Auteur/autrice : LABgamerz

  • PLAIN-CHAMP  |  JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    PLAIN-CHAMP | JULIEN CLAUSS & EMMA LORIAUT

    SAMEDI 25 JUIN & DIMANCHE 26 JUIN 2022
    MEYRARGUES | CHEMIN DU PAS DE L’ÉTROIT | SITE DE L’ANCIEN AQUEDUC ROMAIN DE TRACONNADE
    INSTALLATION SONORE & RADIOPHONIQUE | IN-SITU | DE 15H À 20H

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 25 JUIN | À PARTIR DE 15H
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE UNE 5ème SAISON | PARCOURS « ART CONTEMPORAIN AU PIED DE LA SAINTE-VICTOIRE »

     

     

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    Dans le cadre de la Saison Été de la Biennale une 5ème Saison, Lab GAMERZ invite le duo d’artistes Julien CLAUSS & Emma LORIAUT à Meyrargues, pour y présenter une nouvelle création intitulée PLAIN-CHAMP le samedi 25 et le dimanche 26 Juin. Deux journées d’écoute durant lesquelles le public est invité à un voyage sonore en ré-investissant les ondes du spectre hertzien et à redécouvrir ce site emblématique par ses qualités de modulations acoustiques. Il est recommandé au public d’emporter sur place un poste de radio portable !

     

    PLAIN-CHAMP est une installation sonore et radiophonique in-situ. Disposée dans le panorama meyrarguais, à la lisière des
    espaces de la ville et du massif du Ligourès, territoire du Grand Site Concors Sainte-Victoire, l’installation est constituée d’une multitude de radios portatives et d’un pavillon géant.

     

    Composée en fonction du paysage existant, PLAIN-CHAMP s’appuie sur les anfractuosités de la roche, sur les cirques naturels créés par le relief, sur les échos et réverbérations de ces espaces, pour produire un environnement sonore discret et changeant.

     

    Une voix imbriquant des extraits de textes (Giono, Deleuze, Salmona…) nous parviennent au proche et en continu dans les radios, tandis qu’une étendue sonore s’amplifie imperceptiblement et recouvre petit-à-petit ces sources plus intimes pour s’arrêter subitement.

     

    Le dispositif joue des différences d’échelles et de perspectives, tout en révélant le paysage en creux, le soulignant autant par la présence des sons remplissant l’espace d’écoute que par leur disparition. Évoluant de manière cyclique, cette nouvelle création invite le public à déambuler ou s’installer confortablement dans cette bulle de sons pendant quelques minutes ou plusieurs heures, pour porter un regard et une oreille sensibles sur les singularités de cet environnement.

     

    Le projet PLAIN-CHAMP est issu du programme de résidence au Lab GAMERZ.

     

    Installation

     

     


    ÉCOUTER RADIO LE MAG PODCAST : PLAIN-CHAMP SUR RADIO ZINZINE

     


    REGARDER PLAIN-CHAMP : UN REPORTAGE ANONYMAL TV

     

    INFOS PRATIQUES | ACCUEIL | RECOMMANDATIONS :

     

    Entrée libre
    Chemin du Pas de l’Étroit
    Site de l’ancien Aqueduc Romain de Traconnade – 13650 MEYRARGUES
    Coordonnées GPS : 43.6338703868386, 5.533744483764872
    Stationnement & Point d’accueil : Parking du cimetière de Meyrargues

     

    Boissons fraîches & artisanales par les boissons Soiffe !
    Les organisateurs mettent à disposition du public des postes radios en échange d’une pièce d’identité dans la limite du matériel disponible.

     

    L’installation PLAIN-CHAMP est un dispositif sonore & radiophonique, il est recommandé de se munir d’un poste radio pour assister aux séances d’écoute du 25 & 26 juin 2022.
    Le public est invité à emporter coussins & couvertures, eau et protection solaire.
    Sur place, chacun est responsable de sa sécurité.
    Les parents sont responsables de leurs enfants.
    Tout le monde est prié de respecter les lieux empruntés ainsi que le confort d’écoute.
    Au vue du risque incendie, il est strictement interdit de fumer.

     

     

    À PROPOS DE JULIEN CLAUSS

     

    cycliq.org.
    108mhz.wordpress.com.
    beyondtheunset.bandcamp.com.

