Auteur/autrice : LABgamerz

  • Zome

    Zome

    ErikM & Stéphane Cousot
    Performance, Live streaming & real time, 2018
    Production: M2F Créations | Lab GAMERZ – Carte blanche Arts visuels – Région Sud
    Photo credit: M2F Créations | Lab GAMERZ

     

    http://www.erikm.com/
    http://compagnie1-618.palimpseste.net/stephane-cousot/

     

    2018 - Lucille Calmel - Résidence Lab GAMERZ - 'Sansespace (previously on)'

  • Pré-montage

    Pré-montage

    Paul Destieu
    Résidence de recherche et de production – 2019
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ & OTTO-Prod
    Crédits photographiques : Luce Moreau & Paul Destieu

     

    Paul Destieu s’intéresse aux transformations des images, de leurs statuts, de leurs modes de création, de diffusion et de leur consommation. Il se définit comme un observateur de la propagation des technologies dans nos sociétés. Ses travaux se déploient comme une multitude d’expérimentations et d’explorations plastiques. L’ensemble questionne ces différents média comme des actions et des flux, des apparitions et des codes nous permettant de saisir les contours sensibles de nos comportements et de notre environnement.
    Il développe des stratégies d’exploration des média – numériques ou analogiques – interrogeant leurs limites, en se jouant des esthétiques qu’ils produisent. Faisant référence à la « théorie des média », il tente de faire apparaître la dimension politique qu’ils véhiculent, ne serait-ce que par le simple fait de constituer la matière sensible d’une époque, à contre-pied de la virtualisation des flux et des données.

     

    Paul Destieu procède par décomposition, collage, surimpression ou entrelacement. Il cherche à faire apparaître des structures, à constituer des syntaxes, à manifester l’organisation des gestes, l’articulation des actions. Il travaille à révéler la matérialité du code, des données en tant qu’éléments constitutifs de notre milieu. L’image, le son, le mouvement ne sont plus ici simplement détachés de leur support ou de leur source, mais ils forment ensemble une totalité organique devenant ainsi le témoin et l’esprit de notre époque.
    Il examine et étudie les sonorités des « mécanismes-horloges » de différentes machines (caractérisées par les notions de performance et de productivité). Les rythmes produits par leurs sonorités deviennent alors des architectures dynamiques permettant la mesure du temps. Chaque machine se transforme dans son travail en un instrument musical qu’il expérimente en collaboration avec des musiciens.

     

    Il s’intéresse aux différentes formes de transmission du signal ainsi qu’aux modes de diffusion de l’information en jouant sur les transformations entre les différents états de la matière informationnelle. Ces travaux exposent les altérations produites par ce processus de déplacement et de flux : perte ou distorsion d’une partie de l’information, aberrations visuelles ou sonores, défauts de restitution. Il réinvestit avec des outils contemporains les techniques de séquençage et d’appréciation du mouvement héritées des courants artistiques modernes et de la chronophotographie jouant avec des formes anachroniques. Ses travaux cherchent tantôt à mesurer la capacité de propagation et de résistance du signal dans son environnement, tantôt à traduire sa durée en une forme, à la croisée de l’écoute et du regard.

     

    Paul Destieu questionne l’architecture de nos perceptions et de ce qui fait « langage». Il donne vie à des dispositifs, des installations et des performances dans lesquels la structure – visuelle ou sonore – cherche à s’affranchir de l’autorité des formats. Cette approche nous invite à partager une expérience mettant littéralement en jeu les concepts de temps, d’espace et de mouvement.

     

    http://www.pauldestieu.com

     

    2019 - Résidence Lab GAMERZ - Pré-Montage - Paul Destieu

  • Zome

    Zome

    ErikM & Stéphane Cousot
    Performance audiovisuelle, streaming & temps réel, 2018
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ – Carte blanche Arts visuels – Région Sud
    Crédits photographiques : M2F Créations | Lab GAMERZ

     

    Zome a la caractéristique de se nourrir mutuellement de sources sonores et visuelles issues du réel et en temps réel, au travers de flux disponibles sur Internet. Certaines sources sonores sont libres d’accès via une plateforme en ligne que Stéphane Cousot a développé dans le cadre de recherches à Locus Sonus, laboratoire en arts audio. L’image temps quant à elle, provient de plateformes lambdas. Le processus de création se déploie autour d’un dispositif « table » commun où les deux protagonistes sont face à face, écrans dos à dos. Ils partagent au delà de leur dispositif respectif, un atelier électromagnétique et lumineux à base de LED et d’optique vidéo. Les sources sonores sont générées par les variations de tension électriques des Leds. Ces alternances lumineuses et sonores, sont intégrées aux flux de données visuelles et sonores issues du web. Chaque source est susceptible d’être traitée, analysée et transformée, puis couplée et ré-encodée formant in fine un macro paysage abstrait composé d’autant de feedback sur sa propre temporalité.

