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  • CONTINUER SANS ACCEPTER  |  Exposition collective

    CONTINUER SANS ACCEPTER | Exposition collective

    VERNISSAGE & PERFORMANCES : SAMEDI 17 SEPTEMBRE | À PARTIR DE 17h30 | ENTRÉE LIBRE
    DU DIMANCHE 18 SEPTEMBRE AU DIMANCHE 16 OCTOBRE 2022
    CHAPELLE VENEL | 27 RUE VENEL | AIX-EN-PROVENCE

     

    AVEC : ANTOINE BOUTE, STÉPHANE DE GROEF, JEAN-BAPTISTE GANNE, ADRIEN HERDA,
    ROBERTE LA ROUSSE (CÉCILE BABIOLE ET ANNE LAFORÊT), YANN LEGUAY, ASH PERIER ET ŠPELA PETRIČ.

     

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    À PROPOS DE L’EXPOSITION :

     

    Dans le cadre de la Saison d’Automne de la Biennale Une 5ème Saison, Lab GAMERZ présente l’exposition collective Continuer sans accepter dans l’espace de la chapelle désacralisée de la rue Venel, site historique du centre-ville d’Aix-en-Provence. Le passé religieux privé du lieu, reconverti en imprimerie municipale, se mêle à ses fonctions actuelles de dépouillement des votes électoraux pour alimenter le caractère littéraire et manifeste de l’exposition. S’y rejoignent différentes formes de luttes subtiles et gestes subversifs : livres-boucliers, dictionnaire à la féminine, manuel d’instruction futuriste et hardcore, archives botaniques d’un crash boursier, prophétie électrique au discours chaotique, lecture spéculative d’un végétal…

     

    Continuer

     

    Continuer sans accepter réfère à cette option qui nous est proposée quotidiennement sur internet contre l’injonction existentielle de « tout accepter ». Elle résume significativement nos minces possibilités d’alternatives dans un univers technologique et médiatique en proie au profilage intrusif, au ciblage mercantile et à la surveillance. Comment renouer avec les enjeux d’émancipation, d’expérimentation, de partage de connaissances et de savoirs, que promettait l’avènement du réseau ?

     

    Cette question anime l’ensemble des œuvres réunies dans cette exposition comme autant d’invitations à s’engager dans une recherche de futurs plus désirables pour notre monde.
    Continuer sans accepter place la réappropriation du langage au centre des luttes, à l’endroit-même des changements sociétaux qui sont à l’origine de nouvelles relations à l’autre et aux savoirs. Les œuvres réunies utilisent le langage et ses mots comme différentes portes d’entrée vers l’altérité : l’internet, le végétal, le genre, l’économie, l’utopie sont autant d’entités avec lesquelles (se) débattre.

     

    Ainsi procède Roberte la Rousse, pirate à deux têtes – Cécile Babiole et Anne la Forêt – dont le nom est d’abord emprunté à l’illustre dictionnaire puis féminisé pour mieux soutenir l’abolition «du genre dans la langue» et questionner la binarité du langage. Wikifemia prend la forme d’une visite de l’exposition et d’une revisite de l’encyclopédie Wikipedia, commentées en française et offrant un point de vue perspectiviste, historique et politique sur la représentation masculinisée des connaissances et des savoirs.

     

    Stéphane de Groef, Adrien Herda et Antoine Boute rejoint par Ash Perier, à travers leur Manuel de Civilité Biohardcore (Noyau dur de la vie), nous proposent un tutoriel pour survivre au mieux (et avec humour) au nouveau paradigme mondial post-capitalocène. Leur vision futuriste sans compromis mêlant poésie incrédule, survivalisme et relations inter-espèces inattendues est condensée dans trente-six planches originales formant des dialogues sérendipiens entre humains, animaux, concepts capitalistes et utopie écologiste.
    Avec Reading Lips, la bio-artiste slovène Špela Petric recréée une expérience de communion entre l’humaine et la plante, par un procédé de lecture sur les “lèvres” de ses stomates grossies au microscope. Cette lecture anthropomorphique d’une réalité, d’un cosmos tout entièrement « autre », peut dénoncer une vision colonialiste humaine du règne végétal, tout en encourageant l’intuition géniale de la scientifique et l’effort de communication entre deux mondes, étrangers quoique intrinsèquement unis.