     

    Julien Clauss (1974), vit en Isère. Il a étudié la musique et la mécanique physique (mécanique des fluides, thermodynamique, acoustique, algorithmique). Depuis 2001, il oeuvre dans le champ des arts et médias, où il réalise des pièces sonores, des sculptures, des installations et des dispositifs radiophoniques. Il a créé les installations audio-tactiles Pause et Stimuline avec Lynn Pook, a assisté Pierre Henry de 2001 à 2007 lors de ses concerts et a fait partie du laboratoire d’art audio Locus Sonus de 2007 à 2012. Il a co-organisé les rencontres d’art en marche Laissez le Passage Libre de 2009 à 2012, et les rencontres pluridisciplinaires Point Org en 2017.
    Sous les titres génériques Bulles et Modulation, il organise des événements de musique expérimentale spatialisée et radiophonique dans des lieux atypiques : sites en montagne, pont autoroutier, lac, terrain de foot…
    L’idée chère à J.G.Ballard de créer des réalités dans un monde saturé de fictions se manifeste dans son travail sous formes de déréalisations : les oeuvres créent ou déplacent des usages pour faire apparaître chez le visiteur de nouvelles réalités, non décrétées mais concrètement vécues. Ses productions s’inscrivent spécifiquement dans leur contexte social, géographique ou architectural afin de le manipuler (Isotropie de l’ellipse tore, Toposone, Insulation, Walk in Music, Salle de brouillage, …).
    Son approche sonore, abstraite et matiériste, le situe à l’intersection de la musique répétitive et des musiques électroniques minimalistes ou bruitistes. Depuis 2013, il compose principalement sur synthétiseurs analogiques modulaires.
    Son travail est régulièrement présenté dans des centres d’art, des galeries et des festivals en Europe, au Canada et en Asie.

     

    À PROPOS D’EMMA LORIAUT

     

    vehicule-lent.org.
    108mhz.wordpress.com.
    emmaloriautjulienclauss.bandcamp.com.

     

    Emma Loriaut (1984) réside dans un petit village du Trièves.
    De formation pluridisciplinaire, son parcours professionnel débute en 2004 : interprète pour des compagnies de danse et/ou théâtre (Cie Kirsten Debrock, Cie El Yamni, …) et pour différents projets performatifs (Enna Chaton, Jennifer Lacey, …) ou en milieu urbain (Willi Dorner, …), elle est aussi assistante à la mise en scène d’opéras pour le Théâtre Alibi en 2010, et pour le Primesautier Théâtre en 2011. En parallèle, elle performe au sein du réseau Hors Lits dont elle importe et organise les événements à Marseille de 2009 à 2011.
    Depuis 2013, elle organise annuellement Modulation avec Julien Clauss, bivouac radiophonique de 24h, invité en 2022 pour Esch-Luxemburg Capitale de la Culture. De 2013 à 2016, elle est responsable des actions culturelles de la Bibliothèque Municipale d’Eourres, et donne des ateliers autour du mouvement et de la voix. Son travail artistique se tourne alors vers l’expérimentation de formes parlées et radiophoniques, dont naît en 2015 On entend lire jusqu’au bout… marathon littéraire, culinaire et radiophonique. En 2017, elle co-organise les rencontres pluridisciplinaires .ORG
    Elle commence ensuite un cycle de collaborations sur la notion d’invisible (Scannographie du ciel profond ; Réversion ; Achondrite Type H6 ; Salle de Brouillage …), prenant la forme de sculptures, d’installations, d’écrits poétiques ou de performances. En 2022, elle met en scène l’opéra A Flauta Incantata, adaptation en langue corse de La Flûte Enchantée de Mozart.
    Les travaux d’Emma sont tournés vers des questions d’inscription dans le réel et de déréalisation, faisant apparaître de manière sensible mais insaisissable des présences auratiques au sein des dispositifs qu’elle construit. Elle tente de créer des situations et des agencements dont le but inatteignable est peut-être celui de réussir à suspendre le temps en travaillant l’espace.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

  • Nicolas Montgermont

    Nicolas Montgermont

    Résidence de développement « ENCAGEMENT » – Juin 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ, Labomédia, avec le soutien de la Région Sud, dispositif Carte Blanche aux Arts Visuels 2021

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant le mois de juin l’artiste Nicolas Montgermont pour y développer un nouveau projet d’installation intitulée « Encagement ». Encagement est un espace vide de toute télécommunication, une zone blanche qui s’inspire des méthodes de protection des personnes électro-sensibles pour créer une « bulle » préservée. En s’appuyant sur la technique de la cage de Faraday, l’application d’un grillage spécifique sur l’ensemble des murs de l’espace d’exposition permet d’empêcher l’intrusion des télécommunications qui utilisent les ondes radios. Les téléphones portables perdent le contact avec les antennes relais de leurs opérateurs téléphoniques et deviennent des terminaux informatiques isolés : plus d’appels téléphoniques, de SMS, de notifications ni de connexion Internet.