     

    Stéphane Cousot et Erikm travaillent périodiquement ensemble depuis 2007. Leur rencontre s’est faite dans le cadre d’une demande d’Erikm pour son travail vidéo. Stéphane Cousot a mis à disposition des banques de données visuelles Trace, Asci &Tracking qu’il a développé avec le logiciel libre Processing. Depuis 1992, eRikm étend son terrain d’expérimentation artistique sur les scènes internationales. Attentif au maintien de la fusion entre pensée, instinct et sensibilité, il ose la simultanéité des pratiques et la mise en tension de différents modes de composition, dans et avec tous les langages.

     

    http://www.erikm.com/
    http://compagnie1-618.palimpseste.net/stephane-cousot/

     

    2018 - Lucille Calmel - Résidence Lab GAMERZ - 'Sansespace (previously on)'

  • sansespace (previously on)

    sansespace (previously on)

    Lucille Calmel
    Audio-visual Installation, programme and mechanics, 2018-2019
    Production: M2F Créations
    Supported by Fédération Wallonie-Bruxelles – Arts numériques
    Programming: Damien Petitot
    Credit: Lucille Calmel

     

    Born in France, in 1969 , Lucille Calmel is a performer, stage director, writer, digital artist, trainer and curator.
    She lived in Montpellier, where she directed the experimental theatre company called Myrtilles with Thomas Beyler, as well as La Cooperative a transdisciplinary research and residency center. Since 2005 she has been based in Brussels where she develops both physical and online research programmes and collaborations in visual and sound poetry, experimental music and digital creation.
    Her works has been exhibited in many art festivals.

     

    http://www.myrtilles.org/news
    https://vimeo.com/lucillecalmel

     

    2018 - Lucille Calmel - Résidence Lab GAMERZ - 'Sansespace (previously on)'

  • sansespace (previously on)

    sansespace (previously on)

    Lucille Calmel
    Installation audiovisuelle, programme / mécanique, 2018-2019
    Production : M2F Créations
    Avec le soutient de : Fédération Wallonie-Bruxelles – Arts numériques
    Programmation : Damien Petitot
    Crédit : Lucille Calmel
    Visuel : lucille calmel, capture d’écran, bureau constellé de torrents, 2015

     

    « sansespace (previously on) » est une installation (audio)visuelle sous reconnaissances (d’objets, de scènes, de texte…). Présenté sous la forme d’un triptyque, ce projet est réalisé à partir de milliers de captures d’écran issues de plus de 250 séries TV, collectées par l’artiste depuis une dizaine d’années. Le titre fait référence à la ‘scriptura continua’ – écriture en continu, sans majuscule ni séparation entre les mots – qui eut cours jusqu’au XIIe siècle.

     

    Née en 1969 en France, Lucille Calmel est performeure, metteure en scène, écrivaine, artiste numérique, pédagogue et curatrice. Elle a vécu à Montpellier où elle dirige avec Mathias Beyler la compagnie théâtrale expérimentale myrtilles ainsi que .lacooperative, un lieu de recherche et de résidence transdisciplinaire. Depuis son arrivée à Bruxelles en 2005, elle développe des collaborations, recherches et programmations en chair et/ou en ligne autour de la poésie sonore et visuelle, des musiques expérimentales et des scènes numériques.

     

    http://www.myrtilles.org/news
    https://vimeo.com/lucillecalmel

     

    2018 - Lucille Calmel - Résidence Lab GAMERZ - 'Sansespace (previously on)'

  • Visionneuse

    Visionneuse

    Driss Aroussi
    Installation, scanner, digital photo frame, raspberry pi, software, screen, Driss Aroussi, 2017
    Production: M2F Créations
    Code and software: Grégoire Lauvin
    Photo credit: Luce Moreau

     

    In French, the word ‘Magic’ (magie) is the anagram of ‘Image’ (image). That being said, we might assert that, since the invention of the photographic image, our imagination’s evolution has been based on the re-enactment of the real through a mechanical process. The invisible technological complexity of the machinery (the black box) hangs in the shade of the picture and our pictures are taken, as if by magic. Viewer is a word that dates back to a certain period in time and refers to the possibility to see thanks to an optical device.
    This viewer is the hybridation of different domestic devices (scan, digital picture frame and micro-computer). It actually puts into image the combination of the very process and production at work. With this machine, my material is composed of images I found in different media devices (memory stick, hard drive disk, disk, etc.), which opens the question of technological archeology.
    What comes out from The Viewer are randomly processed images, weft visual objects, spaces where there’s possibly new images created.

