Catégorie : Expositions

Tout au long de l’année, l’association le Lab GAMERZ propose différentes expositions et un festival international annuel interrogeant les pratiques numériques dans le champ de la création contemporaine.
Ces événements prennent place sur le territoire de la métropole Aix – Marseille, en France et en Europe.

  • RADIO FISCHLI WEISS  |  COLLECTIF Π-NODE

    RADIO FISCHLI WEISS | COLLECTIF Π-NODE

    DU VENDREDI 15 AVRIL AU 14 MAI 2022
    GALERIE DES GRANDS BAINS DOUCHES DE LA PLAINE | MARSEILLE
    EXPOSITION | PERFORMANCES | RADIO & CONCERT

     

    Une exposition produite par OTTO-Prod en partenariat avec Art-Cade, M2F Créations | Lab GAMERZ et le GMEM

     

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    VERNISSAGE : JEUDI 14 AVRIL | À PARTIR DE 18h30 | ENTRÉE LIBRE

     

    OTTO-Prod invite le collectif Π-Node à Marseille, pour y adapter et présenter l’oeuvre collective « Radio Fischli Weiss ».
    Avec Radio Fischli Weiss (travail initié en 2015 à la Labomedia d’Orléans), Π-Node fait écho au chef-d’oeuvre de Peter Fischli et David Weiss ”Le cours des choses” (Der Lauf der Dinge, 1987), film faussement plan-séquence où, une chose en entraînant une autre, un premier événement engendre une réaction en chaîne, à la manière des dominos qui chutent les uns après les autres. En appliquant ce principe à la transmission du son, par voies lumineuses, aqueuses, mécaniques ou hertziennes à l’échelle de la salle d’exposition, l’oeuvre collective de Π-Node permet d’observer le parcours de l’information de modules en modules et d’entendre la détérioration du son au fur et à mesure de son déplacement dans l’espace.

     

    SOIRÉE CONCERT À L’EMBOBINEUSE | VENDREDI 15 AVRIL | À PARTIR DE 21h

     

    À l’occasion de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », les membres du collectif Π-node investissent
    L’Embobineuse avec nombre de projets parallèles pour une soirée de performances mêlant synthétiseurs
    modulaires, musique ubérisée, concerts de rythmiques bruitistes, sonorisations de disques durs et
    improvisations à la guitare. La soirée sera diffusée en direct dans les micros ouverts du comptoir radio.
    Avec Æther Varia (Nicolas Montgermont) I beyond the unset (Julien Clauss) I Micro-Taskers (HeidyX, Pali M
    et Julie Desk) I Erik Minkkinen I OOTIL (Yann Leguay) I Valentina Vuksic.

     

    SOIRÉE RADIO À DATA | SAMEDI 16 AVRIL | À PARTIR DE 18h

     

    Pour le dernier volet du triptyque d’événements autour de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », présentée par
    OTTO-Prod à la galerie des grands bains-douches la plaine, Π-node installe un plateau radio à Data pour y
    présenter des formes expérimentales, improvisées et collaboratives. Le plateau ouvrira ses micros pour une
    soirée parsemée d’interventions et interférences lives, accueillant pèle mêle feedbacks de streams, mixes
    de flux radios, synthèse vocale et granulaire.

     

    ARCHIVES VIDEO :

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (1) – Voix féminine from Pauline Node on Vimeo.

     

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (2) – Voix masculine from Pauline Node on Vimeo.

     

     

    Exposition

     

     

    Feuille de salle

     

    Parcours du son à travers les modules :

     

    « Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

     

    Je bifurque dans la cabine des bains-douches. Je suis propulsé par une enceinte subaquatique dans l’eau du bain. Un hydrophone reconvertit mes ondes aquatiques en signal électrique.

