Catégorie : Résidences

Le Lab GAMERZ propose d’accompagner les artistes souhaitant utiliser les technologies dans la création de projets artistiques. Le laboratoire accueille à l’année des artistes nationaux ou internationaux en leur faisant bénéficier d’une aide technique ou logistique allant de l’écriture du projet à sa réalisation. Ces créations sont présentées en primeur dans le cadre du festival GAMERZ.

  • Nour Sokhon, Beirut – Berlin – Birds

    Nour Sokhon, Beirut – Berlin – Birds

    Résidence de création

    11 mars-4 avril 2024

    GMEM— Centre national de création musicale

     

    Le projet de l’artiste Nour Sokhon explore les complexités des expériences d’exil et d’émigration via une recherche sonore où les trajectoires des oiseaux migratoires deviennent une métaphore de la diaspora libanaise. Les sons du paysage sonore de sa ville natale – Beyrouth – se mélangent avec des enregistrements d’oiseaux de la ville dans laquelle elle est partie depuis deux ans : Berlin. Ces sources sonores sont composées via la manipulation et l’amplification en temps réel d’objets liés à l’expérience de l’exil, tels que les documents demandés par l’Union Européenne aux citoyen·nes Libanais·es pour entrer dans son territoire. Une démarche à la fois intime et politique qui conjugue expérience personnelle et engagement social via une expérimentation interdisciplinaire de matériaux, sons et images.

     

    Suite à une première étape de création à Athènes, dans le Théâtre Knossos, pour le festival Electric Nights organisé par Medea Electronique, l’artiste souhaite développer ce travail et concevoir une oeuvre multidimensionnelle avec projections d’images fixes ou en mouvement, un dispositif lumières, d’autres enregistrements sur le terrain et un travail performatif plus abouti. Le projet vise à incorporer d’autres niveaux de recherche, à partir des questions suivantes : comment un individu gère-t-il son identité et sa mémoire collective si la plupart des artefacts de son pays d’origine ont disparu à cause de la guerre, des catastrophes naturelles, ou des deux ? Comment les personnes en condition de migration gèrent-t-elles l’espace physique dans lequel elles se trouvent, si elles doivent abandonner les espaces qui ont englobé la plus grande partie de leur enfance ? Comment les individus d’autres cultures qui vivent en Europe gèrent-ils leurs mémoires spatiales ?…

     

    « J’ai juste peur qu’on me dise qu’il me manque des documents. Je n’en peux plus. »

    L’Orient Aujourd’hui / Par Zeina Antonios, 22 septembre 2021.

     

    « Quitter la maison ou rester a été le thème constant des conversations au cours des 4 dernières années au Liban. La vague d’émigration se répète, à l’image de ce qui s’est passé pendant la guerre civile : Berlin, Paris, Amsterdam, Dubai, Montréal… La liste des villes ne cesse de s’allonger. Lorsque la révolution du 17 octobre 2019 a commencé, de nombreuses personnes de la dias- pora libanaise sont rentrées pour rejoindre les manifestations, tandis que d’autres ont organisé des manifestations dans les villes où elles vivaient.    

    Beirut – Berlin – Birds est une improvisation en direct composée d’enregistrements sur le terrain et d’objets. Tout au long de la composition, les sons des routes de migration des oiseaux sont recréés en direct, grâce à l’utilisation d’objets et des copies des documents requis pour que les Libanais puissent entrer dans l’UE. De plus, des enregistrements d’oiseaux collectés à Beyrouth et à Berlin de 2019 à aujourd’hui, sont utilisés pour tisser la composition. Des fragments de l’environnement sonore de la ville de Beyrouth, enregistrés avant le 17 octobre 2019, sont utilisés pour dépeindre l’ambiance sonore d’un Beyrouth que nous connaissions autrefois : Beyrouth avant le début de cette nouvelle vague d’émigration. » 

    Nour Sokhon

     

     

    La performance sera présentée au festival Lips #1 — Deep Speech, à la Chapelle Venel à Aix-en-Provence, le samedi 13 avril 2024.