     

    Empêcher cette connexion permanente permet de se libérer des toxicités liées à l’utilisation de ces technologies : FOMO, stress, inattention… Le design addictif des applications qui pousse à consulter fréquemment son téléphone est mis en échec.
    Nous sommes également libéré·es des envois non désirés des sons et images captés par le notre téléphone à notre insu : les micros ouverts de Siri ou de OK Google qui transfèrent en permanence des sons, par erreur ou à dessein, sur les serveurs des GAFAM; le partages d’informations sur notre localisation et nos activités réalisées par des applications intrusives ; les espionnages par les institutions ou les gouvernements. Encagement garantit une « safe zone radio » collective, un espace de confiance qui nous affranchit de la possibilité d’être espionné·es.

     

     

    À propos de Nicolas Montgermont :
    https://nimon.org/

     

    Nicolas montgermont est un artiste sonore et radio qui explore la physicalité des ondes sous ses différentes formes.

    Depuis plus de 15 ans, il conçoit des dispositifs artistiques qui explorent l’essence poétique des ondes : résonance dans un volume, vibration des matières, richesse des paysages radio invisibles, musicalité des interférences, sculpture d’antenne, territoire d’écoute et d’émission… et développe en ce moment un travail sur les liens entre radio-art et politique.

     

    Il réalise des performances sonores, des installations, des disques et des compositions, seul ou en collaboration (chdh, Art of Failure, Cécile Beau, RYBN, Pali Meursault …) et participe à plusieurs collectifs de création sonore et radiophonique (∏node, Yi King Operators, les Sons Fédérés, Jef Klak, l’Acentrale). Ses projets sont montrés dans de nombreux centres d’arts, musées, salles de concerts et lieux autogérés en Europe et ailleurs.

    Il enseigne la création sonore et multimédia à l’ENS Louis Lumière et à l’université Paris 8.

     

     

  • RADIO FISCHLI WEISS  |  COLLECTIF Π-NODE

    RADIO FISCHLI WEISS | COLLECTIF Π-NODE

    DU VENDREDI 15 AVRIL AU 14 MAI 2022
    GALERIE DES GRANDS BAINS DOUCHES DE LA PLAINE | MARSEILLE
    EXPOSITION | PERFORMANCES | RADIO & CONCERT

     

    Une exposition produite par OTTO-Prod en partenariat avec Art-Cade, M2F Créations | Lab GAMERZ et le GMEM

     

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    VERNISSAGE : JEUDI 14 AVRIL | À PARTIR DE 18h30 | ENTRÉE LIBRE

     

    OTTO-Prod invite le collectif Π-Node à Marseille, pour y adapter et présenter l’oeuvre collective « Radio Fischli Weiss ».
    Avec Radio Fischli Weiss (travail initié en 2015 à la Labomedia d’Orléans), Π-Node fait écho au chef-d’oeuvre de Peter Fischli et David Weiss ”Le cours des choses” (Der Lauf der Dinge, 1987), film faussement plan-séquence où, une chose en entraînant une autre, un premier événement engendre une réaction en chaîne, à la manière des dominos qui chutent les uns après les autres. En appliquant ce principe à la transmission du son, par voies lumineuses, aqueuses, mécaniques ou hertziennes à l’échelle de la salle d’exposition, l’oeuvre collective de Π-Node permet d’observer le parcours de l’information de modules en modules et d’entendre la détérioration du son au fur et à mesure de son déplacement dans l’espace.

     

    SOIRÉE CONCERT À L’EMBOBINEUSE | VENDREDI 15 AVRIL | À PARTIR DE 21h

     

    À l’occasion de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », les membres du collectif Π-node investissent
    L’Embobineuse avec nombre de projets parallèles pour une soirée de performances mêlant synthétiseurs
    modulaires, musique ubérisée, concerts de rythmiques bruitistes, sonorisations de disques durs et
    improvisations à la guitare. La soirée sera diffusée en direct dans les micros ouverts du comptoir radio.
    Avec Æther Varia (Nicolas Montgermont) I beyond the unset (Julien Clauss) I Micro-Taskers (HeidyX, Pali M
    et Julie Desk) I Erik Minkkinen I OOTIL (Yann Leguay) I Valentina Vuksic.

     

    SOIRÉE RADIO À DATA | SAMEDI 16 AVRIL | À PARTIR DE 18h

     

    Pour le dernier volet du triptyque d’événements autour de l’exposition « Radio Fischli & Weiss », présentée par
    OTTO-Prod à la galerie des grands bains-douches la plaine, Π-node installe un plateau radio à Data pour y
    présenter des formes expérimentales, improvisées et collaboratives. Le plateau ouvrira ses micros pour une
    soirée parsemée d’interventions et interférences lives, accueillant pèle mêle feedbacks de streams, mixes
    de flux radios, synthèse vocale et granulaire.

     

    ARCHIVES VIDEO :

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (1) – Voix féminine from Pauline Node on Vimeo.

     

    FISCHLI & WEISS RADIO IV (2) – Voix masculine from Pauline Node on Vimeo.

