation sonore Essaim) et Ă  l’École d’Art d’Aix-en-Provence (la projection du film Curupira, bĂȘte des bois) rĂ©pond Ă  la volontĂ© d’emmener les regardeurs vers l’expertise singuliĂšre que l’artiste nous propose du son, de faire glisser le regard vers l’écoute et inversement, d’attirer enfin l’attention vers le contrat sensible « audio-vision » posĂ© par Michel Chion dans les annĂ©es 90 : on ne voit pas la mĂȘme chose quand on entend, on n’entend pas la mĂȘme chose quand on voit.1

     

    Dans la sĂ©rie de vidĂ©os Son seul / Wildtrack, les trente-cinq plans cinĂ©matographiques fixes et brefs offrent en premier lieu un environnement que l’on se hĂąte d’observer, dans lequel l’Ɠil se promĂšne et projette son imagination. Ces scĂšnes filmĂ©es tout autour du monde sont autant de contextes de tournages desquels FĂ©lix Blume – alors preneur de son – se dĂ©tourne et qu’il se rĂ©approprie, afin de travailler sur ses captations et alimenter une rĂ©serve de matiĂšre sonore, de « sons seuls » (ou wildtracks).
    Nous nous installons dans la scĂšne : un arbre sur fond de ciel bleu, des pĂȘcheurs Ă  un quai, un carrefour urbain, des enfants jouent au cerceau avec des pneus. Le son, cependant, n’est pas celui ambiant de la scĂšne entiĂšre ; il semble ĂȘtre comme hors-champ, son volume et son intimitĂ© interrogent le large cadrage de l’image, et un dĂ©calage inhabituel entre audio et vision se crĂ©e dans notre cerveau bien Ă©duquĂ© par le cinĂ©ma. C’est l’irruption de l’artiste et le cheminement de sa perche, outil enregistreur que l’Ɠil suit dans le cadre, qui oriente notre Ă©coute et nous permet d’accĂ©der Ă  une approche alternative de la scĂšne comme parcourue Ă  la ‘loupe auditive’. Nous sommes dĂšs lors Ă©quipĂ©s de l’ouĂŻe fine technologique, d’une perception surhumaine, de l’oreille exacerbĂ©e et concentrĂ©e du micro. L’équipement prolonge le corps de l’artiste tout en l’affranchissant du contexte sonore ambiant, l’esseulant dans sa quĂȘte Ă  la finalitĂ© prĂ©cise et inconnue du spectateur ; un dĂ©tail de l’environnement est ainsi valorisĂ© par son identitĂ© sonore, extraite physiquement de son milieu et proposĂ©e Ă  l’écoute. En jouant ces saynĂštes insolites, de l’ordre de la performance oĂč le corps entre en jeu, de la composition tendant au sculptural par l’élaboration de stratagĂšmes ingĂ©nieux et parfois pĂ©rilleux, il nous fait prendre en considĂ©ration ce dĂ©tail, et apprĂ©cier pleinement sa prĂ©sence.

     

    Un soin identique de la singularitĂ© au sein d’un ensemble est notable lorsqu’il enregistre une abeille seule, prĂ©levĂ©e pour un court instant de son environnement systĂ©mique et de sa communautĂ© biologique. Chacune des nombreuses « abeilles » composant l’essaim de
    l’installation du mĂȘme nom bourdonne de sa « voix » propre, chante son phrasĂ© et rĂąle de tout son corps d’ĂȘtre coupĂ©e dans sa course aux fleurs et sa courte vie pour nous ĂȘtre prĂ©sentĂ©e. En ajoutant ses multiples individualitĂ©s, Essaim reconstitue ainsi le son ambiant d’une colonie d’abeilles en plein vol, dont nous aurions le rĂ©flexe de croire qu’elle n’a qu’une voix unanime. L’insecte eusocial n’a en vĂ©ritĂ© pas de « voix » : le battement de ses ailes et la rĂ©sonance dans son thorax provoquent en revanche le bourdonnement, qui pour nous devient langage, signal, chant, lorsque la frĂ©quence du battement en modifie le son et l’accĂ©lĂšre ou l’aggrave, traduisant un Ă©tat d’excitation, de calme ou d’anxiĂ©tĂ©. C’est cette physicalitĂ© du son comme vibration qui pousse Ă  l’analogie techno-organique entre la membrane du module « abeille » de l’installation (composĂ© d’un haut-parleur et d’un circuit Ă©lectronique) et le corps vibrant de l’animal enregistré ; nous sommes face Ă  l’un comme Ă  l’autre dans une vĂ©ritable altĂ©ritĂ©, et notre Ă©tonnement reste intact.