     

    Driss Aroussi’s work with photography is polysemous. His research explores different directions, from experimentation to a documentary kind of work. Both sides, supplemented by drawing and video, hinge on the artist’s yearning for creation, wherever he might be. The artist calls upon whatever he might use to re-enact the real, and puts interest in the process that gives birth to a picture, or alters it. Far from a tidy aesthetics or the will to create show-images, his approach tends to be intuitive, prosaic, and sometimes floating in the ways he captures or produces images. Exploring the fringes of photography, he enjoys to divert or mix various technics. As so, he tinkers with settings, hybridizing the photographic process (analogue, digital, scan, etc.) in order to push the limits of the famous autonomous and opaque black box, named by Vilém Flusser in his book “Towards a philosophy of photography” by diverting the programmed sphere of action of the recording device.

     

    http://documentsdartistes.org/artistes/aroussi/repro.html
    http://www.drissaroussi.com

     

    Résidence Driss Aroussi _ Visionneuse

  • Visionneuse

    Visionneuse

    Driss Aroussi
    Installation, scanner, cadre numérique, raspberry pi, programme, écran, 2017
    Production : M2F Créations
    Programmation : Grégoire Lauvin
    Crédit photographique : Luce Moreau

     

    Le mot magie est l’anagramme d’image, cela étant dit on peut affirmer que depuis l’invention de l’image photographique notre imaginaire n’a cessé de se construire à travers le prisme de la reproduction du réel par des procédés mécaniques. Dans l’ombre de la photographie, plane l’invisible complexité technologique de l’appareil (black box) et puis nous réalisons des photographies comme par enchantement. La visionneuse est un mot qui marque une époque et qui indique le fait de voir grâce à un dispositif optique. Cette visionneuse donne à voir le résultat d’une hybridation entre appareils domestiques (un scanner, un cadre numérique et un microordinateur) qui par leur combinaison met en abyme la production et la restitution des images. Pour cette machine j’ai utilisé des images trouvées et récupérées sur des supports multiples (carte mémoire, disque dur, disque, etc.), ce qui pose la question de l’archéologie technologique. De ce dispositif émergent des images aux combinaisons aléatoires, des objets visuels tramés, des endroits ou se réinventent des possibles images nouvelles.

     

    Driss Aroussi dont le travail photographique est polysémique, emprunte plusieurs pistes de recherche, navigant entre expérimentation et forme proche du documentaire : ces deux parts du travail (auxquelles s’ajoutent le dessin et la vidéo) articulent une forme d’engagement à l’envie d’inventer toujours à l’endroit où il se trouve. Dans sa pratique Driss fait appel à ce qui permet de reproduire le réel, et s’intéresse au processus qui fait advenir l’image, mais peut aussi l’altérer. Loin d’une esthétique lissée ou d’une envie de faire des images spectacles, sa démarche se veut intuitive, prosaïque, parfois un peu flottante dans ces méthodes de captation et de restitution. Explorant les limites de la photographie, il aime à détourner ou mixer différentes techniques. Ainsi il bricole des dispositifs, hybridant les procédés photographique (argentique, numérique, scan, etc.) afin de repousser jusque dans ces retranchements, la fameuse black box opaque et autonome ainsi nommée par Vilém Flusser dans son livre « Pour une philosophie de la photographie » en détournant le champ d’action programmé de l’appareil capteur enregistreur.

     

    http://documentsdartistes.org/artistes/aroussi/repro.html
    http://www.drissaroussi.com

     

    Résidence Driss Aroussi _ Visionneuse

  • PSL l’île bricolée (PSL, Dabbled Island)

    PSL l’île bricolée (PSL, Dabbled Island)

    François Lejault
    Generative video installation, François Lejault, 2015-2017
    Production : M2F Créations, DICRéAM

     

    PSL Dabbled Island outlines the encounter with a moving shore country, whose story unfolds and tolds as you walk by ; a drilling through the layers of reconstructed identities that follows the successive deposals of rivers Rhône: the exploration of an outcrop of singularities weathered by the winter winds and brightened by the summer mirages. PSL Dabbled Island is an icosystem i.e a digital model that distributes the movie on different screens following internal rules of composition and a part of randomness. The sense of places crystalizes for a moment in the machine.