     

     

    Exposition

     

     

    Feuille de salle

     

    Parcours du son à travers les modules :

     

    « Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

     

    Je bifurque dans la cabine des bains-douches. Je suis propulsé par une enceinte subaquatique dans l’eau du bain. Un hydrophone reconvertit mes ondes aquatiques en signal électrique.

     

    J’arrive comme signal acoustique et rentre dans une diode électroluminescente, et là j’alterne un grand nombre de fois entre allumé et éteint. Dans la LED, je clignote autant de fois qu’il me faut pour arriver de l’autre coté. Je parcours deux centimètres sans fil dans l’air avant d’être capté par un panneau solaire et je continue mon parcours.

     

    Je monte le long du mur dans un câble torsadé monobrin puis je suis la forme de la pillotine. Je rayonne alors dans l’air et palpite sous forme d’énergie magnétique dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. Je m’enchevêtre entre les deux blocs de pierre en m’enroulant sur moi-même une vingtaine de fois et par induction, je pénètre dans le câble et rejoins la console de mixage.

     

    Je pénètre dans un modulateur RF, me transforme en signal Ultra Haute fréquence, et, à travers un câble coaxial, je suis dirigé vers un amplificateur de signal, qui me propulse dans l’éther via une antenne à boucle magnétique sur la bande porteuse 549.75 MHz, Bande L, canal 30. Je suis réceptionné par une antenne UHF qui m’envoie vers un poste de télévision. Je sors par une prise péritel éclatée.

     

    Je transite par un câble XLR dénudé à son extrémité. Le cuivre du câble est mis en contact avec un amas de graphite. J’évolue au hasard dans le noir minéral des atomes de carbone. Je trouve une sortie dans ce labyrinthe et m’engouffre dans un fil de cuivre.

     

    Je passe dans un amplificateur qui augmente mon niveau, puis à travers deux bobines de cuivre. Ma tension fluctue. J’alimente une ampoule fluorescente. Je deviens lumière. Je suis captée par un panneau solaire qui me retransforme en pulsations audio.

     

    Un fil électrique m’emmène à un transducteur électrodynamique fixé sur une pierre. Je passe du transducteur à la pierre par simple contact. Je me propage maintenant sous forme de vibration dans la matière, générant une oscillation des atomes autour de leur position d’équilibre. Je circule de proche en proche à la vitesse de 2500 mètres par seconde dans ce réseau cristallin. Un microphone de contact perçoit ma vibration de l’autre coté de la pierre et me transforme en courant électrique.

     

    Grâce à un mini haut-parleur placé à l’intérieur d’une boite de conserve je fais vibrer une ficelle en tension, une ficelle toute simple en chanvre sur laquelle je m’élance vers une seconde boite métallique. Un micro contact placé à l’intérieur recueille les vibrations et je redeviens sinusoïde électrique.

     

    Je pénètre dans un ordinateur, je suis numérisé au format 8 bits et encodé en une multitude de pixel suivant une organisation très précise, Je deviens QR code et m’affiche sur un écran 40 fois par seconde. Un ordinateur muni d’une webcam me refilme et me réencode en son.

     

    Je rentre dans une bobine de cuivre qui induit un champ magnétique excitant une corde de basse en Ré à environ 130 Hz, ma vibration est captée par un micro de guitare électrique.

     

    Je suis conduit vers un ordinateur. Je suis transformé en caractères ASCII de manière à être encodé par Minimodem. Je voyage à présent sous la forme de données numériques audio. Un câble m’achemine jusqu’à un autre ordinateur. Ici, minimodem me décode : je défile à l’écran en caractères ASCII et suis renvoyé à la sortie audio.

     

    Je m’introduis dans un micro contact inversé, qui devient haut-parleur. À cet instant, mes vibrations sont transmises depuis le piézo à la plaque de cuivre, sur laquelle est soudé le circuit électronique d’un émetteur mini-FM Kogawa. Le circuit me module sur la fréquence 88.1 MHz. Je m’élance jusqu’à un poste radio.

     

    Mes modulations font varier la vitesse de trois moteurs électriques équipés de fils. Les rotations fouettent deux cordes de basse fixées sur une guitare artisanale. Un piézo capte les vibrations produites par l’ensemble.

     

    Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre.
    Mes oscillations alimentent un électroaimant qui me transforme en vibration dans la membrane d’un haut-parleur suspendu. Je traverse quelques centimètres d’air et j’arrive dans un micro qui me redonne forme électrique.

     

    Je suis indexé en temps réel en millions de paramètres chiffrés, dans un réseau de neurones artificiels, pour être analysé sémantiquement dans un micro-calculateur. Là, un synthétiseur vocal me traduit en mots, et je me dirige vers une console de mixage.