    Une production LABgamerz

    En partenariat avec le GMEM— Centre national de création musicale

    Avec le soutien de The Arab Fund for Arts and Culture AFAC

    Biographie

    Nour Sokhon est une artiste libanaise basée à Berlin. Sa pratique artistique est centrée sur l’exploration de différentes méthodologies de travail et de recherche, notamment des entretiens, des enregistrements sur le terrain et des interventions in situ. Sa recherche se traduit ensuite par des compositions sonores, des performances, des installations interactives et des images en mouvement. En 2014, Nour Sokhon a obtenu un diplôme aux Beaux-arts de l’Université américaine de Dubaï, et elle a poursuivi sa formation à la Glasgow School of Art (Royaume-Uni), où elle a développé son premier projet à grande échelle : People on Sound (2017). En 2019, elle a reçu le Prix pour les artistes émergeant·es au Musée Sursock au Liban pour un film intitulé Revisiting : Hold Your Breath. Elle est lauréate de la bourse en arts sonores de la Basse-Saxe et de l’Université des Beaux-Arts de Braunschweig, en Allemagne. L’artiste a exposé ses projets à Beyrouth, Dubaï, Londres, Glasgow, Paris, Hambourg, Madrid, Zurich, Hastings, Utrecht, Berlin, Zagreb, Juterbog, Sellasia, Montreal, London, India, Melbourne et Souston. Elle s’est également produite à Francfort, Berlin, Beyrouth, Dubaï, Paris, Montréal, Melbourne, Athènes, Amsterdam, Berne, et dans différents festivals tels que le Al Quoz Arts Festival (Dubai, UAE), le Other Worlds Festival (Blackpool, UK), le Network Music Festival 2020 et This Is Not Lebanon (Francfort, Allemagne) Punkt Festival 2023 (Kristiansand, Norvège), Gaudeamus Festival 2023 (Utrecht, Pays Bas) et United in Grief 2024 (Zurich, Suisse).

    Image Natalia Tsouloucha

  • Youmna Saba, Akwan (des univers)

    Youmna Saba, Akwan (des univers)

    Résidence de recherche-création

    10-17 mars 2024, Aix-en-Provence

    18-24 juin 2024, Aix-en-Provence

    21 octobre-5 novembre 2024, GMEM— Centre national de création musicale de Marseille

    09-10 novembre, présentation publique Musée des Tapisseries dans le cadre de Chroniques

    Akwan (des univers) est un projet de recherche-création en plusieurs volets pour explorer les relations entre voix et espaces acoustiques via une augmentation électronique de l’oud et une recherche sur la langue arabe chantée et ses modalités d’existence dans des architectures patrimoniales et religieuses de la ville d’Aix-en-Provence. Ce travail poursuit l’enquête de l’artiste sur les possibilités de générer des syncrétismes entre la musique arabe et l’électronique et, plus précisément, entre l’art de la qasīda (improvisation chantée de poèmes classiques arabes) et les traitements électroniques et électroacoustiques actuels.

     

    La recherche tente de répondre – via un travail dans des contextes spécifiques – à un questionnement fondamental dans le parcours artistique de Youmna Saba : « comment définir une voix » et, plus précisément, comment se définit la voix dans des espaces acoustiques différents ; comment comprendre son rôle d’agent modulable et modulant, façonnant un environnement sonore. Les trois pôles principaux de cette recherche sont la voix, l’espace et l’instrument : la « voix comme mouvement », l’« espace comme système d’informations acoustiques » et l’« instrument comme espace ». La voix est donc explorée dans sa musicalité intrinsèque et ses manifestations à travers des langues différentes, en se focalisant sur ses accents, ses pauses, ses bruits, ses timbres, ses rythmes saccadés ou fluides, ses tics, ses chuchotements, ses bourdonnements, ses répétitions ; la voix comme phénomène acoustique qui est façonné par l’environnement et qui, à son tour, prend un rôle principal dans la modélisation de l’identité sonore d’un espace. En particulier, la recherche est basée sur la langue arabe chantée et les propriétés acoustiques de ses phonèmes, étudiés comme unités sonores qui interagissent, modulent et sont modulées par et dans différents espaces et médiums de transmission. Pour Akwan (des univers), l’artiste vise à explorer des lieux patrimoniaux afin de comprendre leurs empreintes acoustiques, leurs interactions avec les différents phonèmes de l’arabe et leurs effets sur les stratégies de composition, en utilisant sa voix et son instrument : le oud.