     

    Jean-Baptiste Ganne présente quant à lui un chemin de croix retraçant l’historique crise financière tulipomaniaque du 17 e siècle. Windhandel est une série de dessins de différents bulbes et tulipes, objets en leur temps de folles spéculations capitalistes et dont la valeur s’est effondrée subitement. Ces espèces sont ici directement menacées au sens littéral du terme par la présence d’armes policières et émeutières issues de la crise grecque de 2008. Cet herbier combattant, entre archive botanique et archéologie de la crise, rejoint, par son esthétique contestataire, la série de sculptures Book block du même auteur. S’inspirant des occupations étudiantes dans les universités italiennes faisant face aux forces policières, l’artiste marseillais s’est constitué une bibliothèque de boucliers improvisés aux effigies de couvertures de livres « protecteurs ». Les titres de recueils et leurs auteurs forment une barrière puissante de ressources poétiques, philosophiques et politiques.

     

    Enfin, l’œuvre Volta propose, par une exploration introspective du réseau et du signal, un face-à-face de deux micros entre lesquels des impulsions pures se déchaînent donnant voix à un oracle électrique tourmenté. En soumettant le bruit d’internet à l’analyse d’un logiciel de reconnaissance vocale, une forme de digression verbale émerge en une suite de mots erratiques, une poésie bégayante et hésitante cherchant à qualifier la fonction et la nature de sa propre condition électrique. À travers ce dispositif de boucle systémique, Yann Leguay nous invite à confronter nos croyances face à la matérialité des modèles technologiques en exposant les fondements même de nos systèmes de communication. Il nous rappelle avec radicalité la formule de Marshall Mc Luhan : « The medium is the message » 1 ou « Le message, c’est le médium ».

     

    Spéculations poétiques autour du devenir humain, intuitions d’avenir aux relations poreuses, l’exposition vous invite, par quelque moyen que ce soit, à explorer différents protocoles de communication comme autant de stratégies mises en œuvre pour libérer la parole et la
    pensée.

     

     

    1 (du livre Understanding Media: The extensions of man ( Pour comprendre les médias ), publié en 1964 et traduit en français en 1968)

     

    « VOLTA » est une œuvre produite par la plateforme OVERTOON
    « Book Block » est une œuvre issue de la collection FRAC P.A.C.A.

     

    Continuer

     

    PROGRAMME DE LA SOIRÉE DE VERNISSAGE & PERFORMANCES | SAMEDI 17 SEPTEMBRE | À PARTIR DE 17H30 :

     

    18H30 : Wikifémia – Révisions, une performance de Roberte la Rousse (Cécile Babiole et Anne Laforêt) | https://wikifemia.org/

    Cette performance propose à la fois de réviser nos classiques à partir d’articles de Wikipédia consacrées aux actrices historiques qui ont construite la réflexion sur la genre (par exemple, Monique Wittig), mais aussi de réviser à la sens de rectifier, c’est-à-dire de pointer les biaises qui ne sont pas absentes des articles de Wikipédia et d’apporter des corrections ou compléments (c’est la cas pour l’article dédiée à Georges Sand par exemple). Une sélection de biographies de femmes appartenante à différentes courantes de pensée et de pratique témoigne de la diversité des femmes remarquables qui nous tiennent à cœur (la mouvement Chipko en Inde, Françoise d’Eaubonne, Annie Sprinkle, Monique Wittig, Joanna Russ, Nnedi Okorafor, Ni una menos, George Sand, Virginia Woolf, les Guerilla Girls, La Barbe,
    Trotula de Salerne etc).
    La performance prend la forme d’une lecture « marchée » à la milieu de la publique à la sein d’une exposition.

     

    20H : Sortie de résidence, Antoine Boute & Ash Perier | https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Boute

    Une déclinaison montagneuse de la dégaine mentale biohardcore, avec tout ce que cela comporte de connectique de l’extrême avec les tas, les strates, les lumières, les pierres, leurs habitantes et leurs habitants, végétaux, animaux, champignonesques, visibles, absentes, cachées, invisibles ou spectraux ; spectralité fantasmée de tout un peuple biohardcore à inventer, activistes paléolettristes biohardcores qui sortent de l’imagination pour se planquer parmi tout ça, astucieusement fomentent des scenarios catastrophes, catastrophiquement pointus pour jouer et déjouer la délicatesse de la situation – oui car la situation est délicate, en général et en particulier, toujours-déjà, de l’extracosmique à l’infra-nucléaire : il y a une délicatesse de la situation à chopper, c’est-à-dire s’y rendre sensible – se rendre sensiblement égal à la situation délicate : voilà l’astuce pour faire sortir de son imagination un petit peuple catastrophique d’activistes paléolettristes biohardcores c’est-à-dire qui surfent sur une radicale déconstruction sonore du langage, écarquillent leur chair aux mots jusqu’à les faire toucher la moelle de l’os de la difficile fête permanente de la délicatesse ambiante. Paleo veut dire « ancien » : la transe vocale induite par le paléolettrisme permet une connectique au moins imaginaire avec toutes sortes de présences/absences, spectrales ou pas du tout, à travers les strates et les couches et les amoncellements de traces et constructions que toutes ces formes de vie ont fomenté depuis le big bang. La transe vocale biohardcore paléolettriste met le cerveau et les sens pile dans l’axe du noyau dur (hardcore) du vivant (bio), fonce droit à travers l’amoncellement des strates et des traces pour toucher de loin, fantasmatiquement, et
    être touché en retour, par plein d’êtres, personnes, personnages, entités, ambiances, semences pour commettre des
    textes qui leur prêtent voix, les font s’agencer, vivre, mourir et toutes ces sortes de choses que l’on trouve dans les
    blagues, les romans et les manuels de civilité.
    Toucher et être touché par ces entités, imaginaires ou non peu importe, est affectif, émotif : cette sensibilité exige du pathos ; mais ici il s’agit de les toucher à travers les couches et les temps : toucher de « loin », qui se dit télé en grec ancien : télé + pathos = télépathie, toucher et être touché de loin. La télépathie paléolettriste biohardcore est une méthodologie (une blague méthodologique cependant très sérieuse) qui semble pas mal pour entrer en résonance avec le potentiel magique de la montagne Sainte-Victoire.