     

    Born in Tours in 1960, works in Aix-en-Provence. Artist, videographer and professor at the fine arts school of Aix-en-Provence.
    Following art studies, François Lejault’s developed his work towards video installations and film-making. His videos deal with the complex relations of the body with its representations and transformations. His current work explore society’s border territories, those of shamans, homeless people, psychiatric hospitals. Since 1996 he has realized numerous videos for dance and scenography for Thierry Bae’s shows.

     

    http://www.lejault.com

     

    Résidence François Lejault - PSL l’île bricolée

  • PSL l’île bricolée

    PSL l’île bricolée

    François Lejault

    Installation vidéo générative, François Lejault, 2015-2017
    Production : M2F Créations, DICRéAM

     

    ESQUISSE D’UN TERRITOIRE

     

    Comment imaginer pire endroit pour installer une ville? Sols meubles qui rendent périlleuse et onéreuse l’édification de hautes structures, marécages infestés de moustiques contaminant la zone de miasmes délétères, aucune source d’eau potable à moins de 10 kilomètres, vents furieux qui assèchent et désolent la maigre végétation, vastes propriétés aux mains d’une poignée de compagnies attendant la construction sans cesse reculée d’un canal, d’un port. Mais c’est ici qu’émerge à la fin du XIX ème siècle l’ébauche d’une cité au bord du monde. Une communauté hétéroclite d’arlésiens, d’italiens, de grecs s’agrège autour du bassin et du canal St Louis, créant une ville nouvelle, une ville de Far West. Cette mémoire est encore là, transmise, sans cesse invoquée, façonnant ce caractère insulaire qui soude et protège ce patchwork identitaire.

     

    PSL l’ile bricolée trace la rencontre avec un pays aux rivages si mobiles que son histoire s’invente et se raconte au fil des marches; un forage des couches sédimentaires d’identités reconstruites qui suivent les dépôts successifs des Rhônes; une exploration des affleurements de singularités battus par les vents d’hiver, illuminés par les mirages d’été. PSL l’ile bricolée est un icosystème, modèle numérique qui construit le film sur plusieurs écrans suivant des lois de composition internes écrites et une part d’aléatoire. L’esprit des lieux trouvant dans la machine une cristallisation éphémère. Comment ne rien fixer, jouer avec les regards des spectateurs qui se déplacent, font des choix, s’immergent dans une architecture d’images qui joue sur les registres de l’instable, du précaire, du provisoire. Analogie d’un territoire en perpétuelle indécision, le dispositif affirme une volonté d’immersion du spectateur dans la matière et le mouvement filmique et sonore.

     

    Né à Tours en 1960, vit et travaille à Aix-en-Provence.
    Artiste, vidéaste et professeur à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.
    Après ses études en école d’art, François Lejault, engage un travail d’installations et de films vidéos.
    Ses vidéos dessinent les relations complexes du corps et de ses images dans leurs transformations. Son travail actuel s’immerge dans les territoires limites de la société (shaman, sans domicile fixe, hôpital psychiatrique…). Depuis 1996 il réalise de nombreuses vidéos danse et des scénographies pour les spectacles de Thierry Bae.

     

    http://www.lejault.com

     

    Résidence François Lejault - PSL l’île bricolée

  • Festival GAMERZ 13 / 2017

    Festival GAMERZ 13 / 2017

    From 03th to 12th november 2016
    Aix-en-Provence
     
    Fondation Vasarely : Martin Howse, Collectif One Life Remains (André Berlemont, Kevin Lesur, Brice Roy and Frank Weber), Tanja Vujinovic, Luce Moreau, Suzanne Treister, Driss Aroussi, Émilien Leroy, Adelin Schweitzer
    École Supérieure d’Art : Horia Cosmin Samoïla
    Office de Tourisme : Thomas Molles
     
    Performances
    École Supérieure d’Art : Benjamin Cadon, Feromil (Émilien Leroy), Nicolas Montgermont, Servovalve (Gregory Pignot et Alia Daval), Lucille Calmel
     
    Meetings
    École Supérieure d’Art : Benjamin Cadon, Horia Cosmin Samoïla
     
    Workshop – Masterclass
    Bibliothèque Méjanes : “INITIATION UNITY” – Robin Moretti
    École Supérieure d’Art : “TRANSFORMER” – Lucille Calmel
     
     
    http://www.festival-gamerz.com/gamerz13
     
    2017 - Festival GAMERZ 13
    Crédits photo, Luce Moreau pour M2F Créations / Lab Gamerz