    Cette résidence de recherche est pensée sur la longue durée pour permettre à l’artiste de développer le projet graduellement, de continuer à travailler à la composition entre les temps en présence à Aix-en-Provence et d’aboutir à une nouvelle création.

     

    Une production LABgamerz dans le cadre de la Biennale d’Aix
    Co-production GMEM – Centre national de création musicale de Marseille
    Avec le soutien de la MMC — Maison de la musique contemporaine
    En partenariat avec le Musée des tapisseries, Aix-en-Provence

     

     

    Biographie

    Youmna Saba est musicienne, compositrice, et musicologue ; titulaire d’un DEA de musicologie de l’université Antonine au Liban, sa recherche actuelle traite des relations entre la musique électroacoustique et la langue arabe chantée. Ses explorations se manifestent sur plusieurs projets : composition musicale pour son projet solo, collaborations et musiques de films, expérimentations électroacoustiques sur de nouveaux dispositifs imaginés pour la voix et son instrument, le oud. Elle s’est produite, entres autres, au festival CTM à Berlin (2022) ; au festival Éclat à Stuttgart, l’Akademie Der Kunst à Berlin et à Internationales Musikinstitut à Darmstadt avec l’ensemble NeueVocalsolisten (2021) ; à la Bourse du Commerce à Paris dans le cadre de l’installation de Tarek Atoui (2021) ; au festival Phonetics avec Stephen O’Malley (2021) ; au festival Zebrures d’Automne à Limoges ; au Gugak Center à Séoul avec Kyungso Park et Chang Jaeho. Elle fait partie de plusieurs projets de collaboration dont Terra Incognita avec Kamilya Jubran et Floy Krouchi (2020 – 2022). Elle est lauréate de la première résidence sonore du musée du Quai Branly (2022) avec son projet La Réserve des Non-Dits, une installation visible jusqu’en février 2024. Elle a participé à des résidences d’artistes à la Cité Internationale des Arts (Paris, 2020-2021) ; Sharjah Art Foundation (2021) ; Voce CNCM (2020) ; GMEM (2020) ; Césaré CNCM (2020-2021) ; Hwaeom Spiritual Music Residency (Corée du Sud, 2017) ; Sound Development City (Espagne, Maroc, 2016) ; Gyeonggi Creation Center (Corée du Sud, 2013). Son cinquième album solo est Wishah (Touch, 2023).

     

    Image UgoSiegfriedt_CTM Festival 2022

  • Pali Meursault chez Paysage endormi /2

    Pali Meursault chez Paysage endormi /2

    Nouvelles résidences d’art contemporain dans les Pays d’Aix

    11 mars-4 avril 2024

    Ouverture publique du 5 au 7 avril 2024

     

    LABgamerz ouvre une nouvelle collaboration avec l’association Paysage endormi – une association active depuis 2022 qui organise des résidences et des manifestations culturelles consacrées aux artistes émergent·es au sein de sites spécifiques, porteurs d’histoires et de traditions. Pour la deuxième édition de Paysage endormi – leur programme de résidences dans une bastide historique du Pays d’Aix – cinq artistes visuel·es et sonores sont invité·es à résider au domaine Saint-Joseph pour initier, développer ou adapter une oeuvre originale, porté·es par l’esprit du lieu et l’émulation du groupe. Dans le cadre de ce programme, LABgamerz a proposé à l’artiste sonore Pali Meursault de s’immerger dans cette ancienne maison de retraites spirituelles jésuite qui fut, dans la seconde moitié du XXe siècle, l’atelier du peintre François Aubrun au Tholonet, près d’Aix-en-Provence. En vue de la réalisation d’une installation, l’artiste Pali Meursault explorera la capacité des arbres à être utilisés comme des antennes radio. Il étudiera leur faculté à capter des manifestations électromagnétiques dans les très basses fréquences (VLF) : des phénomènes sonores liés au champ magnétique terrestre, aux orages, aux modulations de la magnétosphère, ainsi qu’à la pollution des interférences électriques générées par les présences et activités humaines environnante. LABgamerz mettra à disposition les espaces,  les moyens et les savoir-faire  de son laboratoire pour la réalisation de ce projet. La présentation aura lieu dans le cadre de l’ouverture publique de Paysage endormi /2 au Tholonet, du 5 au 7 avril 2024.