     

    21H30 : OOTIL, live de Yann Leguay | http://www.phonotopy.org/ootil.html

    Géographie irrationnelle d’un tas de gravier électronique. Entre minimal expé et abstract dub , c’est sous le nom de Ootil que Yann Leguay dévie de ses projets plus matérialistes pour explorer le territoire du synthé modulaire. Moitié de Cancellled (en duo avec Aymeric de Tapol), fondateur de phonotopy, il est édité sur divers label tel que TTT, Vlek, ArtKillArt, Consumer Waste…

     

     

    INFOS PRATIQUES :

     

    CHAPELLE VENEL : 27 Rue Venel – 13100 Aix-en-Provence
    Entrée libre | Accueil des publics scolaires sur réservation – contact@lab-gamerz.com
    Ouverture mercredi, samedi : 10h-12h30 ; 15h-19h
    Ouverture jeudi, vendredi, dimanche : 15h-19h
    Informations : dev.lab-gamerz.com

     

    LES PARTENAIRES :

     

    Remerciements :
    FRAC P.A.C.A. pour le prêt de l’installation « Book Block »
    Ecole supérieure d’art Félix Ciccolini

  • PLAIN-CHAMP  |  JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    PLAIN-CHAMP | JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    SAMEDI 25 JUIN & DIMANCHE 26 JUIN 2022
    MEYRARGUES | CHEMIN DU PAS DE L’ÉTROIT | SITE DE L’ANCIEN AQUEDUC ROMAIN DE TRACONNADE
    INSTALLATION SONORE & RADIOPHONIQUE | IN-SITU | DE 15H À 20H

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 25 JUIN | À PARTIR DE 15H
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE UNE 5ème SAISON | PARCOURS « ART CONTEMPORAIN AU PIED DE LA SAINTE-VICTOIRE »

     

     

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    Dans le cadre de la Saison Été de la Biennale une 5ème Saison, Lab GAMERZ invite le duo d’artistes Julien CLAUSS & Emma LORIAUT à Meyrargues, pour y présenter une nouvelle création intitulée PLAIN-CHAMP le samedi 25 et le dimanche 26 Juin. Deux journées d’écoute durant lesquelles le public est invité à un voyage sonore en ré-investissant les ondes du spectre hertzien et à redécouvrir ce site emblématique par ses qualités de modulations acoustiques. Il est recommandé au public d’emporter sur place un poste de radio portable !

     

    PLAIN-CHAMP est une installation sonore et radiophonique in-situ. Disposée dans le panorama meyrarguais, à la lisière des
    espaces de la ville et du massif du Ligourès, territoire du Grand Site Concors Sainte-Victoire, l’installation est constituée d’une multitude de radios portatives et d’un pavillon géant.

     

    Composée en fonction du paysage existant, PLAIN-CHAMP s’appuie sur les anfractuosités de la roche, sur les cirques naturels créés par le relief, sur les échos et réverbérations de ces espaces, pour produire un environnement sonore discret et changeant.

     

    Une voix imbriquant des extraits de textes (Giono, Deleuze, Salmona…) nous parviennent au proche et en continu dans les radios, tandis qu’une étendue sonore s’amplifie imperceptiblement et recouvre petit-à-petit ces sources plus intimes pour s’arrêter subitement.

     

    Le dispositif joue des différences d’échelles et de perspectives, tout en révélant le paysage en creux, le soulignant autant par la présence des sons remplissant l’espace d’écoute que par leur disparition. Évoluant de manière cyclique, cette nouvelle création invite le public à déambuler ou s’installer confortablement dans cette bulle de sons pendant quelques minutes ou plusieurs heures, pour porter un regard et une oreille sensibles sur les singularités de cet environnement.