     

    J’arrive comme signal acoustique et rentre dans une diode électroluminescente, et là j’alterne un grand nombre de fois entre allumé et éteint. Dans la LED, je clignote autant de fois qu’il me faut pour arriver de l’autre coté. Je parcours deux centimètres sans fil dans l’air avant d’être capté par un panneau solaire et je continue mon parcours.

     

    Je monte le long du mur dans un câble torsadé monobrin puis je suis la forme de la pillotine. Je rayonne alors dans l’air et palpite sous forme d’énergie magnétique dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. Je m’enchevêtre entre les deux blocs de pierre en m’enroulant sur moi-même une vingtaine de fois et par induction, je pénètre dans le câble et rejoins la console de mixage.

     

    Je pénètre dans un modulateur RF, me transforme en signal Ultra Haute fréquence, et, à travers un câble coaxial, je suis dirigé vers un amplificateur de signal, qui me propulse dans l’éther via une antenne à boucle magnétique sur la bande porteuse 549.75 MHz, Bande L, canal 30. Je suis réceptionné par une antenne UHF qui m’envoie vers un poste de télévision. Je sors par une prise péritel éclatée.

     

    Je transite par un câble XLR dénudé à son extrémité. Le cuivre du câble est mis en contact avec un amas de graphite. J’évolue au hasard dans le noir minéral des atomes de carbone. Je trouve une sortie dans ce labyrinthe et m’engouffre dans un fil de cuivre.

     

    Je passe dans un amplificateur qui augmente mon niveau, puis à travers deux bobines de cuivre. Ma tension fluctue. J’alimente une ampoule fluorescente. Je deviens lumière. Je suis captée par un panneau solaire qui me retransforme en pulsations audio.

     

    Un fil électrique m’emmène à un transducteur électrodynamique fixé sur une pierre. Je passe du transducteur à la pierre par simple contact. Je me propage maintenant sous forme de vibration dans la matière, générant une oscillation des atomes autour de leur position d’équilibre. Je circule de proche en proche à la vitesse de 2500 mètres par seconde dans ce réseau cristallin. Un microphone de contact perçoit ma vibration de l’autre coté de la pierre et me transforme en courant électrique.

     

    Grâce à un mini haut-parleur placé à l’intérieur d’une boite de conserve je fais vibrer une ficelle en tension, une ficelle toute simple en chanvre sur laquelle je m’élance vers une seconde boite métallique. Un micro contact placé à l’intérieur recueille les vibrations et je redeviens sinusoïde électrique.

     

    Je pénètre dans un ordinateur, je suis numérisé au format 8 bits et encodé en une multitude de pixel suivant une organisation très précise, Je deviens QR code et m’affiche sur un écran 40 fois par seconde. Un ordinateur muni d’une webcam me refilme et me réencode en son.

     

    Je rentre dans une bobine de cuivre qui induit un champ magnétique excitant une corde de basse en Ré à environ 130 Hz, ma vibration est captée par un micro de guitare électrique.

     

    Je suis conduit vers un ordinateur. Je suis transformé en caractères ASCII de manière à être encodé par Minimodem. Je voyage à présent sous la forme de données numériques audio. Un câble m’achemine jusqu’à un autre ordinateur. Ici, minimodem me décode : je défile à l’écran en caractères ASCII et suis renvoyé à la sortie audio.

     

    Je m’introduis dans un micro contact inversé, qui devient haut-parleur. À cet instant, mes vibrations sont transmises depuis le piézo à la plaque de cuivre, sur laquelle est soudé le circuit électronique d’un émetteur mini-FM Kogawa. Le circuit me module sur la fréquence 88.1 MHz. Je m’élance jusqu’à un poste radio.

     

    Mes modulations font varier la vitesse de trois moteurs électriques équipés de fils. Les rotations fouettent deux cordes de basse fixées sur une guitare artisanale. Un piézo capte les vibrations produites par l’ensemble.