     

    Une production Paysage endormi

    En partenariat avec LABgamerz

     

    Le travail de Pali Meursault interroge les dimensions sociales et politiques de l’environnement sonore dans un sens large, qui inclut aussi la plasticité de l’inaudible : infra ou ultrasons, phénomènes électromagnétiques ou radiofréquences. Il promène ses capteurs dans des villes, des usines, sur des glaciers ou dans la forêt amazonienne. Ses dernières compositions portent sur des lieux d’activité laborieuse, font se rencontrer chants d’insectes et champs électromagnétiques, ou révèlent l’environnement sonore caché des datacenters. Il collabore régulièrement avec des musiciennes et des musiciens, performers ou cinéastes, enseigne les arts sonores à l’Université Paris 8, écrit sur la musique, les cultures sonores et le radio-art.

     

    Paysage endormi est une association à but non lucratif qui s’intéresse au dialogue de l’art contemporain et du patrimoine en région provençale. Depuis 2022, elle organise des résidences de recherche, d’expérimentation et de création au sein d’une bastide historique du Pays d’Aix : le domaine Saint-Joseph: Paysage endormi /2.

  • Catherine Clover

    Catherine Clover

    Résidence in situ, du 11 au 15 février, réalisée dans le cadre de la Biennale d’Aix-en-Provence, avec l’aide de son assistante Clémentine Vétillard.

     

    La pratique multidisciplinaire de Catherine Clover – artiste vivant entre l’Angleterre et l’Australie – aborde la communication animale par la voix, le langage et l’interaction entre entendre/écouter, voir/lire. En utilisant des enregistrements sur le terrain, l’imagerie numérique et la parole parlée/écrite, elle explore une approche élargie du langage entre les espèces. Son travail prend plusieurs formes – textes/partitions, œuvres sonores, installations, œuvres d’art publiques, radio, performances live, lectures, promenades et livres d’artistes – et suit souvent une démarche collaborative et dialogique.

    Pendant une semaine de résidence à Aix-en-Provence, Clover se met à l’écoute des différentes espèces d’oiseaux, de leurs comportements, des interactions entre leurs voix et celles des humains.

    En parallèle à son exploration sonore, l’artiste recherche l’histoire et les mouvements des espèces locales et rencontre des associations œuvrant pour la préservation de la biodiversité dans le territoire, comme la Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les oiseaux sont des indicateurs clés de la santé environnementale d’un écosystème. Partout dans le monde, le nombre d’oiseaux diminue constamment en raison du changement climatique, qui les affecte en provoquant la perte de leurs habitats.

    Cette recherche est donc une invitation à écouter les oiseaux communs comme sujets parlants et usagers de langage, à leur reconnaître une subjectivité politique. La recherche sera formalisée en une partition-texte à grande échelle via un processus de traduction et inscription.

     

    Biographie :
    Catherine Clover est une artiste multimediale basée entre l’Angleterre et l’Australie. Depuis les années 90, son travail est exposé et performé à l’échelle internationale dans des espaces d’exposition (galeries, musées et artist run spaces) et dans l’espace public ainsi qu’à des conférences internationales, des festivals d’art multimédia ; récemment, parmi d’autres, à : Taipei National University of the Arts et Kuandu Museum of Fine Arts, Taiwan ; Hundred Years Gallery et Café Oto, Londres ; London Metropolitan University ; Moreart 2020 annual public art event, Melbourne ; Columbia Global Center, Amman, Jordanie ; McClelland Sculpture Park+Gallery Langwarrin, Victoria ; Floating Projects, Wong Chuk Hang, Hong Kong. Elle enseigne à Melbourne au Master en écriture de l’Université de Swinburne et au Master en art publique de l’Université RMIT (MA Public Art). Elle est titulaire d’un doctorat en art plastique de l’Université RMIT.

    Son site ici.

    Image Credit Matej Tomažin.