     

    Le projet PLAIN-CHAMP est issu du programme de résidence au Lab GAMERZ.

     

    Installation

     

     


    ÉCOUTER RADIO LE MAG PODCAST : PLAIN-CHAMP SUR RADIO ZINZINE

     


    REGARDER PLAIN-CHAMP : UN REPORTAGE ANONYMAL TV

     

    INFOS PRATIQUES | ACCUEIL | RECOMMANDATIONS :

     

    Entrée libre
    Chemin du Pas de l’Étroit
    Site de l’ancien Aqueduc Romain de Traconnade – 13650 MEYRARGUES
    Coordonnées GPS : 43.6338703868386, 5.533744483764872
    Stationnement & Point d’accueil : Parking du cimetière de Meyrargues

     

    Boissons fraîches & artisanales par les boissons Soiffe !
    Les organisateurs mettent à disposition du public des postes radios en échange d’une pièce d’identité dans la limite du matériel disponible.

     

    L’installation PLAIN-CHAMP est un dispositif sonore & radiophonique, il est recommandé de se munir d’un poste radio pour assister aux séances d’écoute du 25 & 26 juin 2022.
    Le public est invité à emporter coussins & couvertures, eau et protection solaire.
    Sur place, chacun est responsable de sa sécurité.
    Les parents sont responsables de leurs enfants.
    Tout le monde est prié de respecter les lieux empruntés ainsi que le confort d’écoute.
    Au vue du risque incendie, il est strictement interdit de fumer.

     

     

    À PROPOS DE JULIEN CLAUSS

     

    cycliq.org.
    108mhz.wordpress.com.
    beyondtheunset.bandcamp.com.

     

    Julien Clauss (1974), vit en Isère. Il a étudié la musique et la mécanique physique (mécanique des fluides, thermodynamique, acoustique, algorithmique). Depuis 2001, il oeuvre dans le champ des arts et médias, où il réalise des pièces sonores, des sculptures, des installations et des dispositifs radiophoniques. Il a créé les installations audio-tactiles Pause et Stimuline avec Lynn Pook, a assisté Pierre Henry de 2001 à 2007 lors de ses concerts et a fait partie du laboratoire d’art audio Locus Sonus de 2007 à 2012. Il a co-organisé les rencontres d’art en marche Laissez le Passage Libre de 2009 à 2012, et les rencontres pluridisciplinaires Point Org en 2017.
    Sous les titres génériques Bulles et Modulation, il organise des événements de musique expérimentale spatialisée et radiophonique dans des lieux atypiques : sites en montagne, pont autoroutier, lac, terrain de foot…
    L’idée chère à J.G.Ballard de créer des réalités dans un monde saturé de fictions se manifeste dans son travail sous formes de déréalisations : les oeuvres créent ou déplacent des usages pour faire apparaître chez le visiteur de nouvelles réalités, non décrétées mais concrètement vécues. Ses productions s’inscrivent spécifiquement dans leur contexte social, géographique ou architectural afin de le manipuler (Isotropie de l’ellipse tore, Toposone, Insulation, Walk in Music, Salle de brouillage, …).
    Son approche sonore, abstraite et matiériste, le situe à l’intersection de la musique répétitive et des musiques électroniques minimalistes ou bruitistes. Depuis 2013, il compose principalement sur synthétiseurs analogiques modulaires.
    Son travail est régulièrement présenté dans des centres d’art, des galeries et des festivals en Europe, au Canada et en Asie.

     

    À PROPOS D’EMMA LORIAUT

     

    vehicule-lent.org.
    108mhz.wordpress.com.
    emmaloriautjulienclauss.bandcamp.com.

     