     

    Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre.
    Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

     

    Je suis indexé en temps réel en millions de paramètres chiffrés, dans un réseau de neurones artificiels, pour être analysé sémantiquement dans un micro-calculateur. Là, un synthétiseur vocal me traduit en mots, et je me dirige vers une console de mixage.

     

    Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre. »

  • FÉLIX BLUME  |  Exposition monographique

    FÉLIX BLUME | Exposition monographique

    DU SAMEDI 26 MARS AU 15 MAI 2022
    MUSÉE DES TAPISSERIES | AIX-EN-PROVENCE
    EXPOSITION | PROJECTION | RENCONTRE

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 26 MARS | À PARTIR DE 18h30 | OUVERTURE JUSQU’À 22H
    WEEK-END INAUGURAL DE LA BIENNALE SAMEDI 26 & DIMANCHE 27 MARS | ENTRÉE LIBRE
    NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES | SAMEDI 14 MAI | 19h À MINUIT | ENTRÉE LIBRE

     

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    Pour l’inauguration de la Biennale « Une 5ème Saison », M2F Créations | Lab GAMERZ consacre une exposition à l’artiste Félix Blume.
    Ingénieur sonore et preneur de son pour le cinéma, Félix Blume développe un travail centré sur l’écoute, qui nous invite à transformer notre perception de l’environnement par le biais du son.

     

    Pour cette saison de printemps, l’exposition rassemble au Musée des Tapisseries, l’installation « Essaim », issue des résidences du Lab GAMERZ en coproduction avec D.D.A. Contemporary Art ainsi que la série de vidéos « Son seul » réalisée tout autour du monde depuis ces dix dernières années.

     

    Avec l’œuvre « Essaim », les voix de 250 abeilles s’entremêlent dans l’espace pour recomposer l’expérience sonore et immersive d’une colonie en plein vol. La série « Son seul » se compose de trente cinq films courts, donnant à voir et à entendre les situations de « chasses aux sons » auxquelles Félix Blume se livre lors de différents tournages.

     

    Cette exposition nous invite à une exploration de tous ces paysages sonores, à l’écoute des voix qui les composent, au-delà des mots.

     

    Exposition

     

     

    INTENTIONS CURATORIALES :

     

    La sélection d’œuvres de Félix Blume réunies dans l’exposition au Musée des Tapisseries (la série de vidéos Son seul / Wildtrack, l’installation sonore Essaim) et à l’École d’Art d’Aix-en-Provence (la projection du film Curupira, bête des bois) répond à la volonté d’emmener les regardeurs vers l’expertise singulière que l’artiste nous propose du son, de faire glisser le regard vers l’écoute et inversement, d’attirer enfin l’attention vers le contrat sensible « audio-vision » posé par Michel Chion dans les années 90 : on ne voit pas la même chose quand on entend, on n’entend pas la même chose quand on voit.1

     

    Dans la série de vidéos Son seul / Wildtrack, les trente-cinq plans cinématographiques fixes et brefs offrent en premier lieu un environnement que l’on se hâte d’observer, dans lequel l’œil se promène et projette son imagination. Ces scènes filmées tout autour du monde sont autant de contextes de tournages desquels Félix Blume – alors preneur de son – se détourne et qu’il se réapproprie, afin de travailler sur ses captations et alimenter une réserve de matière sonore, de « sons seuls » (ou wildtracks).
    Nous nous installons dans la scène : un arbre sur fond de ciel bleu, des pêcheurs à un quai, un carrefour urbain, des enfants jouent au cerceau avec des pneus. Le son, cependant, n’est pas celui ambiant de la scène entière ; il semble être comme hors-champ, son volume et son intimité interrogent le large cadrage de l’image, et un décalage inhabituel entre audio et vision se crée dans notre cerveau bien éduqué par le cinéma. C’est l’irruption de l’artiste et le cheminement de sa perche, outil enregistreur que l’œil suit dans le cadre, qui oriente notre écoute et nous permet d’accéder à une approche alternative de la scène comme parcourue à la ‘loupe auditive’. Nous sommes dès lors équipés de l’ouïe fine technologique, d’une perception surhumaine, de l’oreille exacerbée et concentrée du micro. L’équipement prolonge le corps de l’artiste tout en l’affranchissant du contexte sonore ambiant, l’esseulant dans sa quête à la finalité précise et inconnue du spectateur ; un détail de l’environnement est ainsi valorisé par son identité sonore, extraite physiquement de son milieu et proposée à l’écoute. En jouant ces saynètes insolites, de l’ordre de la performance où le corps entre en jeu, de la composition tendant au sculptural par l’élaboration de stratagèmes ingénieux et parfois périlleux, il nous fait prendre en considération ce détail, et apprécier pleinement sa présence.