     

    Je serpente quelques mètres au sol à travers un câble pour arriver directement sur un fil de cuivre sectionné sous le robinet d’un cubitainer de vin urbain sorti de Cuve. le contact ne peut se rétablir que lorsque le vin s’écoule. J’aboutis dans un verre. »

  • FÉLIX BLUME  |  Exposition monographique

    FÉLIX BLUME | Exposition monographique

    DU SAMEDI 26 MARS AU 15 MAI 2022
    MUSÉE DES TAPISSERIES | AIX-EN-PROVENCE
    EXPOSITION | PROJECTION | RENCONTRE

     

    VERNISSAGE : SAMEDI 26 MARS | À PARTIR DE 18h30 | OUVERTURE JUSQU’À 22H
    WEEK-END INAUGURAL DE LA BIENNALE SAMEDI 26 & DIMANCHE 27 MARS | ENTRÉE LIBRE
    NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES | SAMEDI 14 MAI | 19h À MINUIT | ENTRÉE LIBRE

     

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    Pour l’inauguration de la Biennale « Une 5ème Saison », M2F Créations | Lab GAMERZ consacre une exposition à l’artiste Félix Blume.
    Ingénieur sonore et preneur de son pour le cinéma, Félix Blume développe un travail centré sur l’écoute, qui nous invite à transformer notre perception de l’environnement par le biais du son.

     

    Pour cette saison de printemps, l’exposition rassemble au Musée des Tapisseries, l’installation « Essaim », issue des résidences du Lab GAMERZ en coproduction avec D.D.A. Contemporary Art ainsi que la série de vidéos « Son seul » réalisée tout autour du monde depuis ces dix dernières années.

     

    Avec l’œuvre « Essaim », les voix de 250 abeilles s’entremêlent dans l’espace pour recomposer l’expérience sonore et immersive d’une colonie en plein vol. La série « Son seul » se compose de trente cinq films courts, donnant à voir et à entendre les situations de « chasses aux sons » auxquelles Félix Blume se livre lors de différents tournages.

     

    Cette exposition nous invite à une exploration de tous ces paysages sonores, à l’écoute des voix qui les composent, au-delà des mots.

     

    Exposition

     

     

    INTENTIONS CURATORIALES :

     

    La sélection d’œuvres de Félix Blume réunies dans l’exposition au Musée des Tapisseries (la série de vidéos Son seul / Wildtrack, l’installation sonore Essaim) et à l’École d’Art d’Aix-en-Provence (la projection du film Curupira, bête des bois) répond à la volonté d’emmener les regardeurs vers l’expertise singulière que l’artiste nous propose du son, de faire glisser le regard vers l’écoute et inversement, d’attirer enfin l’attention vers le contrat sensible « audio-vision » posé par Michel Chion dans les années 90 : on ne voit pas la même chose quand on entend, on n’entend pas la même chose quand on voit.1

     

    Dans la série de vidéos Son seul / Wildtrack, les trente-cinq plans cinématographiques fixes et brefs offrent en premier lieu un environnement que l’on se hâte d’observer, dans lequel l’œil se promène et projette son imagination. Ces scènes filmées tout autour du monde sont autant de contextes de tournages desquels Félix Blume – alors preneur de son – se détourne et qu’il se réapproprie, afin de travailler sur ses captations et alimenter une réserve de matière sonore, de « sons seuls » (ou wildtracks).
    Nous nous installons dans la scène : un arbre sur fond de ciel bleu, des pêcheurs à un quai, un carrefour urbain, des enfants jouent au cerceau avec des pneus. Le son, cependant, n’est pas celui ambiant de la scène entière ; il semble être comme hors-champ, son volume et son intimité interrogent le large cadrage de l’image, et un décalage inhabituel entre audio et vision se crée dans notre cerveau bien éduqué par le cinéma. C’est l’irruption de l’artiste et le cheminement de sa perche, outil enregistreur que l’œil suit dans le cadre, qui oriente notre écoute et nous permet d’accéder à une approche alternative de la scène comme parcourue à la ‘loupe auditive’. Nous sommes dès lors équipés de l’ouïe fine technologique, d’une perception surhumaine, de l’oreille exacerbée et concentrée du micro. L’équipement prolonge le corps de l’artiste tout en l’affranchissant du contexte sonore ambiant, l’esseulant dans sa quête à la finalité précise et inconnue du spectateur ; un détail de l’environnement est ainsi valorisé par son identité sonore, extraite physiquement de son milieu et proposée à l’écoute. En jouant ces saynètes insolites, de l’ordre de la performance où le corps entre en jeu, de la composition tendant au sculptural par l’élaboration de stratagèmes ingénieux et parfois périlleux, il nous fait prendre en considération ce détail, et apprécier pleinement sa présence.