    Emma Loriaut (1984) réside dans un petit village du Trièves.
    De formation pluridisciplinaire, son parcours professionnel débute en 2004 : interprète pour des compagnies de danse et/ou théâtre (Cie Kirsten Debrock, Cie El Yamni, …) et pour différents projets performatifs (Enna Chaton, Jennifer Lacey, …) ou en milieu urbain (Willi Dorner, …), elle est aussi assistante à la mise en scène d’opéras pour le Théâtre Alibi en 2010, et pour le Primesautier Théâtre en 2011. En parallèle, elle performe au sein du réseau Hors Lits dont elle importe et organise les événements à Marseille de 2009 à 2011.
    Depuis 2013, elle organise annuellement Modulation avec Julien Clauss, bivouac radiophonique de 24h, invité en 2022 pour Esch-Luxemburg Capitale de la Culture. De 2013 à 2016, elle est responsable des actions culturelles de la Bibliothèque Municipale d’Eourres, et donne des ateliers autour du mouvement et de la voix. Son travail artistique se tourne alors vers l’expérimentation de formes parlées et radiophoniques, dont naît en 2015 On entend lire jusqu’au bout… marathon littéraire, culinaire et radiophonique. En 2017, elle co-organise les rencontres pluridisciplinaires .ORG
    Elle commence ensuite un cycle de collaborations sur la notion d’invisible (Scannographie du ciel profond ; Réversion ; Achondrite Type H6 ; Salle de Brouillage …), prenant la forme de sculptures, d’installations, d’écrits poétiques ou de performances. En 2022, elle met en scène l’opéra A Flauta Incantata, adaptation en langue corse de La Flûte Enchantée de Mozart.
    Les travaux d’Emma sont tournés vers des questions d’inscription dans le réel et de déréalisation, faisant apparaître de manière sensible mais insaisissable des présences auratiques au sein des dispositifs qu’elle construit. Elle tente de créer des situations et des agencements dont le but inatteignable est peut-être celui de réussir à suspendre le temps en travaillant l’espace.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

  • Nicolas Montgermont

    Nicolas Montgermont

    Résidence de développement « ENCAGEMENT » – Juin 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ, Labomédia, avec le soutien de la Région Sud, dispositif Carte Blanche aux Arts Visuels 2021

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant le mois de juin l’artiste Nicolas Montgermont pour y développer un nouveau projet d’installation intitulée « Encagement ». Encagement est un espace vide de toute télécommunication, une zone blanche qui s’inspire des méthodes de protection des personnes électro-sensibles pour créer une « bulle » préservée. En s’appuyant sur la technique de la cage de Faraday, l’application d’un grillage spécifique sur l’ensemble des murs de l’espace d’exposition permet d’empêcher l’intrusion des télécommunications qui utilisent les ondes radios. Les téléphones portables perdent le contact avec les antennes relais de leurs opérateurs téléphoniques et deviennent des terminaux informatiques isolés : plus d’appels téléphoniques, de SMS, de notifications ni de connexion Internet.

     

    Empêcher cette connexion permanente permet de se libérer des toxicités liées à l’utilisation de ces technologies : FOMO, stress, inattention… Le design addictif des applications qui pousse à consulter fréquemment son téléphone est mis en échec.
    Nous sommes également libéré·es des envois non désirés des sons et images captés par le notre téléphone à notre insu : les micros ouverts de Siri ou de OK Google qui transfèrent en permanence des sons, par erreur ou à dessein, sur les serveurs des GAFAM; le partages d’informations sur notre localisation et nos activités réalisées par des applications intrusives ; les espionnages par les institutions ou les gouvernements. Encagement garantit une « safe zone radio » collective, un espace de confiance qui nous affranchit de la possibilité d’être espionné·es.

     

     

    À propos de Nicolas Montgermont :
    https://nimon.org/

     

    Nicolas montgermont est un artiste sonore et radio qui explore la physicalité des ondes sous ses différentes formes.

    Depuis plus de 15 ans, il conçoit des dispositifs artistiques qui explorent l’essence poétique des ondes : résonance dans un volume, vibration des matières, richesse des paysages radio invisibles, musicalité des interférences, sculpture d’antenne, territoire d’écoute et d’émission… et développe en ce moment un travail sur les liens entre radio-art et politique.

     

    Il réalise des performances sonores, des installations, des disques et des compositions, seul ou en collaboration (chdh, Art of Failure, Cécile Beau, RYBN, Pali Meursault …) et participe à plusieurs collectifs de création sonore et radiophonique (∏node, Yi King Operators, les Sons Fédérés, Jef Klak, l’Acentrale). Ses projets sont montrés dans de nombreux centres d’arts, musées, salles de concerts et lieux autogérés en Europe et ailleurs.

    Il enseigne la création sonore et multimédia à l’ENS Louis Lumière et à l’université Paris 8.

     

     

  • Driss Aroussi

    Driss Aroussi

    Résidence de recherche – Janvier – Février – Mars 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ,

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant les mois de janvier, février et mars l’artiste Driss Aroussi dans le cadre d’une résidence de recherche. Ici la tentative est de fabriquer un appareil pour élaborer des images multiples. Cette proposition consiste en un assemblage de machines posant ainsi la question des formes de réalisation et de production de la photographie.
    Dans ce projet, Driss Aroussi propose l’association entre un sténopé – dispositif archaïque de production d’images issues du réel – et un fax-télécopieur – appareil de reproduction moderne et obsolète. Le sténopé laisse passer la lumière pour nous permettre de saisir une image sur un support photo-sensible. Le télécopieur-fax nous permet de reproduire un document et/ou d’expédier par la voie du téléphone des données reproductibles.