     

    Un soin identique de la singularité au sein d’un ensemble est notable lorsqu’il enregistre une abeille seule, prélevée pour un court instant de son environnement systémique et de sa communauté biologique. Chacune des nombreuses « abeilles » composant l’essaim de
    l’installation du même nom bourdonne de sa « voix » propre, chante son phrasé et râle de tout son corps d’être coupée dans sa course aux fleurs et sa courte vie pour nous être présentée. En ajoutant ses multiples individualités, Essaim reconstitue ainsi le son ambiant d’une colonie d’abeilles en plein vol, dont nous aurions le réflexe de croire qu’elle n’a qu’une voix unanime. L’insecte eusocial n’a en vérité pas de « voix » : le battement de ses ailes et la résonance dans son thorax provoquent en revanche le bourdonnement, qui pour nous devient langage, signal, chant, lorsque la fréquence du battement en modifie le son et l’accélère ou l’aggrave, traduisant un état d’excitation, de calme ou d’anxiété. C’est cette physicalité du son comme vibration qui pousse à l’analogie techno-organique entre la membrane du module « abeille » de l’installation (composé d’un haut-parleur et d’un circuit électronique) et le corps vibrant de l’animal enregistré ; nous sommes face à l’un comme à l’autre dans une véritable altérité, et notre étonnement reste intact.

     

    L’ensemble proposé est un espace pénétrable, contrairement à un essaim d’abeilles en plein vol ; nous accédons ainsi à l’intimité de la colonie, et fantasmons à devenir ‘abeille’ parmi les abeilles, à l’écoute des informations vibratoires de notre nouvelle espèce.

     

    Avec Essaim, comme dans Son seul / Wildtrack, l’artiste une fois de plus « s’adonne à documenter le patrimoine sonore de la nature et du monde »2 , parcellant phoniquement un environnement et le réassemblant en un paysage sonore.

     

    1 Frédéric Dallaire, 2008, à propos de Michel Chion, L’audio-vision, Nathan, 1990
    2 Félix Blume dans L’usage sonore du monde, Entretien avec Félix Blume et Sophie Berger, par Céline Develay Mazurelle, Rfi, 2021

     

    INFOS PRATIQUES :

     

    Entrée libre dans le cadre du week-end inaugural de la « Biennale une 5ème Saison » le samedi 26 et dimanche 27 mars 2022
    Entrée libre dans le cadre de la Nuit des Musées le dimanche 15 mai
    L’ensemble de la programmation liée à l’exposition est susceptible d’être modifié en fonction de l’évolution des contraintes sanitaires.
    > MUSÉE DES TAPISSERIES
    28 place des Martyrs de la Résistance – 13100 Aix-en-Provence – Tél. : 04 88 71 74 75 – Parking : Rotonde, Pasteur
    Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12h30 et de 13h30 à 17h00 et à partir du 15 avril de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.
    TARIFS :
    > Tarif normal: 3,70 €
    > gratuit chaque 1er dimanche du mois
    > gratuit sous condition et présentation d’un justificatif
    > gratuit jusqu’à 26 ans
    > Adhérent au dispositif: City Pass aix-en-provence
    > Visite commentée (droit d’entrée inclus) 5€30 uniquement sur réservation.
    > Différentes actions de médiations, scolaires et hors temps scolaire, sont proposées
    dans le musée.
    Uniquement sur réservation.
    Renseignements et inscription: 04 42 91 88 74 ou animationpavillon@mairie-aixenprovence.fr.
    aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries facebook / instagram : Les Musées d’Aix