     

    Un soin identique de la singularité au sein d’un ensemble est notable lorsqu’il enregistre une abeille seule, prélevée pour un court instant de son environnement systémique et de sa communauté biologique. Chacune des nombreuses « abeilles » composant l’essaim de
    l’installation du même nom bourdonne de sa « voix » propre, chante son phrasé et râle de tout son corps d’être coupée dans sa course aux fleurs et sa courte vie pour nous être présentée. En ajoutant ses multiples individualités, Essaim reconstitue ainsi le son ambiant d’une colonie d’abeilles en plein vol, dont nous aurions le réflexe de croire qu’elle n’a qu’une voix unanime. L’insecte eusocial n’a en vérité pas de « voix » : le battement de ses ailes et la résonance dans son thorax provoquent en revanche le bourdonnement, qui pour nous devient langage, signal, chant, lorsque la fréquence du battement en modifie le son et l’accélère ou l’aggrave, traduisant un état d’excitation, de calme ou d’anxiété. C’est cette physicalité du son comme vibration qui pousse à l’analogie techno-organique entre la membrane du module « abeille » de l’installation (composé d’un haut-parleur et d’un circuit électronique) et le corps vibrant de l’animal enregistré ; nous sommes face à l’un comme à l’autre dans une véritable altérité, et notre étonnement reste intact.

     

    L’ensemble proposé est un espace pénétrable, contrairement à un essaim d’abeilles en plein vol ; nous accédons ainsi à l’intimité de la colonie, et fantasmons à devenir ‘abeille’ parmi les abeilles, à l’écoute des informations vibratoires de notre nouvelle espèce.

     

    Avec Essaim, comme dans Son seul / Wildtrack, l’artiste une fois de plus « s’adonne à documenter le patrimoine sonore de la nature et du monde »2 , parcellant phoniquement un environnement et le réassemblant en un paysage sonore.

     

    1 Frédéric Dallaire, 2008, à propos de Michel Chion, L’audio-vision, Nathan, 1990
    2 Félix Blume dans L’usage sonore du monde, Entretien avec Félix Blume et Sophie Berger, par Céline Develay Mazurelle, Rfi, 2021

     

    INFOS PRATIQUES :

     

    Entrée libre dans le cadre du week-end inaugural de la « Biennale une 5ème Saison » le samedi 26 et dimanche 27 mars 2022
    Entrée libre dans le cadre de la Nuit des Musées le dimanche 15 mai
    L’ensemble de la programmation liée à l’exposition est susceptible d’être modifié en fonction de l’évolution des contraintes sanitaires.
    > MUSÉE DES TAPISSERIES
    28 place des Martyrs de la Résistance – 13100 Aix-en-Provence – Tél. : 04 88 71 74 75 – Parking : Rotonde, Pasteur
    Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12h30 et de 13h30 à 17h00 et à partir du 15 avril de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.
    TARIFS :
    > Tarif normal: 3,70 €
    > gratuit chaque 1er dimanche du mois
    > gratuit sous condition et présentation d’un justificatif
    > gratuit jusqu’à 26 ans
    > Adhérent au dispositif: City Pass aix-en-provence
    > Visite commentée (droit d’entrée inclus) 5€30 uniquement sur réservation.
    > Différentes actions de médiations, scolaires et hors temps scolaire, sont proposées
    dans le musée.
    Uniquement sur réservation.
    Renseignements et inscription: 04 42 91 88 74 ou animationpavillon@mairie-aixenprovence.fr.
    aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries facebook / instagram : Les Musées d’Aix

     

    MERCREDI 30 MARS, À 17H | ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX-EN-PROVENCE FÉLIX CICCOLINI
    CURUPIRA, BÊTE DES BOIS | UN FILM DE FÉLIX BLUME | PROJECTION & RENCONTRE
    DANS LE CADRE DE LA BIENNALE « UNE 5ÈME SAISON »

     

    Curupira-félix-blume-M2F Créations-Lab GAMERZ-Ecole supérieure d'art Félix Ciccolini-Aix-en-Provence-projection-rencontre

     

    Amphithéâtre de l’École supérieure d’art Félix Ciccolini
    Application des règles sanitaires en vigueur

     

    CURUPIRA, Bête des bois | France | 2018 | 35 minutes | HD |

     

    Au cœur de l’Amazonie, les habitants de Tauary nous invitent à écouter les sons de leur forêt, avec ses oiseaux et ses animaux. Certains sons étranges apparaissent pourtant : une créature rôde entre les arbres. Parmi ceux qui l’ont déjà entendue, très peu l’ont vue, et ceux qui l’ont rencontrée n’en sont jamais revenus. Elle charme, elle enchante, elle rend fou, elle emmène les gens, elle les pousse à se perdre : chacun la raconte à sa manière et tente de décrypter ses appels. Curupira, bête des bois nous emmène à la recherche de cet être : une réflexion sur les mythes et sur leur place dans le monde contemporain, un thriller sonore en pleine jungle.