     

    L’artiste conçoit un appareil rétro-futuriste capable de conjuguer les qualités plastiques d’une image argentique, retranscrite en une esthétique caractéristique des outils de télé-comunnication.
    Ce prototype produit une image qui s’extrait des standards photographiques en affirmant une écriture de retranscription du réel par une interprétation altérée.

     

     

    A propos de Driss Aroussi :
    https://www.documentsdartistes.org/artistes/aroussi/repro.html

     

    Le mot magie est l’anagramme d’image, cela étant dit on peut affirmer que depuis l’invention de l’image photographique notre imaginaire n’a cessé de se construire à travers le prisme de la reproduction du réel par des procédés mécaniques et chimiques. Dans l’ombre de la photographie, plane l’invisible complexité technologique de l’appareil (black box) et puis nous réalisons des photographies comme par enchantement.

    Dans ma pratique je fais appel à ce qui permet de reproduire le réel, et m’intéresse au processus qui fait advenir l’image, mais peut aussi l’altérer.. Loin d’une esthétique lissée ou d’une envie de faire des images spectacles, ma démarche se veut intuitive, prosaïque, parfois un peu flottante dans ces méthodes de captation et de restitution.

    Explorant les limites de la photographie, j’aime à détourner ou mixer différentes techniques, ainsi je bricole des dispositifs, hybridant les procédés photographiques (argentique, numérique, scanner, collage, etc.) détournant le champ d’action programmé de l’appareil capteur enregistreur. Aussi si l’on considère la photographie comme étant une suite d’expérimentations multiples (technique, chimique, optique, artistique, etc), alors mon travail de recherche s’inscrit dans cette logique expérimentale.

     

     

    Résidence

     

  • Repérages

    Repérages

    Emma Loriaut & Julien Clauss
    Repérages – Décembre 2021
    Production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Emma Loriaut & Julien Clauss

     

    Julien Clauss et Emma Loriaut collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations.
    Leurs démarches se rencontrent sur les notions de réel et de déréalisation ainsi que sur les notions de situation, de convivialité, de déplacement et d’inscription dans des paysages ou des architectures. Ils seront en résidence à la Sainte Victoire pour travailler sur un projet d’écoute des distances, de la topographie et du lieu.

     

     

    A propos d’Emma Loriaut :
    http://vehicule-lent.org/
    A propos de Julien Clauss :
    http://cycliq.org

     

     

  • Autoreverse

    Autoreverse

    Nina Garcia & Arnaud Rivière
    Résidence de développement – Novembre 2021
    « Autoreverse » bénéficie du soutien de la DRAC Île-de-France (Aide au Projet), de La Muse en Circuit, du Gmem.
    Co-production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Damien Cabries – M2F Créations – Luce Moreau

     

    « Attaques sans coupe-bas, ferrailles amplifiées, feedbacks rattrapés, hasards provoqués, mélodies qui s’invitent mais ne restent pas dîner, esquisses rythmiques, matières construites et fêlées, contrepoints à la ligne… à rebours et droit devant : AUTOREVERSE est le tout nouveau duo de Nina Garcia aka Mariachi et Arnaud Rivière qui se réunissent autour d’un tas de haut-parleurs pour construire une musique aussi immédiate qu’incandescente. »

     

     

    A propos de Nina Garcia :
    https://www.parabailarlabamba.fr/
    A propos d’Arnaud Rivière :
    http://http.http.http.http.free.fr/

     

     

    2021

     

  • Rotor

    Rotor

    Lucien Gaudion
    Résidence de développement – Septembre 2021 – MAC VAL
    Co-production par M2F Créations | Lab GAMERZ, Deletere, Sonic Protest
    Avec le soutien de la Scam
    Credits photographiques : Lucien Gaudion – M2F Créations | Lab GAMERZ

     

    « L’installation « Rotor » réunit des pratiques préhistoriques et des technologies contemporaines. Inspirée de la lutherie des rhombes de la préhistoire et reposant sur une mise en son des vents du monde, ce rhombe/rotor de forme hélicoïdale est activé par un moteur tournant en fonction de l’intensité de différents vents soufflant autour de la planète.
    Cette transcription de données météorologiques en énergie sonore forme un paysage acoustique fictif : un carrefour des quatre vents… »

     

     

    A propos de l’artiste :
    https://luciengaudion.audio/

     

    Artiste sonore né en 1981, Lucien Gaudion vit et travaille à Marseille depuis 2010.
    Son parcours l’amène à se concentrer sur les stratégies de transformation de la perception auditive. Il crée des contextes d’écoute, des compositions électroacoustiques, des installations ou des performances qui utilisent ou détournent des procédés technologiques complexes avec une nette volonté de s’affranchir de leur tyrannie. Haut-parleurs démembranés, néons sonorisés, arche d’enceintes font partie de la gamme non-chromatique de Lucien Gaudion.