     

    MERCREDI 30 MARS, À 17H | ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE FÉLIX CICCOLINI
    CURUPIRA, BÊTE DES BOIS | UN FILM DE FÉLIX BLUME | PROJECTION & RENCONTRE
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE « UNE 5ÈME SAISON »

     

    Curupira-félix-blume-M2F Créations-Lab GAMERZ-Ecole supérieure d'art Félix Ciccolini-Aix-en-Provence-projection-rencontre

     

    Amphithéâtre de l’École supérieure d’art Félix Ciccolini
    Application des règles sanitaires en vigueur

     

    CURUPIRA, Bête des bois | France | 2018 | 35 minutes | HD |

     

    Au cœur de l’Amazonie, les habitants de Tauary nous invitent à écouter les sons de leur forêt, avec ses oiseaux et ses animaux. Certains sons étranges apparaissent pourtant : une créature rôde entre les arbres. Parmi ceux qui l’ont déjà entendue, très peu l’ont vue, et ceux qui l’ont rencontrée n’en sont jamais revenus. Elle charme, elle enchante, elle rend fou, elle emmène les gens, elle les pousse à se perdre : chacun la raconte à sa manière et tente de décrypter ses appels. Curupira, bête des bois nous emmène à la recherche de cet être : une réflexion sur les mythes et sur leur place dans le monde contemporain, un thriller sonore en pleine jungle.

     

    À PROPOS DE FÉLIX BLUME

     

    Félix Blume (France, 1984) est artiste sonore et ingénieur du son. Il vit actuellement entre le Mexique, le Brésil et la France.
    Il façonne le son comme une matière pour créer ses pièces sonores, ses vidéos, ses actions ou installations. Son travail, centré sur l’écoute, nous invite à transformer notre perception de l’environnement. Il utilise l’espace public tant comme lieu d’expérimentation que comme lieu de présentation de ses projets, effectués souvent en collaboration avec des groupes de personnes. Il est intéressé par les mythes et l’interprétation contemporaine que l’on peut en faire, par le dialogue entre les humains et le contexte – naturel ou urbain – qu’ils habitent, par ce que les voix nous racontent, au-delà des mots.

     

    Ses pièces sonores ont été diffusées par des radios du monde entier. Il a reçu le prix du “Paysage sonore” pour sa pièce vidéo-sonore Curupira, bête des bois (2018) et le prix “Pierre Schaeffer” pour son travail Les Cris de Mexico (2015) au festival Phonurgia Nova Awards.
    Il a participé à de nombreux festivals et expositions tels que LOOP Barcelona (2015), CCCB Barcelona (2015), Tsonami Arte Sonoro Chile (2015, 2018), Fonoteca Nacional Mexico (2016), Ex Teresa Mexico (2016, 2018), CENTEX Chile (2017), CTM Berlin (2017), Belluard Festival (2018), Arts Santa Monica Barcelona (2018), la Biennale de Thaïlande (2018) et la Berlinale (2019) entre autres.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

     

  • PUISSANCE  |  2022

    PUISSANCE | 2022

    SORTIE DE RÉSIDENCE | RENCONTRE AVEC L’ARTISTE GRÉGOIRE LAUVIN
    DU JEUDI 27 JANVIER AU SAMEDI 5 FÉVRIER 2022 | MAC Arteum, Chateauneuf-le-Rouge
    Vernissage le MERCREDI 26 JANVIER 2022 à 17h en présence de l’artiste.
    Présentation du projet et rencontre avec l’artiste à partir de 18h30 : toutes les 20 minutes par groupes de 10 personnes.
     