     

    À PROPOS DE FÉLIX BLUME

     

    Félix Blume (France, 1984) est artiste sonore et ingénieur du son. Il vit actuellement entre le Mexique, le Brésil et la France.
    Il façonne le son comme une matière pour créer ses pièces sonores, ses vidéos, ses actions ou installations. Son travail, centré sur l’écoute, nous invite à transformer notre perception de l’environnement. Il utilise l’espace public tant comme lieu d’expérimentation que comme lieu de présentation de ses projets, effectués souvent en collaboration avec des groupes de personnes. Il est intéressé par les mythes et l’interprétation contemporaine que l’on peut en faire, par le dialogue entre les humains et le contexte – naturel ou urbain – qu’ils habitent, par ce que les voix nous racontent, au-delà des mots.

     

    Ses pièces sonores ont été diffusées par des radios du monde entier. Il a reçu le prix du “Paysage sonore” pour sa pièce vidéo-sonore Curupira, bête des bois (2018) et le prix “Pierre Schaeffer” pour son travail Les Cris de Mexico (2015) au festival Phonurgia Nova Awards.
    Il a participé à de nombreux festivals et expositions tels que LOOP Barcelona (2015), CCCB Barcelona (2015), Tsonami Arte Sonoro Chile (2015, 2018), Fonoteca Nacional Mexico (2016), Ex Teresa Mexico (2016, 2018), CENTEX Chile (2017), CTM Berlin (2017), Belluard Festival (2018), Arts Santa Monica Barcelona (2018), la Biennale de Thaïlande (2018) et la Berlinale (2019) entre autres.

     

     

    LES PARTENAIRES

     

     

  • PUISSANCE  |  2022

    PUISSANCE | 2022

    SORTIE DE RÉSIDENCE | RENCONTRE AVEC L’ARTISTE GRÉGOIRE LAUVIN
    DU JEUDI 27 JANVIER AU SAMEDI 5 FÉVRIER 2022 | MAC Arteum, Chateauneuf-le-Rouge
    Vernissage le MERCREDI 26 JANVIER 2022 à 17h en présence de l’artiste.
    Présentation du projet et rencontre avec l’artiste à partir de 18h30 : toutes les 20 minutes par groupes de 10 personnes.
     

    « Puissance » interroge nos utopies productivistes passées et nos rêves de richesses dématérialisées par un jeu absurde et poétique de transformation alchimique, dont le travail est finalement la matière transmutée.

    Le projet « Puissance » explore une relation entre énergie, travail et production de richesse virtuelle. Une machinerie complexe mélange informatique et mécanique dans une installation spatiale et sonore. Cette machine « mine » une monnaie virtuelle, la chaleur produite est transformée en travail mécanique et met en mouvement une minuscule boîte à musique jouant un chant de lutte que l’on finit par identifier comme l’Internationale.

    Pensée sur un principe de réaction en chaîne, « Puissance » met en jeu une archéologie des médias qui retrace l’histoire de l’informatique et une pratique critique de la technologie. Sa forme fait appel au vocabulaire des arts et technologies dans lequel Grégoire Lauvin évolue depuis près de vingt ans.

     

    MAC ARTEUM – Musée d’art contemporain – Ouverture du Musée du mercredi au samedi, de 14h à 18h.
    Le Château, 2ème étage de l’hôtel de ville,
    13790 Châteauneuf-le-Rouge – www.mac-arteum.com – mac.arteum@gmail.com – Tél : 04.84.47.06.40

    Accueil du public dans le respect des règles sanitaires en vigueur.
    « Puissance » est un projet artistique produit dans le cadre des résidences du Lab GAMERZ à Aix-en-Provence,
    ayant reçu le soutien de la Région Sud.

     

     

    PUISSANCE

     

  • Driss Aroussi

    Driss Aroussi

    Résidence de recherche – Janvier – Février – Mars 2022
    Production : M2F Créations | Lab GAMERZ,

     

    Le Lab GAMERZ accueille durant les mois de janvier, février et mars l’artiste Driss Aroussi dans le cadre d’une résidence de recherche. Ici la tentative est de fabriquer un appareil pour élaborer des images multiples. Cette proposition consiste en un assemblage de machines posant ainsi la question des formes de réalisation et de production de la photographie.
    Dans ce projet, Driss Aroussi propose l’association entre un sténopé – dispositif archaïque de production d’images issues du réel – et un fax-télécopieur – appareil de reproduction moderne et obsolète. Le sténopé laisse passer la lumière pour nous permettre de saisir une image sur un support photo-sensible. Le télécopieur-fax nous permet de reproduire un document et/ou d’expédier par la voie du téléphone des données reproductibles.