     

    L’ensemble proposĂ© est un espace pĂ©nĂ©trable, contrairement Ă  un essaim d’abeilles en plein vol ; nous accĂ©dons ainsi Ă  l’intimitĂ© de la colonie, et fantasmons Ă  devenir ‘abeille’ parmi les abeilles, Ă  l’écoute des informations vibratoires de notre nouvelle espĂšce.

     

    Avec Essaim, comme dans Son seul / Wildtrack, l’artiste une fois de plus « s’adonne Ă  documenter le patrimoine sonore de la nature et du monde »2 , parcellant phoniquement un environnement et le rĂ©assemblant en un paysage sonore.

     

    1 FrĂ©dĂ©ric Dallaire, 2008, Ă  propos de Michel Chion, L’audio-vision, Nathan, 1990
    2 FĂ©lix Blume dans L’usage sonore du monde, Entretien avec FĂ©lix Blume et Sophie Berger, par CĂ©line Develay Mazurelle, Rfi, 2021

     

    INFOS PRATIQUES :

     

    Entrée libre dans le cadre du week-end inaugural de la « Biennale une 5Úme Saison » le samedi 26 et dimanche 27 mars 2022
    Entrée libre dans le cadre de la Nuit des Musées le dimanche 15 mai
    L’ensemble de la programmation liĂ©e Ă  l’exposition est susceptible d’ĂȘtre modifiĂ© en fonction de l’évolution des contraintes sanitaires.
    > MUSÉE DES TAPISSERIES
    28 place des Martyrs de la RĂ©sistance – 13100 Aix-en-Provence – TĂ©l. : 04 88 71 74 75 – Parking : Rotonde, Pasteur
    Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12h30 et de 13h30 à 17h00 et à partir du 15 avril de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.
    TARIFS :
    > Tarif normal: 3,70 €
    > gratuit chaque 1er dimanche du mois
    > gratuit sous condition et prĂ©sentation d’un justificatif
    > gratuit jusqu’à 26 ans
    > Adhérent au dispositif: City Pass aix-en-provence
    > Visite commentĂ©e (droit d’entrĂ©e inclus) 5€30 uniquement sur rĂ©servation.
    > Différentes actions de médiations, scolaires et hors temps scolaire, sont proposées
    dans le musée.
    Uniquement sur réservation.
    Renseignements et inscription: 04 42 91 88 74 ou animationpavillon@mairie-aixenprovence.fr.
    aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries facebook / instagram : Les MusĂ©es d’Aix

     

    MERCREDI 30 MARS, À 17H | ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE FÉLIX CICCOLINI
    CURUPIRA, BÊTE DES BOIS | UN FILM DE FÉLIX BLUME | PROJECTION & RENCONTRE
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE « UNE 5ÈME SAISON »

     

    Curupira-félix-blume-M2F Créations-Lab GAMERZ-Ecole supérieure d'art Félix Ciccolini-Aix-en-Provence-projection-rencontre

     

    Amphithéùtre de l’École supĂ©rieure d’art FĂ©lix Ciccolini
    Application des rĂšgles sanitaires en vigueur

     

    CURUPIRA, BĂȘte des bois | France | 2018 | 35 minutes | HD |

     

    Au cƓur de l’Amazonie, les habitants de Tauary nous invitent Ă  Ă©couter les sons de leur forĂȘt, avec ses oiseaux et ses animaux. Certains sons Ă©tranges apparaissent pourtant : une crĂ©ature rĂŽde entre les arbres. Parmi ceux qui l’ont dĂ©jĂ  entendue, trĂšs peu l’ont vue, et ceux qui l’ont rencontrĂ©e n’en sont jamais revenus. Elle charme, elle enchante, elle rend fou, elle emmĂšne les gens, elle les pousse Ă  se perdre : chacun la raconte Ă  sa maniĂšre et tente de dĂ©crypter ses appels. Curupira, bĂȘte des bois nous emmĂšne Ă  la recherche de cet ĂȘtre : une rĂ©flexion sur les mythes et sur leur place dans le monde contemporain, un thriller sonore en pleine jungle.

     

    À PROPOS DE FÉLIX BLUME

     

    Félix Blume (France, 1984) est artiste sonore et ingénieur du son. Il vit actuellement entre le Mexique, le Brésil et la France.
    Il façonne le son comme une matiĂšre pour crĂ©er ses piĂšces sonores, ses vidĂ©os, ses actions ou installations. Son travail, centrĂ© sur l’écoute, nous invite Ă  transformer notre perception de l’environnement. Il utilise l’espace public tant comme lieu d’expĂ©rimentation que comme lieu de prĂ©sentation de ses projets, effectuĂ©s souvent en collaboration avec des groupes de personnes. Il est intĂ©ressĂ© par les mythes et l’interprĂ©tation contemporaine que l’on peut en faire, par le dialogue entre les humains et le contexte – naturel ou urbain – qu’ils habitent, par ce que les voix nous racontent, au-delĂ  des mots.