    « Puissance » interroge nos utopies productivistes passées et nos rêves de richesses dématérialisées par un jeu absurde et poétique de transformation alchimique, dont le travail est finalement la matière transmutée.

    Le projet « Puissance » explore une relation entre énergie, travail et production de richesse virtuelle. Une machinerie complexe mélange informatique et mécanique dans une installation spatiale et sonore. Cette machine « mine » une monnaie virtuelle, la chaleur produite est transformée en travail mécanique et met en mouvement une minuscule boîte à musique jouant un chant de lutte que l’on finit par identifier comme l’Internationale.

    Pensée sur un principe de réaction en chaîne, « Puissance » met en jeu une archéologie des médias qui retrace l’histoire de l’informatique et une pratique critique de la technologie. Sa forme fait appel au vocabulaire des arts et technologies dans lequel Grégoire Lauvin évolue depuis près de vingt ans.

     

    MAC ARTEUM – Musée d’art contemporain – Ouverture du Musée du mercredi au samedi, de 14h à 18h.
    Le Château, 2ème étage de l’hôtel de ville,
    13790 Châteauneuf-le-Rouge – www.mac-arteum.com – mac.arteum@gmail.com – Tél : 04.84.47.06.40

    Accueil du public dans le respect des règles sanitaires en vigueur.
    « Puissance » est un projet artistique produit dans le cadre des résidences du Lab GAMERZ à Aix-en-Provence,
    ayant reçu le soutien de la Région Sud.

     

     

    PUISSANCE

     

  • METABOLES | 2021

    METABOLES | 2021

    DU MARDI 22 AU 26 JUIN 2021
    EXPOSITION | PROJECTIONS | PERFORMANCES | CONCERTS
    Aux Ateliers Jeanne Barret | 5 Boulevard Sévigné – 13015 Marseille
     
    Avec : Alexandre Chanoine | Antoine Boute | Félix Blume | Jonathas de Andrade | Julie Rousse | Léna Hiriartborde | Luce Moreau | Maxime Berthou & Mark Požlep | Robertina Šebjanič | Špela Petrič | The WA & Olabo | Thomas Tilly | Voogt – Madely Schott & Phabrice Petitdemange | Wild Project éditions | Postcoïtum | Zar Electrik | La Sirocco
     

     

    Toutes les informations sur l’événement :
    http://metaboles.art/

     

    Métaboles est co-produite par 1979, Ateliers Jeanne Barret, DDA Contemporary Art, M2F Créations|Lab GAMERZ et OTTO-Prod.

     

    En cette ère de déséquilibre sanitaire et de cloisonnement des relations au monde (inter-humaines comme inter-espèces), les questionnements écologiques en tant qu’étude des interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu s’imposent comme primordiaux. Ils mettent en avant les réflexions théoriques et recherches plastiques d’une communauté étendue de chercheurs et d’artistes partant du constat que notre société contemporaine, construite par une humanité évoluant dans l’illusion de progrès, s’est peu à peu aliénée du reste du monde vivant.
     
    Notre proposition curatoriale réunie sous le titre Métaboles (changements, transitions) forme une sélection de projets pour la plupart inédits proposant des réflexions dans les domaines des relations entre l’humain et son environnement naturel, autour des notions de soutenabilité, de résilience et des effets du capitalocène sur les autres êtres vivants.