     

    « Au départ, je m’intéresse à ce que le son véhicule comme informations ainsi qu’à sa capacité à générer des espaces multiples et simultanés, ces nouveaux lieux fictifs et sonores sont pour moi de nouveaux mondes possibles, des espaces mentaux à explorer. »
    Lucien Gaudion

     

    Outre son travail d’installation et de performance solo il fabrique des musiques pour le théâtre et la danse notamment avec Gurshad Shaheman. Artiste associé au GMEM (CNCM de Marseille), il fait également partie du collectif Soma avec lequel il interroge les pratiques audio/tactile. Il est aussi cofondateur du label daath records pour les musiques expérimentales et organise les évènements «la membrane» avec Elena Biserna dédiés aux arts sonores. Il est membre du collectif deletere.

     

    2021

     

  • Sous réserve de

    Sous réserve de

    Léna Hiriartborde
    Vidéo
    Résidence de montage et de postproduction – Mai 2021
    En vue de l’événement « Métaboles » – Juin 2021.
    Credits photographiques : Léna Hiriartborde

     

    Bajo Putumayo, Colombie

    Sous réserve de voir où vont les confettis. Sous réserve qu’elles acceptent ma donation à leur entreprise. Sous réserve de prendre la dimension des galeries souterraines. Captivée par l’occupation incessante des fourmis coupe-feuilles, je cherche à participer. Entre prospection scientifique et curiosité enfantine, je dépose près de leur sillon de nouvelles matières taillées aux dimensions adéquates. Qu’elles les embarquent aussitôt, prêtes à intégrer ce nouveau substrat dans leur écologie précise. Que vont-elles en faire ? Y a-t-il à l’intérieur des fourmis laborantines ? Quelle drôle d’image que ces tâches de couleurs vives ressortant peu à peu par les multiples orifices de la fourmilière.

     

    A propos de l’artiste :
    https://lenahiriartborde.net

     

    Léna Hiriartborde est diplômée de la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg en 2015, dans le groupe de recherche Arts Hors Formats orienté vers la performance et lʼart digital. Durant son cursus elle construit des échanges avec le circuit indépendant de Valparaiso (Chili), où elle expose dans différentes galeries (Umbral, Casa Nekoe, 2013 ; Control Remoto, Worm Gallery, 2016…).

    Se questionnant sur les rapports qu’entretiennent les peuples de traditions animistes à leur environnement, elle voyage ensuite en Inde, puis en Amazonie colombienne. Elle réside actuellement entre Marseille, où elle s’investit dans le lieu artistique autogéré de La Déviation (Potlatch, 2018), et l’arrière pays de Grasse, où elle participe à l’activité dʼune ferme de plantes médicinales. Elle vit là-bas ses passions pour la connaissance des règnes plus qu’humain qui nourrissent sa pratique.

    Après avoir développé toutes sortes de tactiques invitant à une plus grande attention aux espaces et à leurs subtilités, Hiriartborde oriente depuis 2017 sa pratique vers les questions dʼinterdépendance et de collaboration interespèces.

    Ses travaux se présentent sous des formes hybrides, mêlant performance, photographie, écriture, installation, pièces sonores et vidéos, entre lesquels se glissent souvent un brin dʼhumour et dʼautodérision.

     

    2021 - Résidence Lab GAMERZ - Sous réserve de - Léna Hiriartborde

     

  • Essaim

    Essaim

    Félix Blume
    Installation sonore
    Résidence de création et développement – Mars-Juin 2021
    Production : D.D.A Contemporary Art, en coproduction avec M2F Créations | Lab GAMERZ et en partenariat avec l’apiculteur Dominique Hardouin
    Credits photographiques : Félix Blume, D.D.A Contemporary Art, M2F Créations | Lab GAMERZ
    Accueil de l’artiste Félix Blume en résidence au Lab GAMERZ dans le cadre du projet de création sonore « Essaim » en vue de l’événement « Métaboles » – Juin 2021.

     

    Un essaim d’abeilles se compose de dizaines de milliers d’individus. Qu’il s’agisse d’une ruche ou d’un essaim en plein vol, c’est un son bien reconnaissable. Si on a tendance à penser l’essaim dans son ensemble, ce nouveau projet de Félix Blume propose de faire entendre l’individualité de chacun des êtres singuliers qui le compose, au travers d’enregistrements individuels.