     

    Ses piĂšces sonores ont Ă©tĂ© diffusĂ©es par des radios du monde entier. Il a reçu le prix du “Paysage sonore” pour sa piĂšce vidĂ©o-sonore Curupira, bĂȘte des bois (2018) et le prix “Pierre Schaeffer” pour son travail Les Cris de Mexico (2015) au festival Phonurgia Nova Awards.
    Il a participé à de nombreux festivals et expositions tels que LOOP Barcelona (2015), CCCB Barcelona (2015), Tsonami Arte Sonoro Chile (2015, 2018), Fonoteca Nacional Mexico (2016), Ex Teresa Mexico (2016, 2018), CENTEX Chile (2017), CTM Berlin (2017), Belluard Festival (2018), Arts Santa Monica Barcelona (2018), la Biennale de Thaïlande (2018) et la Berlinale (2019) entre autres.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

     

  • PUISSANCE  |  2022

    PUISSANCE | 2022

    SORTIE DE RÉSIDENCE | RENCONTRE AVEC L’ARTISTE GRÉGOIRE LAUVIN
    DU JEUDI 27 JANVIER AU SAMEDI 5 FÉVRIER 2022 | MAC Arteum, Chateauneuf-le-Rouge
    Vernissage le MERCREDI 26 JANVIER 2022 Ă  17h en prĂ©sence de l’artiste.
    PrĂ©sentation du projet et rencontre avec l’artiste Ă  partir de 18h30 : toutes les 20 minutes par groupes de 10 personnes.
     

    « Puissance » interroge nos utopies productivistes passĂ©es et nos rĂȘves de richesses dĂ©matĂ©rialisĂ©es par un jeu absurde et poĂ©tique de transformation alchimique, dont le travail est finalement la matiĂšre transmutĂ©e.

    Le projet « Puissance » explore une relation entre Ă©nergie, travail et production de richesse virtuelle. Une machinerie complexe mĂ©lange informatique et mĂ©canique dans une installation spatiale et sonore. Cette machine « mine » une monnaie virtuelle, la chaleur produite est transformĂ©e en travail mĂ©canique et met en mouvement une minuscule boĂźte Ă  musique jouant un chant de lutte que l’on finit par identifier comme l’Internationale.

    PensĂ©e sur un principe de rĂ©action en chaĂźne, « Puissance » met en jeu une archĂ©ologie des mĂ©dias qui retrace l’histoire de l’informatique et une pratique critique de la technologie. Sa forme fait appel au vocabulaire des arts et technologies dans lequel GrĂ©goire Lauvin Ă©volue depuis prĂšs de vingt ans.

     

    MAC ARTEUM – MusĂ©e d’art contemporain – Ouverture du MusĂ©e du mercredi au samedi, de 14h Ă  18h.
    Le ChĂąteau, 2Ăšme Ă©tage de l’hĂŽtel de ville,
    13790 ChĂąteauneuf-le-Rouge – www.mac-arteum.com – mac.arteum@gmail.com – TĂ©l : 04.84.47.06.40

    Accueil du public dans le respect des rĂšgles sanitaires en vigueur.
    « Puissance » est un projet artistique produit dans le cadre des résidences du Lab GAMERZ à Aix-en-Provence,
    ayant reçu le soutien de la Région Sud.

     

     

    PUISSANCE

     

  • Driss Aroussi

    Driss Aroussi

    RĂ©sidence de recherche – Janvier – FĂ©vrier – Mars 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ,

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant les mois de janvier, fĂ©vrier et mars l’artiste Driss Aroussi dans le cadre d’une rĂ©sidence de recherche. Ici la tentative est de fabriquer un appareil pour Ă©laborer des images multiples. Cette proposition consiste en un assemblage de machines posant ainsi la question des formes de rĂ©alisation et de production de la photographie.
    Dans ce projet, Driss Aroussi propose l’association entre un stĂ©nopĂ© – dispositif archaĂŻque de production d’images issues du rĂ©el – et un fax-tĂ©lĂ©copieur – appareil de reproduction moderne et obsolĂšte. Le stĂ©nopĂ© laisse passer la lumiĂšre pour nous permettre de saisir une image sur un support photo-sensible. Le tĂ©lĂ©copieur-fax nous permet de reproduire un document et/ou d’expĂ©dier par la voie du tĂ©lĂ©phone des donnĂ©es reproductibles.

     

    L’artiste conçoit un appareil rĂ©tro-futuriste capable de conjuguer les qualitĂ©s plastiques d’une image argentique, retranscrite en une esthĂ©tique caractĂ©ristique des outils de tĂ©lĂ©-comunnication.
    Ce prototype produit une image qui s’extrait des standards photographiques en affirmant une Ă©criture de retranscription du rĂ©el par une interprĂ©tation altĂ©rĂ©e.