     

    L’artiste conçoit un appareil rétro-futuriste capable de conjuguer les qualités plastiques d’une image argentique, retranscrite en une esthétique caractéristique des outils de télé-comunnication.
    Ce prototype produit une image qui s’extrait des standards photographiques en affirmant une écriture de retranscription du réel par une interprétation altérée.

     

     

    A propos de Driss Aroussi :
    https://www.documentsdartistes.org/artistes/aroussi/repro.html

     

    Le mot magie est l’anagramme d’image, cela étant dit on peut affirmer que depuis l’invention de l’image photographique notre imaginaire n’a cessé de se construire à travers le prisme de la reproduction du réel par des procédés mécaniques et chimiques. Dans l’ombre de la photographie, plane l’invisible complexité technologique de l’appareil (black box) et puis nous réalisons des photographies comme par enchantement.

    Dans ma pratique je fais appel à ce qui permet de reproduire le réel, et m’intéresse au processus qui fait advenir l’image, mais peut aussi l’altérer.. Loin d’une esthétique lissée ou d’une envie de faire des images spectacles, ma démarche se veut intuitive, prosaïque, parfois un peu flottante dans ces méthodes de captation et de restitution.

    Explorant les limites de la photographie, j’aime à détourner ou mixer différentes techniques, ainsi je bricole des dispositifs, hybridant les procédés photographiques (argentique, numérique, scanner, collage, etc.) détournant le champ d’action programmé de l’appareil capteur enregistreur. Aussi si l’on considère la photographie comme étant une suite d’expérimentations multiples (technique, chimique, optique, artistique, etc), alors mon travail de recherche s’inscrit dans cette logique expérimentale.

     

     

    Résidence

     

  • Repérages

    Repérages

    Emma Loriaut & Julien Clauss
    Repérages – Décembre 2021
    Production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Emma Loriaut & Julien Clauss

     

    Julien Clauss et Emma Loriaut collaborent depuis 2012 pour des projets de performances, de lectures radiophoniques et d’installations.
    Leurs démarches se rencontrent sur les notions de réel et de déréalisation ainsi que sur les notions de situation, de convivialité, de déplacement et d’inscription dans des paysages ou des architectures. Ils seront en résidence à la Sainte Victoire pour travailler sur un projet d’écoute des distances, de la topographie et du lieu.

     

     

    A propos d’Emma Loriaut :
    http://vehicule-lent.org/
    A propos de Julien Clauss :
    http://cycliq.org

     

     

  • Autoreverse

    Autoreverse

    Nina Garcia & Arnaud Rivière
    Residence – November 2021
    « Autoreverse » is supported by DRAC Île-de-France, La Muse en Circuit, Gmem.
    Coproduced by M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Photo Credits: M2F Créations – Luce Moreau

     

    About Nina Garcia:
    https://www.parabailarlabamba.fr/
    About Arnaud Rivière :
    http://http.http.http.http.free.fr/

     

     

    2021

     

  • Autoreverse

    Autoreverse

    Nina Garcia & Arnaud Rivière
    Résidence de développement – Novembre 2021
    « Autoreverse » bénéficie du soutien de la DRAC Île-de-France (Aide au Projet), de La Muse en Circuit, du Gmem.
    Co-production par M2F Créations | Lab GAMERZ,
    Credits photographiques : Damien Cabries – M2F Créations – Luce Moreau

     

    « Attaques sans coupe-bas, ferrailles amplifiées, feedbacks rattrapés, hasards provoqués, mélodies qui s’invitent mais ne restent pas dîner, esquisses rythmiques, matières construites et fêlées, contrepoints à la ligne… à rebours et droit devant : AUTOREVERSE est le tout nouveau duo de Nina Garcia aka Mariachi et Arnaud Rivière qui se réunissent autour d’un tas de haut-parleurs pour construire une musique aussi immédiate qu’incandescente. »

     

     

    A propos de Nina Garcia :
    https://www.parabailarlabamba.fr/
    A propos d’Arnaud Rivière :
    http://http.http.http.http.free.fr/

     

     

    2021

     

  • Rotor

    Rotor

    Lucien Gaudion
    Résidence – Septembre 2021 – MAC VAL
    Coproduced by : M2F Créations | Lab GAMERZ, Deletere, Sonic Protest
    with the support of Scam
    Photo credits: Lucien Gaudion – M2F Créations | Lab GAMERZ

     

    « The installation » Rotor « brings together prehistoric practices and contemporary technologies. Inspired by the instrument making of prehistoric rhombs and based on a setting in sound of the winds of the world, this helical-shaped rhomb / rotor is activated by a rotating motor depending on the intensity of different winds blowing around the planet.
    This transcription of meteorological data into sound energy forms a fictitious acoustic landscape: a crossroads of the four winds…  »

     

     

    About the artist:
    https://luciengaudion.audio/

     

    2021