    L’installation se composera de centaines de petits dispositifs sonores individuels, faits d’un reproducteur et d’une petite enceinte, diffusant chacun le son d’une abeille en particulier.

     

    Conception d’un studio d’enregistrement pour abeille individuelle :

     

    La conception du dispositif d’enregistrement est une étape cruciale pour le projet « Essaim », tant sur le plan technique et acoustique que dans sa relation aux abeilles. Si les studios d’enregistrements sont d’habitude pensés pour enregistrer de la musique ou des voix dans un espace contrôlé, un studio d’enregistrement pour insectes nécessite certaines adaptations. Il permettra l’enregistrement de sons d’un niveau très faible (comme le battement des ailes d’une abeille) grâce à un très haut niveau d’isolement acoustique et un microphone de qualité.

    Le studio est conçu sur la base d’échanges avec différents apiculteurs. Un cube en plexiglas sera construit avec l’intégration de fleurs cultivées à l’intérieur sur une fine couche de terre. Le micro sera placé au centre, au milieu des fleurs. Certaines des parois seront couvertes d’un traitement acoustique afin d’éviter d’éventuelles résonances. Le dispositif sera ainsi disposé à proximité de la sortie de la ruche, et permettra l’entrée des abeilles via un tube, permettant de n’enregistrer que les abeilles qui sortent de la ruche, et d’éviter le retour d’abeilles déjà enregistrées. Un clapet permettra de n’en laisser entrer qu’une seule. Une abeille sera ainsi isolée de son plein gré pendant quelques minutes, invitée à butiner les fleurs à l’intérieur du studio. À la sortie, c’est une trappe plus grande qui s’ouvre, laissant sortir l’ouvrière après sa séance d’enregistrement.

     

    A propos de l’artiste :
    https://www.felixblume.com

     

    Félix Blume (France,1984) est artiste sonore et ingénieur du son. Il vit actuellement entre le Mexique, le Brésil et la France.
    Il façonne le son comme une matière pour créer ses pièces sonores, ses vidéos, ses actions ou installations. Son travail, centré sur l’écoute, nous invite à transformer notre perception de l’environnement. Il utilise l’espace public tant comme lieu d’expérimentation que comme lieu de présentation de ses projets, effectués souvent en collaboration avec des groupes de personnes. Il est intéressé par les mythes et l’interprétation contemporaine que l’on peut en faire, par le dialogue entre les humains et le contexte – naturel ou urbain – qu’ils habitent, par ce que les voix nous racontent, au-delà des mots.

    Ses pièces sonores ont été diffusées par des radios du monde entier. Il a reçu le prix du “Paysage sonore” pour sa pièce vidéo-sonore Curupira, bête des bois (2018) et le prix “Pierre Schaeffer” pour son travail Les Cris de Mexico (2015) au festival Phonurgia Nova Awards.

    Il a participé à de nombreux festivals et expositions tels que LOOP Barcelona (2015), CCCB Barcelona (2015), Tsonami Arte Sonoro Chile (2015, 2018), Fonoteca Nacional Mexico (2016), Ex Teresa Mexico (2016, 2018), CENTEX Chile (2017), CTM Berlin (2017), Belluard Festival (2018), Arts Santa Monica Barcelona (2018), la Biennale de Thaïlande (2018) et la Berlinale (2019) entre autres.

     

     

    2021 - Résidence Lab GAMERZ - ESSAIM - Félix Blume

  • Puissance

    Puissance

    Grégoire Lauvin
    Installation, techniques mixtes
    Résidence de création et développement – Février-Mars-Avril 2021
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ avec le soutien de la Région Sud, dispositif Carte Blanche aux Arts Visuels 2020
    Credits photographiques : Grégoire Lauvin, M2F Créations | Lab GAMERZ

     

    « Puissance » interroge nos utopies productivistes passées et nos rêves de richesses dématérialisées par un jeu absurde et poétique de transformation alchimique dont le travail est finalement la matière transmutée.

    Le projet « Puissance » explore une relation entre énergie, travail et production de richesse virtuelle. Une machinerie complexe mélange informatique et mécanique dans une installation spatiale et sonore. Cette machine « mine » une monnaie virtuelle, la chaleur produite est transformée en travail mécanique et met en mouvement une minuscule boîte à musique jouant un chant de lutte que l’on finit par identifier comme l’Internationale.

    Pensée sur un principe de réaction en chaîne, « Puissance » met en jeu une archéologie des médias qui retrace l’histoire de l’informatique et une pratique critique de la technologie. Sa forme fait appel au vocabulaire des arts et technologies dans lequel Grégoire Lauvin évolue depuis près de vingt ans.

     

    https://www.gregoirelauvin.net/

     

    2019 - Résidence Lab GAMERZ - Demain les robots - France Cadet