     

    INTENTIONS CURATORIALES :

     

    La proposition curatoriale Métaboles forme une approche des problématiques induites par la séparation des notions de nature et de société qui a une répercussion directe sur les échanges métaboliques entre l’homme et son environnement ; l’épanouissement de la vie et son mouvement cyclique s’en trouvent comme stoppés nets, créant un déséquilibre du vivant.
    Comment les artistes se sont-ils emparés de ce constat et quelles sont leurs postures face à l’urgence de décoloniser la nature?
    D’un point de vue élargi, différentes formes d’imperméabilités déletères isolent l’humain de son écosystème et perturbent sa relation biologique et spirituelle à la nature comme milieu, et plus essentiellement en tant qu’entité l’englobant. L’évolution symbiotique de l’homme avec sa technologie au fil des siècles derniers peut apparaître comme un facteur sensitivement aliénant, au même titre que la bétonisation, la pétrochimie, ou la virtualité lui imposent un environnement matriciel alternatif.
    Animal inadapté au nouveau monde qu’il s’est aménagé, l’humain est augmenté d’outils comme autant d’extensions de ses instincts ; il résiste ici au déterminisme biotechnologique, questionne l’altérité, recherche la porosité et l’empathie jusqu’au ‘délire métabolique’ le faisant enfin se sentir plante, pierre, eau.

     

    MÉTABOLES | 2021

     

    MARDI 22 JUIN ! OUVERTURE !
    * 17 h 30 : Ouverture de l’événement : vernissage des installations et visite de l’exposition en présence des artistes.
    Installation Essaim par Félix Blume, installation Skotopoiesis par Špela Petrič, sculpture Brèches mécaniques par Luce Moreau, vidéo Sous réserve de par Léna Hiriartborde, sculptures par Alexandre Chanoine.
    * 19 h 30 : Performance sonore et activation des sculptures par Alexandre Chanoine avec Félix Blume
    * 21 h : Codex Amphibia (Phonotaxis) Concert de Thomas Tilly suivi de l’intervention Codex amphibia : composer sur un fil.

     

    Métaboles | Soirée d'ouverture - Mardi 22 Juin

     

    MERCREDI 23 JUIN
    * 14 h : Aquatocene Performance sonore de Robertina Šebjanič suivie d’une discussion publique en présence des scientifiques Christian Tamburini, Thierry Perez et Delphine Thibault.
    * 15 h 30 : Une voix parcourt le Rhône Performance sonore par Julie Rousse suivie d’une rencontre avec l’artiste.
    * 17 h 30 : Visite de l’exposition en présence des artistes
    * 20 h : Projection du film Paparuda et de Southwind par Maxime Berthou et Mark Požlep
    * 21 h : Rencontre/Conférence avec Maxime Berthou à propos de ses travaux récents
    * dégustation de moonshine du projet Southwind + DJ set de La Sirocco

     

    Métaboles |  Mercredi 23 Juin

     

    JEUDI 24 JUIN
    * 17 h 30 : Visite de l’exposition en présence des artistes
    * 19 h : Rencontre/Conférence avec Félix Blume
    * 21 h : Lecture/Performance de poésie sonore Tutoriel Biohardcore par Antoine Boute
    * 21 h 30 : PREMIÈRE Projection du film Méraki par Voogt

     

    Métaboles |  Jeudi 24 Juin

     

    VENDREDI 25 JUIN
    * 17 h 30 : Visite de l’exposition en présence des artistes
    * 18 h 30 : Rencontre/conférence avec Špela Petrič
    * 20 h 30 : Projection du film The Fountain par The Wa et Olabo
    * 21 h 30 : Rencontre/Conférence avec The Wa
    * programmation de vidéos ‘The Wa, Olabo & Friends’

     

    Métaboles |  Vendredi 25 Juin

     

    SAMEDI 26 JUIN
    * 15 h : Invitation aux éditions Wild project
    * 16 h 30 : Projection des films The Fish par Jonathas de Andrade et Curupira par Félix Blume
    * 18 h : Visite de l’exposition en présence des artistes
    * 18 h 30 : Performance RDV à la source par Léna Hiriartborde
    * 20 h 30 : Concerts Zar Electrik, Postcoïtum

     

    Métaboles | Samedi 26 Juin