  • Cyclon

    Cyclon

    Lucien Gaudion

    Résidence de recherche et création au 6MIC, Aix-en-Provence

    Assistant à la composition et lutherie informatique Gaëtan Parseihian

    Assistant à la composition: Matthieu Pernaud

    Du 13 au 17 novembre 2023

     

    Lab Gamerz accueille l’artiste Lucien Gaudion pour une résidence de recherche et création au 6MIC, Aix-en-Provence, autour de son projet Cyclon: une architecture de haut-parleurs et de sons en rotation qui propose une expérience intense et physique du son en mouvement. Pendant ces 7 journées de résidence au 6MIC, l’artiste Lucien Gaudion sera accompagné par Gaëtan Parseihian, chercheur en électroacoustique et compositeur, pour la composition musicale et lutherie informatique, et par Mathieu Pernaud, musicien et compositeur, pour la composition.

     

    Cyclon 6MIC

    https://luciengaudion.audio/

    Artiste sonore né en 1981, Lucien Gaudion vit et travaille à Marseille depuis 2010.
    Son parcours l’amène à se concentrer sur les stratégies de transformation de la perception auditive. Il crée des contextes d’écoute, des compositions électroacoustiques, des installations ou des performances qui utilisent ou détournent des procédés technologiques complexes avec une nette volonté de s’affranchir de leur tyrannie. Haut-parleurs démembranés, néons sonorisés, arche d’enceintes font partie de la gamme non-chromatique de Lucien Gaudion.

     

    A propos de Cyclon:

    Cyclon est un projet de création plastique et sonore qui, par le détournement d’équipement scénique d’une salle de concert, créé une oeuvre audible et immersive à la lisière de l’architecture et de l’art sonore. Dans un geste d’assemblage minimal et systématique ainsi que par l’agencement des ressources matérielles disponibles sur place, Lucien Gaudion transpose la nature organique d’une construction telle que le nid, à celle, technologique et «high-fi» des grandes infrastructures culturelles équipées.

    Plastiquement, l’installation Cyclon emprunte au Minimalisme ses qualités de dépouillement formel et l’épurement de son volume.

    L’objet sculptural propose une expérience sensible et sensorielle de désorientation spatiale, par un balayage sonore de la salle dans laquelle il est suspendu. À l’instar d’un phare dans la nuit et de son faisceau lumineux, ou d’un sonar et de ses ondes, les compositions sonores diffusées circulairement par Cyclon révèlent les volumes, les présences humaines, les détails de la salle par ses réverbérations dans l’espace.

     

    Cyclon propose de bousculer nos repères et nos habitudes perceptives en semant le trouble entre écoute et regard, en se jouant de nos orientations entre les échelles micro et macro.

     

    Cyclon sera présenté à 6Mic, à Aix-en-Provence, le 17 novembre 2023.

     

     

    Production et production déléguée : Lab GAMERZ.
    Co-production : 6MIC, Aix-en-Provence.
    Partenaire : GMEM-Centre national de création musicale de Marseille.
    Avec le soutien de la CBA Région Sud.

  • Ondes et radio

    Ondes et radio

    Nicolas Montgermont, Encagement 

    Ateliers et résidence

     

    Résidence : du 29 octobre au 10 novembre 2023

     

    Ateliers Ondes et radio : Lundi 30 et mardi 31 octobre, jeudi 02 et vendredi 03 novembre : 14h/17h.

    Tarifs : 40 €, adhésion MJC en sus (-26 ans : 10 €, + 26 ans : 15 €)

    Plus d’informations: https://www.mjc-aixenprovence.fr/stage-ondes-et-radio/

     

    Lab GAMERZ et MJC Jacques Prévert, Aix-en-Provence

    Sortie de résidence/émission radiophonique collective : 3 novembre 2023, Radio ∏-node, retransmission radio sur Radio Zaï, MJC Jacques Prévert, Aix-en-Provence.