     

     

    A propos de Driss Aroussi :
    https://www.documentsdartistes.org/artistes/aroussi/repro.html

     

    Le mot magie est l’anagramme d’image, cela étant dit on peut affirmer que depuis l’invention de l’image photographique notre imaginaire n’a cessé de se construire à travers le prisme de la reproduction du réel par des procédés mécaniques et chimiques. Dans l’ombre de la photographie, plane l’invisible complexité technologique de l’appareil (black box) et puis nous réalisons des photographies comme par enchantement.

    Dans ma pratique je fais appel à ce qui permet de reproduire le réel, et m’intéresse au processus qui fait advenir l’image, mais peut aussi l’altérer.. Loin d’une esthétique lissée ou d’une envie de faire des images spectacles, ma démarche se veut intuitive, prosaïque, parfois un peu flottante dans ces méthodes de captation et de restitution.

    Explorant les limites de la photographie, j’aime à détourner ou mixer différentes techniques, ainsi je bricole des dispositifs, hybridant les procédés photographiques (argentique, numérique, scanner, collage, etc.) détournant le champ d’action programmé de l’appareil capteur enregistreur. Aussi si l’on considère la photographie comme étant une suite d’expérimentations multiples (technique, chimique, optique, artistique, etc), alors mon travail de recherche s’inscrit dans cette logique expérimentale.

     

     

    Résidence

     

  • RepĂ©rages

    Repérages

    Emma Loriaut & Julien Clauss
    RepĂ©rages – DĂ©cembre 2021
    Production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Emma Loriaut & Julien Clauss

     

    Julien Clauss et Emma Loriaut collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations.
    Leurs dĂ©marches se rencontrent sur les notions de rĂ©el et de dĂ©rĂ©alisation ainsi que sur les notions de situation, de convivialitĂ©, de dĂ©placement et d’inscription dans des paysages ou des architectures. Ils seront en rĂ©sidence Ă  la Sainte Victoire pour travailler sur un projet d’Ă©coute des distances, de la topographie et du lieu.

     

     

    A propos d’Emma Loriaut :
    http://vehicule-lent.org/
    A propos de Julien Clauss :
    http://cycliq.org

     

     

  • Autoreverse

    Autoreverse

    Nina Garcia & Arnaud RiviĂšre
    Residence – November 2021
    « Autoreverse » is supported by DRAC Île-de-France, La Muse en Circuit, Gmem.
    Coproduced by M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Photo Credits: M2F CrĂ©ations – Luce Moreau

     

    About Nina Garcia:
    https://www.parabailarlabamba.fr/
    About Arnaud RiviĂšre :
    http://http.http.http.http.free.fr/

     

     

    2021

     

  • Autoreverse

    Autoreverse

    Nina Garcia & Arnaud RiviĂšre
    RĂ©sidence de dĂ©veloppement – Novembre 2021
    « Autoreverse » bĂ©nĂ©ficie du soutien de la DRAC Île-de-France (Aide au Projet), de La Muse en Circuit, du Gmem.
    Co-production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Damien Cabries – M2F CrĂ©ations – Luce Moreau

     

    « Attaques sans coupe-bas, ferrailles amplifiĂ©es, feedbacks rattrapĂ©s, hasards provoquĂ©s, mĂ©lodies qui s’invitent mais ne restent pas dĂźner, esquisses rythmiques, matiĂšres construites et fĂȘlĂ©es, contrepoints Ă  la ligne… Ă  rebours et droit devant : AUTOREVERSE est le tout nouveau duo de Nina Garcia aka Mariachi et Arnaud RiviĂšre qui se rĂ©unissent autour d’un tas de haut-parleurs pour construire une musique aussi immĂ©diate qu’incandescente. »

     

     

    A propos de Nina Garcia :
    https://www.parabailarlabamba.fr/
    A propos d’Arnaud RiviĂšre :
    http://http.http.http.http.free.fr/

     

     

    2021

     

  • Rotor

    Rotor

    Lucien Gaudion
    RĂ©sidence – Septembre 2021 – MAC VAL
    Coproduced by : M2F Créations | Lab GAMERZ, Deletere, Sonic Protest
    with the support of Scam
    Photo credits: Lucien Gaudion – M2F CrĂ©ations | Lab GAMERZ

     

    « The installation » Rotor « brings together prehistoric practices and contemporary technologies. Inspired by the instrument making of prehistoric rhombs and based on a setting in sound of the winds of the world, this helical-shaped rhomb / rotor is activated by a rotating motor depending on the intensity of different winds blowing around the planet.
    This transcription of meteorological data into sound energy forms a fictitious acoustic landscape: a crossroads of the four winds
  »

     

     

    About the artist:
    https://luciengaudion.audio/

     

    2021