     

     

    Suite à la première présentation de son installation Encagement à la Chapelle Venel, Aix-en-Provence, en novembre-décembre 2022, l’artiste Nicolas Montgermont poursuit son projet avec Lab GAMERZ et la MJC Jacques Prévert dans le cadre du programme Rouvrir le monde – Été culturel 2023 DRAC PACA.  Pendant deux semaines de résidence, l’artiste partage avec le public, lors d’un atelier, ses questionnements autour de cet espace protégé de toutes télécommunications : comment fonctionnent les téléphones ? Quels enjeux politiques ces techniques soulèvent-elles ? Quelle est la réalité physique d’une onde radio et quelle poésie cette matière invisible peut-elle contenir ? Après une introduction théorique, ces problématiques seront abordées sous l’angle pratique : fabrication de pochettes téléphoniques « anti-ondes », écoutes et enregistrement des ondes existantes dans l’espace public, discussion sur les enjeux politiques, écologiques et plastiques. L’atelier est ouvert à des étudiant·es enthousiastes, à des artistes intéressé·es par la matière radiophonique aussi bien qu’à des citoyen·nes qui s’interrogent sur les infrastructures téléphoniques. La restitution de ce temps de travail prendra la forme d’une émission de radio collective sur radio Zaj. En parallèle, l’artiste travaillera à la mise en forme des recherches effectuées sur les ondes téléphoniques et les matériaux qui les arrêtent dans l’objectif d’une publication sur un site web dédié.

     

    2023-Nicolas Montgermont-Ondes & Radio

     

    Coproduction MJC Jacques Prévert et Lab GAMERZ

    Dans le cadre de Rouvrir le monde – Été culturel 2023 DRAC PACA

     

    Nicolas Montgermont est un artiste sonore et radio qui explore la physicalité des ondes sous ses différentes formes. Depuis plus de 15 ans, il conçoit des dispositifs artistiques qui investissent l’essence poétique des ondes : résonance dans un volume, vibration des matières, richesse des paysages radio invisibles, musicalité des interférences, sculpture d’antenne, territoire d’écoute et d’émission… et développe en ce moment un travail sur les liens entre radio-art et politique. Il réalise des performances sonores, des installations, des disques et des compositions, seul ou en collaboration (chdh, Art of Failure, Cécile Beau, RYBN, Pali Meursault …) et participe à plusieurs collectifs de création sonore et radiophonique (∏node, Yi King Operators, les Sons Fédérés, Jef Klak, l’Acentrale). Ses projets sont montrés dans de nombreux centres d’arts, musées, salles de concerts et lieux autogérés en Europe et ailleurs. Il enseigne la création sonore et multimédia à l’ENS Louis Lumière et à l’université Paris 8.

     

  • Cyclon

    Cyclon

    Lucien Gaudion

    Résidence de recherche et création au GMEM, Marseille

    Assistant à la réalisation Gaëthan Parseihian

    Du 11 au 20 septembre 2023

     

    Lab Gamerz accueille l’artiste Lucien Gaudion pour une résidence de recherche et création au GMEM, Marseille, autour de son projet Cyclon: une architecture de haut-parleurs et de sons en rotation qui propose une expérience intense et physique du son en mouvement. Pendant ces dix journées de résidence au GMEM, l’artiste Lucien Gaudion sera accompagné par Gaëtan Parseihian, chercheur en électroacoustique et compositeur, pour un travail consacré à la lutherie informatique.

     

     

    A propos de Lucien Gaudion:

    https://luciengaudion.audio/

    Artiste sonore né en 1981, Lucien Gaudion vit et travaille à Marseille depuis 2010.
    Son parcours l’amène à se concentrer sur les stratégies de transformation de la perception auditive. Il crée des contextes d’écoute, des compositions électroacoustiques, des installations ou des performances qui utilisent ou détournent des procédés technologiques complexes avec une nette volonté de s’affranchir de leur tyrannie. Haut-parleurs démembranés, néons sonorisés, arche d’enceintes font partie de la gamme non-chromatique de Lucien Gaudion.

     

    A propos de Cyclon:

    Cyclon est un projet de création plastique et sonore qui, par le détournement d’équipement scénique d’une salle de concert, créé une oeuvre audible et immersive à la lisière de l’architecture et de l’art sonore. Dans un geste d’assemblage minimal et systématique ainsi que par l’agencement des ressources matérielles disponibles sur place, Lucien Gaudion transpose la nature organique d’une construction telle que le nid, à celle, technologique et «high-fi» des grandes infrastructures culturelles équipées.

    Plastiquement, l’installation Cyclon emprunte au Minimalisme ses qualités de dépouillement formel et l’épurement de son volume.

    L’objet sculptural propose une expérience sensible et sensorielle de désorientation spatiale, par un balayage sonore de la salle dans laquelle il est suspendu. À l’instar d’un phare dans la nuit et de son faisceau lumineux, ou d’un sonar et de ses ondes, les compositions sonores diffusées circulairement par Cyclon révèlent les volumes, les présences humaines, les détails de la salle par ses réverbérations dans l’espace.

     

    Cyclon propose de bousculer nos repères et nos habitudes perceptives en semant le trouble entre écoute et regard, en se jouant de nos orientations entre les échelles micro et macro.

     

    Cyclon sera présenté à 6Mic, à Aix-en-Provence, le 17 novembre 2023.

     

    Production : Lab GAMERZ
    Partenaires : 6Mic, Aix-en-Provence ; GMEM, Marseille

     

     

    Cyclon GMEM

  • Blagues d’hypnose

    Blagues d’hypnose

    Antoine Boute & Ash Perier
    Une co-production Lab GAMERZ & Radio Grenouille
    Avec la complicité et l’aide précieuse de Jean-Baptiste Imbert
    Juin 2023

     

    Lab GAMERZ accueille Antoine Boute & Ashley Perier dans le cadre d’une nouvelle résidence de création à la Friche de la Belle de Mai. Invités dans les studios de Radio Grenouille, cette résidence est dédiée à l’enregistrement et à l’adaptation radiophonique de leurs écrits, issus d’un premier temps de travail en Septembre 2022, en immersion aux pieds de la Sainte-Victoire

     

    À propos d’Antoine Boute :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Boute

     

    À propos d’Ash Perier :
    https://www.instagram.com/ash.perier/

     

    À propos de la résidence Blagues d’hypnose :
    Imaginez : vous vous sentez maladivement sous l’emprise de l’addiction auto-porno-necrohypnotique moderne, vous avez soif de contre-hypnoses.
    Il vous faut des shots de pleurs-rires pour déjouer cette addiction, des hypnoses qui blaguent d’elles-mêmes, des blagues d’hypnoses ultra sérieuses.
    En voici un album entier, accouché par les délires télépathiques envoyés par les masses rocheuses, les animaux et les plantes de la Montagne Sainte-Victoire et la ville de Marseille, avec son chant diphonique permanent de rires moqueurs de gabians, en résonance tendue avec les coups d’accélérateurs plaintifs des scooters, l’ASMR post-porn de la rencontre entre le ronronnement fauve des bateaux-navettes et les bruits de gorge profonds des roches dans l’eau…
    Imaginez que vous vous faites contre-hypnotiser : ça ne vous guérira pas mais vous recevrez une trousse à outils de techniques mentales qui augmenteront astucieusement votre potentiel d’absorption dans les failles du monde, votre plasticité phénotypique s’en verra boostée, comme l’intelligence végétale vous gagnerez en adaptabilité démoniaque au noise de l’ambiance.
    C’est politique: laissez-vous happer par l’ouverture de mondes dans les failles du monde, rencontrez les myriades d’entités qui les peuplent, dans l’eau, dans l’air, dans les pots d’échappement et sur YouTube.

     

    2023

     

  • Loops of the Loom

    Loops of the Loom

    Cécile Babiole
    Résidence de recherche et de développement au Lab GAMERZ
    Printemps 2023

     

    Lab GAMERZ accueille l’artiste Cécile Babiole dans le cadre d’une résidence à Aix-en-Provence dédiée à un temps de recherche et de développement autour du projet Loops of the loom.

     

    À propos de Cécile Babiole :
    http://babiole.net/

     

    Cécile Babiole est une artiste active dès les années 80, dans le champ musical d’abord, puis dans les arts électroniques et numériques. Elle associe dans ses créations arts visuels et sonores au travers d’installations et de performances qui interrogent avec singularité et ironie les technologies. Ses derniers travaux s’intéressent à la langue (écrite et orale), à sa transmission, ses dysfonctionnements, sa
    lecture, sa traduction, ses manipulations algorithmiques (Copy that, Conversation au fil de l’eau, Leçon de vocabulaire, Spell, Disfluences, Copies non conformes, Les voix suspendues, etc).
    En 2016, elle co-fonde le collectif Roberte la Rousse http://robertelarousse.fr/, groupe cyberféministe qui travaille sur les thématiques croisées langue, genre et technologie. Elle est par ailleurs membre, depuis 2013 du collectif d’artistes-commissaires Le sans titre http://lesanstitre.net/.
    Parallèlement à son activité d’artiste, Cécile Babiole est commissaire d’exposition indépendante. Sa dernière exposition : « Hadaly et Sowana, cyborgs et sorcières » propose une relecture contemporaine et féministe de L’Ève future, à L’Espace Gantner, Bourogne (2019-2020).
    Son travail a été exposé internationalement : Centre Pompidou, Gaité Lyrique – Paris, IMAL – Bruxelles, Mutek, Elektra – Montréal, Fact – Liverpool, MAL – Lima, NAMOC – Beijing, … et distingué par de nombreux prix et bourses : Ars Electronica, Locarno, prix SCAM, Bourse Pierre Schaeffer, bourse Villa Médicis hors les murs, Transmediale Berlin, Stuttgart Expanded Media Festival…

     

    À propos de Loops of the loom :
    Loops of the loom peut être littéralement traduit par « boucles de métier à tisser ». Il s’agit d’un projet d’œuvres multiples tissées à partir de fils électriques, ces câbles sont capables de transmettre des signaux audio, si bien que ces tissages sont aussi des pièces sonores.

     

    Tissage électrique
    Le projet s’appuie sur le fait que le tissage est par essence algorithmique puisque tout tissu est formé de fils qui s’entrecroisent selon un « pattern » récurrent que l’on désigne par le terme technique d’armure. L’armure d’un tissu est en effet le schéma ou l’algorithme qui détermine la façon dont les fils de trame sont tissés avec les fils de chaîne, c’est-à-dire le mode et le nombre d’entrecroisements des fils de trame au dessus et en dessous des fils de chaîne. Les armures de base sont la toile, le sergé, le satin, à partir desquelles de nombreuses autres combinaisons ou armures dérivées peuvent être construites.

     

    Partition musicale
    L’armure des différentes pièces de Loops of the loom complétée par les différentes couleurs des fils de trame et de chaine utilisés forment ensemble les motifs des tissages. Ces dessins sont interprétés comme des partitions de séquences rythmiques, dont chaque point (croisement d’un fil de chaîne et d’un fil de trame) forme une unité temporelle de base, comme le pas d’un séquenceur. La suite
    spatiale des motifs visuels devient l’enchaînement temporel des motifs sonores. Les couleurs des fils déterminent les instruments, les passages sur ou sous la chaîne détermine la hauteur des sons. Le temps s’écoule verticalement le long de la chaîne et la succession des trames est traduite par des phrases sonores.

     

    De la préhistoire aux mémoires vives à tores de ferrite
    Le tissage est une des premières technologies humaines inventées par les femmes dès le néolithique. Cette technologie requiert des capacités scientifiques (arithmétique, géométrie, algorithmique) et peut être considérée comme le lointain ancêtre de l’informatique en passant par l’étape du métier Jacquard qui n’est finalement que la mécanisation astucieuse d’un processus bien antérieur (sources : La théorie de la Fiction-Panier de Ursula K. Le Guin 1986, Zeros and Ones Digital Women and the New Technoculture de Plant Sadie 1997, le chapitre « La femme cette scientifique » in Au commencement était…de David Graeber et David Wengrow, 2021).
    L’inspiration de ce projet se réfère autant aux tissages issus des sociétés matriarcales préhistoriques qu’à ceux présents dans les mémoires vives magnétiques incorporant des tores de ferrite des ordinateurs des années 1955 à 1975.

     

    Écouter l’entretien de Cécile Babiole sur Radio Zinzine

     

    2023

     

    Rencontre avec l’artiste Cécile Babiole
    Présentation et performance participative Tisser des liens
    Mercredi 12 avril, à partir de 19h en partenariat avec la Maison de la jeunesse et de la culture Prévert, Aix-en-Provence

     

    2023

     

    Entretien avec l’artiste Cécile Babiole | Anonymal TV